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Les éditions EDMC, association socio-cullturelle, loi 1901 à but non lucratif pour la
promotion et le développement de l'art et de la muséologie.

Promotion du patrimoine culturel européen.
Exposition de peintures et présentation de textes de recherche en Art.

Artistes, musées, autres...

Textes de recherche ▼

■ Martine ANCIAUX plasticienne-photographe
"La Photo-Peinture de Martine Anciaux ; Une nouvelle création internationale."


1 Martine Anciaux,  Photo-peinture

1 Martine Anciaux, Photo-peinture

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5 -  Photo-peinture de Martine Anciaux

5 - Photo-peinture de Martine Anciaux

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9 - Photo-peinture de Martine Anciaux

9 - Photo-peinture de Martine Anciaux

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Une démarche européenne de recherche dans les arts, qui a réussi à transmuter le statut de la photo dans celui de la peinture contemporaine et inversement.

 

 

Plus loin que les maîtres traditionnels de la photo ou de la peinture, Martine Anciaux à su rendre définitivement ambivalentes aujourd'hui photo et peinture.

La plasticienne a réalisé un travail artistique européen et international innovant, qui conjugue les nouvelles technologies du numérique et les connaissances les plus actuelles de l'esthétique . Elle a créé un nouveau concept, celui de la "photo-peinture contemporaine". (ou "peinture-photo contemporaine"). Avec une intention picturale avérée, l'artiste travaille la photo dans l'abstraction principalement, et dans des formulations photographiques d'impressionnisme abstrait. Son style, en partant d'une image de réalité, l'interprète, abstraitement ou bien déconstruira l'image pour la reconstituer dans de nouvelles dimensions de paysagisme abstrait. L'artiste a une démarche très européenne pour confronter ses références artistiques de peinture et de photographie, son style innovant, aux créations des autres continents, évoluant depuis longtemps dans l'espace artistique international.

 

1°) - La recherche de Martine Anciaux: Sa recherche esthétique  s'étend sur plusieurs décennies, pour aboutir aujourd'hui a une expression réunissant trois paramètres essentiels: le concept d'une esthétique avancée abstraite, les technologies de pointe de la couleur comme moyens, la réalisation d'une œuvre photographique comme support matériel d'une nouvelle esthétique picturale contemporaine : la "photo-peinture" .Sa palette, son colorisme, n'ont pas de limites dans le spectre optique connu. Son travail sur la lumière aboutit à la création d'une véritable énergie lumineuse visuelle qu'elle capture et qui irradie de ses créations. Le contenu esthétique de son œuvre défie les peintures abstraites les plus contemporaines et les hyperréalismes les plus talentueux, A tel point que le travail de Martine Anciaux conduit à s'interroger aujourd'hui sur l'art, la peinture au XXI ème siècle. Anciaux à neutralisé la frontière entre pigment et pixel, pour donner au spectateur une œuvre d'art, qui contient tous les éléments de la recherche picturale abstraite, présentée en une forme nouvelle évoluée  plus poussée qu'une technique à l'huile, ou à l'acrylique, qu'elle nomme "photo-peinture". Il s'agit d'un pontage, d'une osmose entre la peinture et les techniques appliquées de la photographie, en modalité d'un nouvel art contemporain.

2°) - Le statut des photos-peintures:
Le travail de Martine Anciaux, nous renvoie aux étymologies mêmes des termes "peinture" et "photographie", pour nous dire que les moyens du technologique ont changé les données de l'art. Dessiner avec des couleurs, représenter de nouvelles approches technologiques des ressentis intérieurs, c'est possible... Avec cette plasticienne une palette "pixellisée" peut aussi être chatoyante, sensuelle, chaleureuse, et émouvoir la sensibilité du spectateur, c'est ce paradoxe que nous enseigne Martine Anciaux en marquant l'art de cette donnée essentielle, pour la compréhension de nouvelles formes du visuel contemporain. Comment représenter instantanément une image, une idée, comment produire avec la photo une sensation en simultané visuel telle une action-painting, et qu'en était-il de l'abstraction, lorsque la photo naissait ?... Martine Anciaux nous apporte ses réponses en posant son concept de "photo-peinture". L'artiste a fait "transmigrer" mutuellement les deux démarches photo et peinture, les construire en inter-dépendance en une seule oeuvre. Elle à permis par sa recherche, au domaine de la photo de "transgresser" celui de la peinture, dans une démarche positive et constructive,. Elle  fait évoluer, converger les deux techniques en une nouvelle expression . L'abstraction, les monochromes, le minimalisme, mais aussi le paysagisme abstrait, le surréalisme ou l'hyperréalisme, n'ont plus de secret pour Martine Anciaux.Elle les redéfinit, les redéploie. L'artiste sait en offrir au public de nouvelles expressions modernisées, mises aux nouvelles normes et formes du siècle, en "phasage" technique et esthétique avec le progrès. Les "photos-peintures", les "tableaux photographiques" de Martine Anciaux, ont fait entrer la photographie en statut de peinture abstraite, tout comme la peinture hypperréaliste a pu faire entrer la peinture en statut de photographie. Juste retour des choses. Martine Anciaux détient ainsi aujourd'hui internationalement le leadership d'une nouvelle forme d'art. Lors de ses interviews de Mars 2010, au Centre de Recherche en Art et en Conservation du Patrimoine Europe CRACP-Europe, l'artiste a clairement posé ses intentions et le contenu de ce travail, qui constitue une avancée en art. La réalisation du film vidéo "l'univers de Martine Anciaux, photographe-plasticienne", en cours témoigne de l'importance de son parcours et de la portée internationale de sa création. Un travail, une œuvre, qui marquent un repère dans le temps, une référence esthétique lisible, pour les chercheurs en art contemporain.

3°) - Les techniques du XXI ème siècle: Les techniques du visuel ne pouvaient qu'aboutir à donner un nouvel énoncé théorique dans l'art. Le côtoiement en continu de la peinture, de ses propres redéfinitions,  les nouveaux composants d'huiles, les gouaches, l'acrylique, partageant les territoires de la photo, également dans des dimensions de l'hyperréalisme et de l'abstraction, contenaient depuis les années 60 puis 80 les ferments de cette évolution. Depuis les compositions picturales avec inclusions photographiques d'un Pop-art, de  prolongements consécutifs hypperréalistes et hypper-figuratifs, puis la prise de conscience d'un computer-art en dynamique évolutive, d'un art numérique pluriel informatique et "vidéastique", un concept nouveau était bien là en gestation profonde.., Une page se devait d'être tournée, une balise se devait d'émerger clairement dans l'art contemporain... Martine Anciaux à franchi le pas et a réussi  une synthèse fondée produisant une nouvelle proposition forte et internationale dans l'art contemporain. Celle-ci peut marquer utilement un nouveau stade d'évolution. L'étape nouvelle que le travail de Martine Anciaux signale au public est bien cette mutation attendue en peinture comme en photographie. Cette nouvelle vision avec Martine Anciaux  crée  la  symbiose des deux arts, peinture-photographie, en conservant leur essence respective. Son abstraction s'appuie sur les références fondamentales des courants de l'art, intègre leurs logiques spécifiques, pour les dépasser, en une nouvelle originalité. La plasticienne fusionne le pictural et l'art photographique. Elle a adapté la peinture numérique comme moyen, la photo comme support, pour aller plus loin dans l'abstraction, nous faire accéder à de nouveaux impressionnismes abstraits, ceci à l'aube de notre nouveau siècle. 

4°) - L'Europe et l'international. Les musées et les galeries. L' innovation de Martine Anciaux est entrée dans le visuel de l'esthétique internationale: Martine Anciaux expose aujourd'hui dans des musées, des galeries, dans les grandes capitales, partout dans le monde; aussi bien en Europe, qu'en Asie, ou Amérique... En Europe, en France, notamment à Paris, ainsi qu'à Marseille, Nice, et d'autres grandes villes, en Angleterre à Londres, en Irlande à Dublin, en Italie, à Rome, en Espagne à Barcelone, en Suisse à Saint-Gall, aux Etats-Unis, à New-York, à Miami au Florida Institute of Art, en Argentine, à Buenos-Aires, au Museo Roca. Très appréciée en Asie, notamment au Japon, au Musée de Kobe, mais aussi au Musée de Taiwan . Martine Anciaux sera présente en Chine, avec la France, à l'Exposition Universelle de Shanghai.

 

Antoine Antolini. Avril 2010

Centre de Recherche en Art et en Conservation du Patrimoine(CRACP)

 

Exposition " Mémoire des arts d’aujourd’hui". "la photo-peinture de Martine Anciaux" Mars 2010 - Centre d'Exposition et de Recherche du CRACP - Europe - F-83-Toulon/Côte-d'Azur - © Texte, Antoine Antolini CRACP/EDMC -Direction rédactionnelle - Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine – 2010   E-mail : centre.cracp@ yahoo.fr Tel : 06 10 99 90 98 - © Editions des musées et de la culture EDMC 2010 Article de recherche en art - peut être utilisé librement en totalité ou en extraits par tout utilisateur, écrivains, étudiants, journalistes, en citant le titre, les sources de publication et l'auteur 

"la photo-peinture de Martine Anciaux"

© www.artisticmuseography.com - Antoine Antolini-2010

liens internet sur www.artisticmuseography.com autorisés pour Martine Anciaux ou tout utilisateur d'extraits du texte selon modalités ci-dessus

TOUS DROITS RESERVES POUR TOUS PAYS - LOI 11 MARS 1957

 

 

 

 

 

■ Claire Deville, plasticienne

"Matérialisation des formulations du vide,de l'existant, et de la lumière"...


Statuaire cuivre

Statuaire cuivre

Claire Deville  Oeuvre statique - Nylon

Claire Deville Oeuvre statique - Nylon

Exposition Claire Deville  au Centre Art CRACP

Exposition Claire Deville au Centre Art CRACP

C. Deville installation

C. Deville installation

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"Une maîtrise de la forme et de sa consistance. De nouvelles expressions plastiques, qui viennent s'inscrire dans l'avancement de l'art contemporain international actuel..."

Claire Deville, considérée par ses travaux, comme faisant progresser l'art, est intégrée au panel d'artistes européens référents, sous l'égide du Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine (CRACP). La créatrice y a présenté une exposition qui a été concluante. En effet, ses œuvres, en modalités d'installation, ou en suspension dans l'espace, en positionnements statuaires sur socles transparents, avec des jeux d'éclairages intégrés, ont montré un ensemble de scénographies plasticiennes, qui redéfinissent fondamentalement les concepts d'occupation de l'espace. L'artiste a pu être retenue comme plasticienne avant-gardiste de haut niveau par le Centre.

Introduction: Deville a su se rendre initiatrice de nouvelles identités plastiques, comme autant de formulations d'avancées spécifiques, dans l'art contemporain. Par les jeux d'un matériau-support subtil, techniquement des plus aboutis, que l'artiste élabore elle-même, en maillages de métal et structurations de formes, ont a pu voir ainsi d'autres modes de concrétisation de l'art actuels être convoqués face au public. En réalisant une capture originale de l' ombre et de la lumière, l'artiste, interpelle le spectateur, au travers de fils de métal, de cuivre, d'argent, d'acier, d'inox, ou bien encore de nylon... Elle instaure, par les différentes formes et largeurs de mailles, des constructions d'œuvres dans la matérialité, qui appellent en une grammaire du compact, ou en une transcendante légèreté, l'essence d' autres dimensions esthétiques...

I - Pour Claire Deville, métallo-graphismes, ombres et lumières, fonctionnent en symbiose dans l'oeuvre.

Claire Deville, après avoir acquis durant plusieurs années, la compréhension de matériaux les plus exigeants, s'est orientée vers l'utilisation de divers métaux, traités sous la forme de filaments. Elle les esthétise, pour exercer d'autres impacts statuaires. L'artiste produit un nouveau sculptural différencié, qui déclare le métallique en vision d' un autre univers. Produites à partir d'une logique atypique, en osmose la plus étroite avec la lumière, et la graduation de ses intensités, ses œuvres métallo-synthétiques, telle "écume des jours " nous transportent, au-delà de l'existant artistique, vers des intemporalités, des suggestions abstraites... Des propositions visuelles qui ne sont pourtant jamais définitives, irrémédiables, irréversibles...
Les œuvres de Claire Deville, sont des formulations spatiales, chargées de mystère, de polyvalences, la notion de présence y peut être, fugitive ou déterminée, relative ou avérée. Elle réside en équilibres, volumes, contrastes, forme et matière, lueurs, clartés, colorismes métallisés ou synthétiques...Traduction furtive, formelle et informelle à la fois, éphémère et présente, cette étrange statuaire tramée, hors du temps, est susceptible de se renouveler en autant de positionnements complexes, en autant d'inspirations allusives et projectives, de ressentis, de sensations matiéristes ou imaginaires, tel que les veut l'artiste. Ces créations se prédestinent en lien tactile le plus proche d'avec l'idée d'absolu. Les œuvres de Claire Deville, véhiculent dans leur évanescence, un multiformisme éthéré et intrinsèque. L'artiste sait très bien le figer à tout moment en forme plasticienne originale. Claire Deville transmet dans la disposition des œuvres, face aux spectateurs, les imprégnations les plus profondes de ses intériorités, toutes les vibrations intimistes de ses moments-d'être les plus forts. Les paroxysmes du vu et du non-dit se constituent en atmosphères, et s'exhalent autour de ces formulations esthétiques si positives. Des œuvres inhabituelles, qui restent longtemps en confrontation interrogative avec le regard du public, qui stigmatisent l'espace d'exposition. Actes d'art en plein questionnement des ambivalences d'autres strates, de perception d'un ailleurs artistique, de spiritualité... L'œuvre titrée "infini", en fil comprimé entre deux feuilles de synthétique, est à la fois interprétative et allégorique, mais autant évocatrice de ce territoire de travail que la plasticienne explore inlassablement .

 

Claire Deville, plasticienne (suite)


Claire Deville Oeuvre statique

Claire Deville Oeuvre statique

Deville Infini

Deville Infini

Oeuvre Deville Claire

Oeuvre Deville Claire

Exposition Cuivre CRACP

Exposition Cuivre CRACP

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Claire DEVILLE Détail oeuvre métal

Claire DEVILLE Détail oeuvre métal

Claire DEVILLE 254

Claire DEVILLE 254

Claire Deville Détail Oeuvre Nylon

Claire Deville Détail Oeuvre Nylon

Claire DEVILLE - Détail Oeuvre Métal

Claire DEVILLE - Détail Oeuvre Métal

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II - Structures infimes et consistance des formes dans l'oeuvre de Claire Deville

En diverses couleurs et épaisseurs, les assortiments, les mixités de composants, regroupés en largeurs ajourées, ou plus resserrées, posent les structures de Claire De ville comme des incontournables états de l'art contemporain actuel. On peut voir ces structures déclinées en création de résonances d'harmonies visuelles avec leur environnement immédiat. De polymorphismes en polygraphismes, les linéarités surjacentes du métallique, internes aux œuvres de Deville, viennent se dégager de façon autonome, pour générer d'autres langages. Des vertébrations en lignes de forces, des axes du métal, se signalent en expressions artefactuelles, comme autant de signes-lignes venus de la nuit des temps. Vision de cette suspension spatiale, installée au dessus du sol, au matièrisme texturé argentifère, qui vient se superposer en lignes translucides au contexte visuel d'un mur d'arrière-plan, pour nous faire revivre la réminiscence d'un art pariétal. Deville met en contraste les forces et les formes du matériau-support plasticien qu'elle fabrique. Elle en redéploie le sens des coloris initialement asservis, en les conjuguant judicieusement avec l'interaction ombre et lumière, vide et plein, l'environnement visuel. Le positionnement pluriel de l'œuvre, dans une dialectique de la réalité, libère tous les possibles esthétiques, et fait de l'intervention créatrice de Deville, une trace lisible dans le champ de l'innovation artistique.

Conclusion: La plasticienne marque un autre potentiel identificatoire, une avancée, dans le champ des théories de la volumétrie. Esthétiquement, en dépassant les cloisonnements de modes opératoires artistiques connus, en extrapolant son œuvre, hors de tous les entendements préconçus, Claire Deville à réussi à briser le perceptif, pour pénétrer d'autres expressions abstraites. L'artiste génère par ses œuvres de nouvelles notions sur la consistance des formes.
Une signature faite de trames ultimes et de lumières, de structurations infimes et plurielles, qui propagent dans notre existant sociétal un univers artistique qui désigne la place de Claire Deville dans les premiers rangs européens des arts du XXI ème siècle. Son travail fait progresser les approches du contemporain sur notre continent, et produit une nouvelle facette de l'art au plan international.

Antoine Antolini, Novembre 2009
Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine (CRACP)

Exposition « Mémoire des arts d’aujourd’hui – Exposition - Installation Claire Deville , plasticienne"
13 Octobre- 3 Novembre 2009 - Centre d'Exposition et de Recherche - Toulon (var) OCT./NOV. 2009
Catalogue de Claire Deville , plasticienne - titre " Matérialisation des formulations du vide, de l'existant et de la lumière". sous titre "Une maîtrise de la forme et de sa consistance; De nouvelles expressions plastiques, qui viennent s'inscrire dans l'avancement de l'art contemporain international actuel" .

Texte et photos © Antoine Antolini - CRACP/EDMC -
Direction rédactionnelle - Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine – 2009
- e-Mail : centre.cracp@ yahoo.fr Tel : 06 10 99 90 98
Diffusion internet, audiovisuel et tous supports
© Editions des musées et de la culture EDMC 2009

 

 

 

 

Jacqueline MORANDINI, peintre abstrait

" Le sens et le signe en un nouveau langage..."
"Du geste pictural au message"


Au coeur de la Terre

Au coeur de la Terre

Emotion

Emotion

Jacqueline Morandini

Jacqueline Morandini

Beauté intérieure

Beauté intérieure

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Emotion

Emotion

Exposition

Exposition

Zen attitude

Zen attitude

Souffle de l'émotion

Souffle de l'émotion

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Peintures de Morandini

Peintures de Morandini

Emotion extrait

Emotion extrait

Dans les  profondeurs de la Terre

Dans les profondeurs de la Terre

Objectif passion

Objectif passion

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Analyse esthétique de l'œuvre, par Antoine Antolini

L'OEUVRE DE JACQUELINE MORANDINI


Méthodologie: Après avoir pris connaissance des travaux du peintre, un panel représentatif de son travail a été sélectionné et exposé. C’est sur la base de celui-ci que l’analyse esthétique à été réalisée directement au vu des œuvres installées sur place, en confrontation avec le public. Les œuvres les plus référantes qui ont été présentées sont signalées dans le texte ; De plus l’analyse esthétique du contenu a été établie en tenant compte d'une interview préalable réalisée avec le peintre, afin de mieux intégrer la logique de sa démarche artistique. Jacqueline Morandini a exposé ses œuvres sur le Pôle artistique des Editions des musées et de la culture (EDMC) organisme privé - L'artiste a été présente à diverses reprises afin d'expliquer sa démarche au public et apporter des précisions sur son œuvre. Dates: Exposition réalisée à Toulon (Var) du 8 au 27 Juin 2009 - intitulée "Talents des arts d'aujourd'hui" - prolongée jusqu'au 15 juillet 2009 -

Œuvres mises en exposition
"Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.
"Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc.
"Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical
"Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.
"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge
"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.
"Incendie" 2009 (50x50cm) fond blanc, noir, jaune, orange.
"Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Hot Line"2009 (30x30cm) fond orange,jaune, noir, blanc.
"Fire" 2008 - (30x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Burning Earth" 2008 - (50x50cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or

" Le sens et le signe en un nouveau langage..."
"Du geste pictural au message "

PREMIERE PARTIE

Jacqueline Morandini exprime sur ses toiles l’être dans sa spiritualité, créature du monde. A partir de la mémoire disparue du lointain passé de nos civilisations elle a su codifier en messages de ressentis face à notre environnement et notre futur, les devenirs de l'Homme et de la Planète.
L’art archétype (1) , les paysages artefactuels (2) de Morandini, le nouveau langage universel que ce peintre a construit dans notre modernité, restent volontairement énigmatiques et font de cet artiste un chercheur de premier plan dans notre culture européenne.
(1) du grec arkhaios: antique, du passé et tupos, modèle forme, emprunte,arkhetupon; litt. forme ancienne, par ext.: "art qui modélise une formulation esthétique fondamentale".
(2) latin, artis factum: fait de l'art; on peut définir l'artefact en peinture,comme l'effet aléatoire induit et non-volontairement produit apparaissant lors des applications picturales et que l'artiste aménagera ou pas selon ses intentions esthétiques".


I - Analyse de l'œuvre, du sens et du style

I - 1 - Peinture et message de civilisation.

La peinture de Jacqueline Morandini exprime toute la modernité , tous les questionnements humains actuels, face à nos devenir. L'artiste s'intéresse à la place de l’être, qui existe dans un environnement, au sein d'une civilisation, avec sa part de spiritualité qui se trouve aujourd’hui, en confrontation constante avec sa part de matérialité interroge l'artiste.
Morandini exprime dans son œuvre, cette dualité, évoque cette ambivalence, produisant parfois message des antinomies qui peuvent en jaillir. Ce sont alors des projections en termes de spiritualité, de souffrance pour l’être, la planète, l’environnement sans dissocier le paysage et l’être humain. Les deux sont irréversiblement et étroitement liés, interdépendants. l’Homme et la Nature ne font qu’un. Exister en tant qu’humain, c’est vivre en osmose, avec un entourage, un milieu ambiant.
L'artiste nous apporte apporte la vision innovante d'un autre paysage, intellectualisé : Ressentir un paysage est pour cette créatrice savoir ressentir l’être qui l’habite et qui le vit, c'est comprendre et en traduire ses sentiments, les sensations spécifiques; Cette approche permet au peintre de mieux appréhender la logique d’un lieu, d'une forêt, d'une ville, d'une mer... un paysage peut aussi souffrir... Morandini l' exprime, nous dit ce que ressent l’être qui y vit et nous alerte quant à la souffrance de la Nature abîmée, aux conséquences inquiétantes pour notre civilisation.
Jacqueline Morandini traite le paysage en abstraction à travers une vision et des ressentis dont elle a su faire messages, cela en échos d'un réel. Les traces dévastatrices que peuvent produire les civilisations sur la planète peuvent en arriver aujourd'hui à des stades d'irréversibilité si l'on y prend garde. Sa démarche picturale et intellectuelle devient d'elle-même universaliste dans l’espace et le temps. Son style devient le support magique de ses messages. C'est ainsi qu'elle nous dit dans se tableaux les vestiges des plus lointains passés, le début et la fin des choses et des êtres, l'état du présent environnemental et les enjeux de sa sauvegarde, les aléas et les menaces d'un futur incertain. Son message sentinelle, colorique et significatif aux premiers plans de ses toiles, se superpose aux traces profondes des seconds plans, dans lesquels viennent nous interpeller tous les questionnements des polymorphismes, des artefacts abstraits, paysagistes et sémiotiques, qui nous crient les civilisations disparues. Le spectateur peut alors comme en un miroir revoir son propre passé, s'éclairer l'esprit au travers d’un symbolisme de signes, qui disent tout le sens du caractère transitoire des civilisations, et l'évolution fragile de l'être humain. ( "Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.- "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc. - "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge -"Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical - "Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.)
Morandini nous transmet la fugacité du temps qui passe et qui réduit inévitablement en vestige les plus belles civilisations, de Sumer, de l’Egypte des Pharaons, de Babylone ou de la Grèce antique ; Qu'en sera-t-il alors de notre futur, de nos avant-gardismes, de nos technologies avancées, si l'on ne respecte pas la Nature, la Planète. L’artiste convoque ainsi avec ses toiles notre présent et notre état de planète pour les mettre en questionnement avec la vision de tous les passés.
Son œuvre devient médium du ressenti collectif. Sa palette éloquente et codifiée, sa grammaire mystérieuse, participent à la prise de conscience plurielle de notre environnement et de l'Homme, de l'avenir d'une civilisation.

I -2 - Analyse du langage pictural

Son langage pictural maîtrisé nous transporte instantanément dans ses toiles, du passé le plus lointain au présent, pour nous parler du futur... Comme un déchiffrage de toutes les énigmes de l’écriture, de la quête incessante de l’homme face à la matérialisation de sa volonté communicante. Morandini extrapole toutes les fonctions cognitives du signe textuel, pour lui donner un nouvel entendement et un nouveau statut. En ayant abordé de nouvelles formes d'idéogrammes-images, en correspondance d'expressions coloriques signifiantes, Morandini donne encore plus de sens à l'abstraction et marque la création originale un nouveau langage pictural innovant. Celui-ci contient le retour, aux sources fondatrices, des hiéroglyphes et des cunéiformes, prenant corps aux origines de tous les entendements conventionnels de signes et de sens pour les transcender artistiquement et s'en servir en de nouveaux messages.
Au-delà de tracés mystérieux protosinaïques, d' idéogrammes chamaniques ; de pictogrammes sumériens, ou de hiéroglyphes, Morandini a su faire la synthèse de tous les discours du cunéiforme, pour nous les apporter en une alchimie esthétique, magique et abstraite qui nous alerte sur le devenir de la civilisation aujourd'hui.
("Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge-"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge."Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or -"Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.- "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc."Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical -)
Le peintre nous entraine de signes-couleurs en anamorphismes contrôlés, d' artefacts bien gérés, en gestes intentionnels, dans un nouvel univers ou l’on ressent et voit en même temps. Images, tracés aux sens profonds et cachés, sont dévoilés par l’artiste qui peint ensemble "ce qui fait l’Homme" et "ce qui fait le monde "... Elle révèle dans sa peinture l’existence de ce nouveau lien. Ayant su styliser le pontage entre maintenant, hier et aujourd'hui, en un continuum intemporel.
( "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.)

Editions EDMC, Antoine Antolini, 2009
Analyse esthétique de l'œuvre de Jacqueline Morandini peintre abstrait

FIN DE LA PREMIERE PARTIE
CI-APRES : DEUXIEME PARTIE

 

 

" Le sens et le signe en un nouveau langage..."
"Du geste pictural au message "


Objectif passion détails 1

Objectif passion détails 1

Objectif passion détails 2

Objectif passion détails 2

Objectif passion détails 3

Objectif passion détails 3

Zen attitude extrait

Zen attitude extrait

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Zen attitude - détails 1

Zen attitude - détails 1

Zen attitude

Zen attitude

Zen attitude

Zen attitude

Zen attitude - détails

Zen attitude - détails

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Zen attitude vue partielle

Zen attitude vue partielle

Affiche Morandini J.

Affiche Morandini J.

Exposition Jacqueline  Morandini

Exposition Jacqueline Morandini

Exposition

Exposition

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DEUXIEME PARTIE (suite)

II - La démarche picturale de Jacqueline Morandini
- Développements -

II - 1 - L’être, la civilisation, un message archéologique qui nous dit notre futur

La démarche intellectuelle du peintre, son intention, est d’exprimer un message pluriel: Préservation de notre environnement, face aux dangers de la pollution, des déforestations, qui menacent l’homme, les enjeux de la protection de la nature dans la civilisation actuelle; L'évolution de l'Homme, pris en tant qu'être humain, son progrès depuis l'aube des premiers temps. Les sociétés qui évoluent aujourd’hui en accéléré vers le virtuel, le dilemme de la spiritualité et de la matérialité, les risques d’un consumérisme effréné, les clivages de développement, sont des problématiques auxquelles s’ intéresse l’artiste. Le regard et l’histoire du passé montre que les civilisations se succèdent, qu'elles sont plus ou moins éphémères. Peintre abstrait, Jacqueline Morandini exprime dans son œuvre un message artistique original, humaniste et de préservation durable et globale de notre environnement, au moyen de clés esthétiques intemporelles, de signes et de couleurs, qui touchent à notre passé le plus lointain et nous parlent ainsi de notre présent, de notre futur.
("Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge. - "Burning Earth" 2008 - (50x50cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
Dans son concept de l'être, celui-ci est traité dans ses différents niveaux de ressentis. L'artiste conjugue une palette en donnant un sens au couleurs , telle une grammaire colorique dont elle a fixé les règles, pour nous parler de différents paliers de ressenti. Notions de spiritualité et le langage, et plans supérieurs, le cœur et la passion,les ressentis d'émotions, l'environnement extérieur, la société, sont dotés dans son langage abstrait, de couleurs spécifiques. (voir infra III). Le concept de racines et la notion de profondeurs sont omniprésents dans la pensée du peintre. Les racines et archaïsmes qui balisent les progrès de l'humanité, les caractéristiques génériques de l'évolution de l'être humain, l'aspiration de l'Homme au retour à la source matricielle, préoccupent l'artiste. Dans son œuvre en adéquation avec sa logique le peintre confronte, traite en interdépendance, le matériel et le spirituel, le dilemme du sacré, de l' intemporel et de l'éphémère, les liens contradictoires entre l'Homme et la Nature, les paradoxes du progrès technologique, et de l'involution quant aux ressources premières. L'environnement, un patrimoine reconnu précieux et pourtant, la profanation vulgaire de la Nature, de son sol de son sous-sol, le gaspillage de ses richesses, tout cela va produire autant de messages d'alertes en signes et couleurs dans ses tableaux. Les risques technologiques mais aussi liés aux phénomènes climatiques et naturels, s'inscrivent dans ces messages, préventifs et humanistes. ("Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.-"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or- "Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
L'artiste conjugue les profondeurs de la terre, et des mers, en inter-faces des profondeurs de la nuit des temps et de l'humanité. Les couleurs assignées aux différents états de sensibilité et de sensations, constituent une palette-code particulièrement signifiante, qui vient en appui, pour produire autant d'éléments de construction de messages.
Au-delà des couleurs, depuis les profondeurs des codes visuels des civilisations anciennes, l’artiste nous pro,jette des images troublantes, des signes et des scènes abstraites, des pictogrammes étranges, des itinéraires spontanés, des évocations émouvantes et projectives, qui font fréquemment appel à notre inconscient collectif.
(voir aussi : "Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical - "Rêve éveillé" 2009 (60x60cm) fond noir, blanc.- "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc. - "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Incendie" 2009 (50x50cm) fond blanc, noir, jaune, orange. - "Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
II - 2- Une iconographie pour un nouveau langage

Dans la peinture de Morandini les concepts et le style sont étroitement imbriqués, ils s'expriment simultanément.
Le peintre nous met à la fois face à notre passé, à nous mêmes, à notre capacité de percevoir et comprendre les messages de notre futur qui s' inscrit dans ses œuvres. Les destinées des civilisations disparues sont aussi celle de notre monde contemporain. Une prise de conscience est dès lors indispensable. Ses tableaux sont là pour en parler, pour aider le spectateur à réfléchir, à se questionner ; En essayant de percer le mystère des toiles de l'artiste, il verra apparaître de nouveaux mondes, sortira des frontières d'une pensée étroite vers des ailleurs, qui sont ses propres horizons. Le spectateur, se trouve alors confronté à la résurgence de sa propre histoire, et plus largement à celles de son origine et de son devenir. L’artiste convoque en peinture grâce à l'abstraction, le caractère éphémère, temporel, et fugace des individus, des générations, des sociétés qui pourtant pendant un temps, peuvent être les plus abouties. Les arts passés, les architectures, les symboliques, les mythes, n’ont pas su malgré toute leur puissance résister aux siècles.
Le peintre dans son œuvre, a su faire de l' éclatement de cette archéologie face au temps, une nouvelle iconographie. Un propos pictural innovant, utile pour nous mettre en garde et nous alerter sur le devenir de notre propre monde maintenant.
( "Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc. - "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc.- "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.)
En peignant en le nouveau langage d'une mémoire archéologique intemporelle, l’artiste nous dit que rien n’est acquis, ni définitif, pour l’homme sur la planète. Le progrès d’une civilisation, quel qu’il soit, ne garantit jamais la pérennité et le peintre Jacqueline Morandini nous en livre les preuves dans ses tableaux.
L'aspect sémiotique spécifique de son travail, nous amène l'illustration du discours de protection de la Nature mais aussi de l'Homme ; Dans une régularité de style, de cohérence authentique. La belle homogénéité du travail de l'artiste en accentue la notion de langage. Le visuel d'ensemble du tableau est la résultante d'une innovation dans le signe, qui constitue une trace, un sillon profond dans l'art...
Langage immédiatement identifiable, le geste maîtrisé construit des architectures,voire une phraséologie abstraite, que le spectateur doit savoir et pouvoir s'approprier. ("Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
L’artiste à dénoué pour nous toutes les trames sacrées, tous les sens multiples, tous les degrés de lecture pour venir, poser sur la toile une synthèse mystérieuse. Au travers de la force de son vocabulaire et de sa grammaire se dégage une véritable langue qui s'adresse au plus profond de l'être. Un exprimé fait de logos, d’idéogrammes, de pictogrammes, peuplé d'une imagerie "chamanisante" où le spectateur peut se promener, s’y perdre, "entendre", comprendre, pour revenir à l’essentiel du message, celui du caractère transitoire du monde matériel qui l’entoure.

II - 3 - Les paysages "artefactuels" de J. Morandini (style et concept)

Au cœur de toutes les civilisations, Morandini nous révèle dans son écriture abstraite et pictographique, les scénographies des plus secrets paysages, qui peuplent notre passé collectif.
Chaque toile de Morandini est à la fois, un mirage et une réalité, une idéographie en résurgence, une imagerie spontanément construite et réminiscente d'un passé lointain. Cette peinture vient interpeller notre présent et s'impose aujourd'hui à nous par son questionnement multiforme. Le "voir" et le "regarder" prennent tout leur sens. On peut entrer dans les premiers plans des œuvres en une logique essentiellement esthétique et abstraite, dérivée du signe comme d’une architecture cunéiforme. On pourra tout autant apprécier les toiles en termes de sobriété tonale, de colorismes codifiés, ou encore en ressentir la cohérence d'esprit dans l'expression des formes, des équilibres, des rythmes régulier... Mais on pourra tout autant regarder et voguer, dans des plans seconds et plus lointains qui étayent l'acte pictural , vers les évocations, les allusions, les allégories, de paysages antiques, aux multiples rappels d’architectures complexes, de ruines de temples, de sanctuaires, d'acropoles, dont l'artiste sait faire naitre la vision fugace. Nul ne peut rester indifférents aux touches et tracés qui nous disent en noir et blanc, en rouge, en ocre et or, tous les fragments de plans et coupes, de citadelles antiques, portiques mystérieux, escaliers perdus dans le passé, "traces" de ces civilisations enfouies au plus profond de notre inconscient... L'artiste pose ses touches, comme autant d'indices à suivre, les trame, les écrit, pour nous y faire cheminer entre, en une projection objective. Au-delà de tout anamorphismes, de colonnades en bas-reliefs, au milieu de décors hiéroglyphés, le spectateur peut pour aller et venir d’arcatures en gradins, et sillonner les espaces construits, les formes symboliques ou les vestiges. On en arrive enfin à se questionner face à une silhouette anthropozoomorphe, aux allures de sphinx ou de divinité ailée ...
Un univers entre rêve et réalité, entre matérialité et spiritualité.
Une fresque imagière et projective posée sur la toile dans un colorisme austère, qui convoque les strates les plus profondes de nos civilisations, de leurs mythes et canons, pour en produire un message contemporain en art abstrait.C’est cette exceptionnelle alchimie que nous livre le talent de Jacqueline Morandini.
("Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc. - "Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.-"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical )

III - Les couleurs et l’acte pictural - Un style dans lequel le colorisme porte message

III - 1 - le cinq états de couleur d’un langage intérieur :

Le peintre a construit une palette dans une convention de couleurs avec son ressenti intime. Cette éventail restreint et étudié de tonalités, porteuses de sens donne une "expression - langage" à sa sensibilité. Ce colorisme traduit les différents états de sa sensibilité intérieure, dans rapport au monde extérieur. Ce "langage-couleur" participe en osmose esthétique, à la construction communicante du message de Morandini . Le peintre à élaboré une grammaire colorique abstraite et allégorique en osmose pigmentaire avec les couleurs du monde. Sa palette est archétype et rejoint le message conceptuel. Elle intègre ses intentions de messages dans leur rapport de couleurs au monde, (le feu, l' l'eau, la terre, la mer, les minéraux)... Ces couleurs peuvent exprimer le ressenti intérieur de l’artiste, ses réactions face au monde, ou traduire et interpréter les sentiments de l’être humain dans son environnement, traduire pareillement toutes ses thématiques de message sur la base de cette convention de couleurs dont elle seule a fixé les résonances.
On peut distinguer dans son œuvre cinq type de toiles, chacune avec des dominantes coloriques spécifiques. Chacune correspondant à l’expression de sentiments et de sensations éprouvées face au monde. On peut inventorier, globalement, cinq états de couleurs dans l’expression de l'œuvre de Morandini ;
Ainsi les toiles :

a) - en noirs et blancs :
Traitent et évoquent le niveau de la spiritualité, l'esprit, la relation de l’être avec un ailleurs, l'ouverture, le passé et l' au-delà, le rêve et le flottement entre deux mondes . Dimensions du symbolisme voire du sacré, les langages, la connaissance, l'intelligence, mais aussi la réminiscence de notre début protohistorique, l'idée des passés réptiliens, la remontée générique à l'aube des temps des premières ères... La représentation picturale de l'être et de la civilisation, dans une symbolique de colonne, sera colonne vertébrale, axe essentiel de l'être vivant. Colonnes ou colonnades qui seront elles, symboliques, vertébrantes et référentes des civilisations passées, des architectures , des temples... Colonnes éléments d'identification culturels, ioniques, doriques ...
"Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.
"Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc.
"Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical
Voir aussi: "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge
"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.
"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or

b) - noirs, blancs, rouges : Traduisent le cœur et les passions, la compassion,et l' humanisme. La période noir-blanc ou noir-blanc rouge marque le côté émotionnel, les noirs-blancs-or, les éléments forts de la planète, la dégénérescence , le carbonisé
"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.
"Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.
"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge

c) - les noirs , blancs, oranges, jaunes orangés : alerter sur l’ environnement, les incendies, la sauvegarde des forêts et de la planète, l'environnement sociétal, le consumérisme - "Burning Earth" 2008 - (50x50cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
""Incendie" 2009 (50x50cm) fond blanc, noir, jaune, orange.
"Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Hot Line"2009 (30x30cm) fond orange,jaune, noir, blanc.
"Fire" 2008 - (30x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.

d) - les ocres,cuivres,or, argent : évoquent racines ,origines, profondeurs, minéraux, Les profondeurs aussi bien ancestrales, des origines depuis les grottes paléolithiques, que la terre mère-nourricière, la planète et ses ressources des sols et sous-sols, des richesses minérales à préserver dans un souci de développement de la civilisation dans le temps...
"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or
"Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
e) - les bleus : enfin les bleu-turquoises évocation des mers, les bleus azur évoqueront les littoraux, la proximité du milieux marin, le ciel et la préservation contre la pollution...

III- 2 - L’ acte pictural : rencontre du théorique et du technique chez Morandini

- Conceptuellement ; Jacqueline Morandini sait nous proposer deux lectures; L'une faite de signes et une autre faite de sens. Elle sait réaliser pour l'œil du spectateur la dualité du monde sur la toile, en plans et contre-plans, en vide et pleins, en noir et blanc, le bien et le mal, le plus et le moins, le pour et le contre, le oui et le non, mais aussi plus subtilement comment être ou exister, vivre ou survivre. L'artiste pose le dilemme de l'être et des sociétés, passer ou durer, les allusions aux leçons de ces civilisations enfouies dans les décombres de leurs certitudes. L'artiste peint le conceptuel, l'intellectualité d'un message incontournable d'une planète à sauvegarder. Elle sait produire ce message pour l'esprit et le cœur, le spectateur, la société, le monde...
- Techniquement l'artiste a réussi à capturer tout les effets picturaux du gestuel sur la toile, provoquer des incidences de poses de matière, maintenir des apparitions de clair-obscurs, laisser les états de lumières induites, sauvegarder des anamorphismes ou es conduire, renforcer son discours avec des couleurs intégrales et puissantes. Gérer et orienter tous ces effets pour les définir, leur donner sens, en gardant leur formulation spontanée, expressives et abstraite.
Des techniques mixtes, des couleurs acryliques directes aux séchages rapides, sont utilisées, ainsi que des applications de couleurs à l'huile. Parfois des empruntes digitales sont faites par l'artiste et personnalisent l'intervention picturale, rendent plus d'intimité à la toile en abstraction. Gels et mélanges de pigments employés donnent à leur tour les forces tonales aux couleurs. L'artiste sait scénographier les silhouettages, intensifie le s caractéristiques des formes, les pose et les compose. En forçant les traits, les superposant rigoureusement parfois en signes, le peintre à tracé profond le sillon d'une grammaire de style très originale et innovante. En modulant ses surlignages épais, architecturant ses signes en touches régulées, le peintre à réussi à agencer un tout esthétique et surtout l'ériger en discours. Ces effets incidents, induits, ces artefacts de l’acte pictural initial sont délicatement canalisés, sans être dénaturés de leur force première, pour être associés parfois en complémentarité, ou interactivité, avec des constructions plus formelles, intentionnelles, symboliques.
C'est un résultat exceptionnel de savoir-faire, de sensibilité extrême, d'intelligence picturale, qui est enfin proposé au spectateur avec un potentiel optimal de projectif et de suggestion.
("Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc. "Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge. -"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc."Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical -"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or-)
III - 3 - Des titrages de ressentis intérieurs comme autant d' incitations au voyage

Les titrages de Morandini sont des invitations, des incitations au voyage dans ses toiles. Le spectateur peut s'y projeter avec sa propre histoire. Il peut emmener les sentiments de son vécu avec lui, son passé, tout le lot de son inconscient, sa capacité à la prise de conscience d'un présent, d'un avenir. Il y a des réponses dans les œuvres de Morandini. C'est au spectateur à les découvrir. La rencontre avec le message de l'œuvre se fera ou pas, cela dépendra de la réceptivité de celui qui regarde, de son imaginaire, de ses attentes, de son amour de l'art. Le titre est là pour donner une piste, ouvrir un chemin possible afin que le spectateur puisse s'y promener sans que rien ne lui soit imposé ou opposé. Les titres sont des sensations premières, des évocations subtiles posées comme un voile léger sur le tableau, c'est à l'amateur d'art de le soulever, pour en entrevoir tous les secrets. Dans cet univers il pourra aller au bout d'un voyage de cœur, d'un voyage de rêve, d'un voyage de passion, qui à l'arrivée éclairera sa raison.

IV - Conclusion muséologie :
Un art archétype culturellement innovant

Un apport nouveau en peinture contemporaine :
Le travail de Morandini redéfinit le concept même de la communication, repoussant encore plus loin les limites du signe et de l’image. L’art de Morandini, promène le spectateur, devant et derrière le miroir, d’une esthétique de signes à une esthétique de sens-images. Les signes premier sont véhicules d’un ailleurs.
Morandini est allée en art au-delà des formes habituelles de l'abstraction et à découvert le moyen d’ utiliser comme langage tout le potentiel des artefacts et leur puissance d'évocation.. Elle sait en gérer les impacts visuels et cognitifs, et en faire message.
L'artiste dans une sémiotique codifiée de couleurs a élaboré une palette intelligente, élément pour peindre le monde en un langage personnel, à la fois universel. En effet la logique que le peintre a assignée aux couleurs, en les conservant dans leur vérité et authenticité pigmentaires, en adéquation au monde, comme couleurs du monde, rend le colorisme abstrait de Morandini archétype.
Dans sa stylistique, l’artiste à maitrisé l’art du geste, de la touche pour en discipliner l'expression et créer ainsi son propre univers artistique. Elle propose ainsi au public une œuvre aboutie, originale construite et homogène.
Cela fait de l’art de Morandini une travail rare. Tant au niveau de l’élaboration de sa démarche intellectuelle, que de son expression plastique. L'artiste permet au spectateur de réfléchir sur sa propre histoire, sur la civilisation, de se projeter, dans une dimension d’art abstrait, dans des mondes qu’il pourra plus ou moins s'approprier selon l’intensité de ses ressentis.
Dans son acte pictural, l'artiste à su concevoir et élaborer une œuvre originale, cohérente et homogène; En ériger sa maîtrise en une logique à la fois personnelle et universelle.
En créant une iconographie abstraite spécifique signe-sens, une palette archétype, l’artiste a généré une grammaire esthétique, qui fonde une nouvelle forme de peinture contemporaine dans l'art international.

Editions EDMC, Antoine Antolini, 2009

Exposition "Talents des arts d’aujourd’hui" EDMC 2009
Catalogue du peintre Jacqueline Morandini - titre "Le sens et le signe en un nouveau langage" s/titre " Du geste pictural au message"
Texte: Antoine Antolini - Direction rédactionnelle -
Editions EDMC - 2009
e-mail : editions_edmc @ yahoo.fr Tel : 06 10 99 90 98
© Editions des musées et de la culture EDMC 2009

 

 

 

 

André Bielen, peintre de synthèse du paysagisme abstrait et d’un nouveau symbolisme contemporain


Entre deux mondes

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L'Esprit du Basilic

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Le Bucher des vanités

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Supréma lex

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TEXTE INTEGRAL© éditions edmc
Voir également autres photos Bielen en page galerie du site

André BIELEN, peintre
Analyse esthétique de l’œuvre. « La stylistique de A. Bielen » par Antoine Antolini

« ... Bielen, peintre de synthèse du paysagisme abstrait et d’un nouveau symbolisme contemporain... »

Exposition du 15 Juin au 06 juillet 2009 - Prolongée jusqu’au 11 juillet 2009
Thématique picturale de 2005 à 2009 Œuvres référantes exposées :
« Le bûcher des vanités » 2008 - huile sur toile ( hst) . 73x60cm (-avec cadre noir 110x120 cm)
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)
« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm)
« Parques » 2009 triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm)
« Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm
Après avoir pris connaissance des travaux du peintre, un panel représentatif de son travail a été sélectionné et exposé. C’est sur la base de celui-ci que l’analyse esthétique à été réalisée. Les oeuvres les plus référantes ont été présentées au public et sont signalées dans le texte ; De plus l’analyse esthétique du contenu a été établie en tenant compte des entretiens préalables réalisés avec le peintre. André Bielen a exposé ses œuvres sur le Pôle artistique des Editions des musées et de la culture (EDMC) organisme privé - à Toulon (Var) - Exposition du 15 Juin au 06 juillet 2009 - Prolongée jusqu’au 11 juillet 2009 .
Autres peintures de Bielen (non-exhaustif) : « Terres-brûlées » - « Le monde » - « Noir-Océan » - « Sous le volcan » - « Genèse » - « Nébuleuse » - « Abysse » - « Spirit » - « Légende » - « Le Maître-des-eaux » - « Les Forges-de-Vulcain » -« Sortilèges » - « Balkys.reine de Sabba » - « Eternel combat » - également un « Hommage à Léonard-de-Vinci »

Introduction

André Bielen nous entraîne dans un univers dont lui seul détient les clés. Chaque oeuvre offre une « vision-choc », une facette puissante et toujours différente, de l’ univers de Bielen. Le peintre fait partie de la nouvelle génération du paysage abstrait.
Sa peinture aujourd’hui est le fruit d’un travail opiniâtre et quotidien, d’années de réflexion sur les possibles de l’abstraction, sur les expressions les plus adéquates à ses ressentis profonds. Pour avoir passé tous les filtres des expérimentations picturales, ce créateur, né en 1956, est arrivé aujourd’hui à maturité en restant sur la bonne trajectoire de sa stylistique. Une évolution dynamique, une persévérance personnelle, et un résultat qui situe aujourd’hui ce peintre parmi les meilleurs dans la famille des artistes du paysage « abstractisé » avec son propre langage, dans le contexte de l’art européen.

I ère partie - Approches des significations profondes de l’œuvre de Bielen
Contenu sémantique de l’œuvre ;

1° - La confrontation entre Univers-Matière et Nature

Dans le territoire de l’abstraction Bielen s’inscrit aujourd’hui, avec ses cosmogonies paysagistes, à la pointe de la lignée de la grande tradition paysagiste européenne. Il a réussi le pontage du paysagisme abstrait avec l’expression d’un néo-symbolisme.
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm Nous mettrons en relief en particulier, au fil de cette analyse esthétique de son œuvre, le processus qui à amené le peintre Bielen à cette avancée dans l’art. Avec une interprétation picturale inédite du paysage, Bielen traite aussi bien la distorsion du signe, de la forme ou de la couleur. Il explore l’expression schématisée, analytique, des éléments du végétal, pour mettre en scène une formulation de la Nature, en contraste avec un ailleurs cosmique. Le peintre à défini une nouvelle cohérence et apporte du sens pour d’autres visions des paysages abstraits. Bielen dans son traitement moderniste et avant-gardiste du paysage reste pionnier d’une nouvelle rencontre avec la Nature. Dans une démarche originale il a su unir, allier, les éléments
végétaliens les plus proches de nous et les dimensions cosmiques les plus lointaines pour les mettre en relation, en dialogue, en contradictions de sens et signe, avec l’idée d’aborder le sens profond de l’origine d’une part et de la « finitude » d’autre part. Il balise les extrêmes du cursus créatif du paysage. Ainsi on peut voir sur un même tableau une micro-vision et une macro-vision de la Nature, quand la gerbe florale entre en contraste, en convergences mouvementées, avec l’énergie colorique du feu astral en tumulte. Tracés finement peints devenant parfois lignes graphiques, à-plats, mise en jeux de distances et de perspectives, Bielen nous transporte au cœur d’une narration qui « transfigure » le réel pour l’abstraire.

2° Aux pôles extrêmes de la Nature le geste paysagiste de Bielen est devenu abstrait.

Bielen nous aide à voir mais aussi a comprendre ce que l’on ne sait voir, que l’on ne peut voir, et qui pourtant construit les fondements lointains de notre passé de conscience. Son œuvre est plus qu’un acte pictural qui aurait du recul sur l’espace ou le temps. Il revisite notre présent. Son acte pictural saisi, attrape, conquiert, domine, les formes et les impressions de la Nature des confins, pour venir nous la présenter, en une vision esthétisée. Des motifs harmonieusement géométrisés foisonnent, en sens de gerbes élancées, en ajourés schématisés, en fines linéarités, en tiges. Des tracés nervurés, des formes en feuilles, simplifiées, fractionnées, regroupées en assemblages, animent les premiers plans du tableau et font motif. Méticuleusement à la fois construites et déconstruites, telles des ambiguïtés posées en premières proximités, ces feuillées sont un aboutissement du terrestre, limites ultimes d’une évolution naturaliste en paradoxe des plans profonds cosmologiques du tableau.
C’est dans ce dialogue entre proximité et éloignement de signe et de sens, entre fusion générique du magma initial et finitions le plus fragiles de la Nature, que Bielen nous livre sa recherche. Son champ créatif investigue ce dualisme des limites absolues de l’existant du paysage, les met en résonances tonales, en thèses et antithèses narratives pour produire un tout abstrait. Il s’exhale alors de sa peinture, de ces ambivalences, tous les ressentis, tous les questionnement les plus antérieurs de notre humanité, l’on y voit poindre le mystère immémorial, se dégager une force symboliste, une spiritualité. « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm -« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)- « D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm) -

I - 1- L’abstraction paysagiste de Bielen . Intuition de la Nature, poétique et spiritualité.

1° - Peindre les remous et la synergie de l’univers-matière en état de paysage.

Fusion permanente et colorée de la matière dans ses états originels, jusqu'à la forme la plus aboutie des chaînons de la Nature, le peintre nous questionne, par l’évocation allégorique d’éléments morcelés du règne floral. En exprimés des contrastes de sens, contrastes de signes, contrastes d’ères, mais continuum, depuis la nuit des temps, Bielen peint le sillon intemporel de l’évolution en fusion, en combustion, jusqu'à la Nature aboutie, trempée des lueurs foisonnantes chaudes et froides des origines du monde.
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm) -« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm)
Son abstraction profondément européenne atteint le paysage dans une osmose entre « cosmicité » et spiritualité en une traduction positive. Le peintre a matérialisé une formulation d’alpha et d’oméga, de genèse en fusion de l’univers-matière jusqu'à une nature végétale à nos pieds, sous notre regard d’hommes. Les tableaux de Bielen prennent alors date et acte, dans le système de l’évolution technique du pictural. Ils positionnent le travail de Bielen dans les parcours concurrents d’écoles paysagistes abstraites d’autres continents, tels l’Asie ou les Etats-Unis. Les constructions sémantiques et sémiotiques des œuvres de Bielen, le placent au bout d’une diachronique dont il révèle aujourd’hui l’actualité.

2° - Le territoire animé et coloré de Bielen.

Celui-ci s’appréhende par les sensations et les impacts émotionnels. En réussissant à nous faire admettre une nouvelle terra incognita , issue de son intuition , Bielen à généré et balisé l’innovante cartographie signe-sens-couleur d’un territoire différent. Céleste, minéral, végétal, cosmique, de hautes fusions et de lumière. Chaque tableau nous apporte la proposition d’un ensemble équilibré, ou les émulsions de techniques coloriques convoquent une puissante grammaire de signes-couleurs....Arc-en-ciel, spectres de la visions, astral et sidéral, tournent et se convulsent dans les scénographies du lumineux spatial. Hors de toutes modes et de tout temps, les tableaux de Bielen prennent statut de mémoire du présent, de mémoire du vivant . Il matérialise ainsi des œuvres à la fois archéologiques et avant-gardistes, au cœur de notre société de progrès, de technologies, dont un des socles essentiel de la spiritualité reste la non-cognition de l’avenir...
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm
A leur tour les tracés et graphes délicats, de gerbes et ramures, d’entrelacs libres, traits, lignes, se superposent animés, comme des signaux de Nature terrestre, en formes végétales géométrisées, faisant parfois sens allégoriques d’autres morphismes. Nature construite et déconstruite, puis élaborée en faisceaux de tiges rayonnantes et aménagées, en groupements de formes fugitives et furtives. Bielen marque le temps fort d’un présent, d’un « ici-même » devant nos yeux pour nous donner l’espoir, la vision ultime de tous les débuts et de toutes les fins, avec un nouveau regard.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

I - 2 - Bielen peint le ressenti générique du mystère cosmique en un nouveau symbolisme.

1° - Nouveau symbolisme contemporain

Par son travail qui nous emmène vers les sensations d’un mystère caché de la Nature, au travers de nouveaux territoires aux logiques cosmogoniques, Bielen ouvre un champ supplémentaire de recherche au symbolisme.
André Bielen détient intérieurement le ressenti, la conscience, l’intuition d’un mystère transcendant, profondément enfoui en lui, dont l’expression cosmique semble venir depuis la nuit des temps. Il en exprime une résurgence dans ses tableaux. Convaincu de la juste direction de sa voie, il chemine dans un ailleurs pour nous inconnu, mais familier pour lui. Il a su déchiffrer les codes du sensible et les énigmes du visible. Il offre dans ses œuvres diverses facettes de cette perception quasiment chamanique qui lui appartient. Son esthétisme s’exprime depuis les profondeurs historiques de l’art de notre continent européen, en un regard tendu vers les ultimes limites, en osmose avec le « sublime », avec la « spiritualité», avec l’ « intemporalité » comme s’il s’agissait de notions originellement inscrites dans son acte de peindre, dans sa destinée de peindre. Bielen « amalgame » alors dans un sens « alchimique » l’antériorité et le futur, l’existant et le non-être, le bien et le mal, la légèreté et la force, l’énergie et le néant, pour confronter l’intemporel magma et l’éphémère végétal en une coexistence antinomique, qui exprime tous les aléas de l’humanité. Perpétuelle tourmente symbolique des feux originels, orgueils et humilités des rameaux de feuilles de tous les sacrés.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm
On ne peut rester insensible, neutre, dubitatif, face au travail de Bielen, on est logiquement conduit a adhérer au fait artistique qu’il produit. Fait esthétique d’osmose de Nature et de spiritualité, de paysage abstrait et de symbolisme . La peinture de Bielen n’a point besoin de s’imposer car elle est là, omniprésente par elle-même. Celle-ci dépasse les à-priori, les goûts ou les modes. Cette peinture devient culture : « fait culturel ». Démarche innovante dans ses intentionnalités, devenue définitivement incontournable aujourd’hui dans l’art contemporain. L’œuvre de l’artiste, est une logique perceptive posée sur la toile, pour aller plus loin dévoiler, toucher par son pinceau le mystère invisible, l’ essence impalpable de la Nature, pour venir nous révéler par ses tableaux que paysagisme abstrait et symbolisme peuvent se rejoindre dans le même discours. Que leur langage supérieur en est une fusion poétique.

2°- De l’existant à l’être, de la matière à l’esprit.

Cet imaginaire anecdotique et colorique, aux frontières d’une vision fantastique, demeure une démarche d’abstraction, une représentation sensible qui remonte du plus profond inconscient de l’artiste. Une abstraction encore plus forte qu’une interprétation du réel, car c’est ici l’expression-vision, l’expression-image, du ressenti d’un réel générique, issu des substrats anthologiques de notre mémoire d’humanité. Peintre avant tout, Bielen, a su se mettre en phasage avec les techniques fondamentales de la peinture. Ceci pour nous dévoiler les secrets de l’expression authentique et pure du geste parfait sur la toile. Il se pose en prolongement de la grande tradition de l’exercice pictural, afin de porter aujourd’hui une nouvelle expression, la synthèse du paysagisme , de l’abstraction et d’un symbolisme classique.
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm

I - 3 Sens de l’œuvre de Bielen dans son interface sociale.

1° - Réalité culturelle de l'œuvre et valeur de référence dans la société.

Raison-image issue de la passion, de la raison-vérité qui s’exhale à partir de l’amour de l’art. Tableaux, toiles de raison-équilibre, issues d’une « véracité » esthétique incontournable, qui est démontrée au travers d’une réalité picturale, stylistique. Non seulement les œuvres d’art sont existantes dans la réalité d’un homme, le peintre Bielen, mais sa peinture s’impose de fait comme réalité esthétique et culturelle. Réalité de l'œuvre d’art qui nait dans la société et devient élément référent de cette société. On peut admettre la valeur européenne et internationale de ce type de démarche artistique, dans le contexte de notre patrimoine culturel européen, afin de positiver et faire progresser l’art du paysage abstrait. Le peintre met la société face à un existant esthétique, il met en relief un réel culturel par son acte de peindre. Le spectateur à son tour, doit savoir discerner dans cette peinture, quant à lui, ses propres références, celles qui appartiennent aussi à notre berceau culturel européen en terme de paysage abstrait. Les tableaux de Bielen marquent une progression, l’expression de nouveaux critères de définition artistique paysagiste.
« Parques » triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm)
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)

2°- Le spectateur face à la portée théorique de l’œuvre de Bielen. L’individu, la société.

Du premier plan mystérieux jusqu’aux infinitudes rougeoyantes dans lesquelles Bielen nous invite en interprétations de flux et de ressacs d’énergies troublantes, les spectateurs peuvent voir surgir autant de craintes, de peurs, d’angoisses, vite évincées au bénéfice d’un émerveillement qui rassure. Le colorisme de Bielen transmet alors une dynamique et une énergie vitalisantes au regard qui comprend. La peinture à l’huile , dans sa force et sa sensualité permet à Bielen, un langage et le moyen de retransmettre au grand jour les ressentis les plus intériorisés dans les tréfonds de l’inconscient du peintre. Inconscient du peintre-médium qui exprime les ressentis de l’inconscient collectif. Il en produit des images, tout autant pour re-situer la place du spectateur, comme individu seul face à l’infini. que pour faire ressentir à la société et la civilisation leurs véritables contextes. Une civilisation contemporaine qui se trouve confrontée au travers des messages de Bielen, à sa propre histoire, à son devenir, aux générations en miroir avec la question d’un futur, du sens de la vie.
« Parques » 2009 triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm)
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

II ème partie - Approche sémiologique.
Contenu de l’œuvre en termes de signes et de messages.

II - 1 - Aspects techniques vers réalisation esthétique de l’œuvre
Le style de Bielen

1° - Le choix de la peinture à l’huile sur toile (HST)

Les huiles sur toiles de Bielen nous emmènent par le travail de l’artiste en superpositions progressives de glacis, à une finesse et une sensualité, qui viennent servir directement les intentions du peintre. La beauté cosmique, la transparence des nuances, de ce qui est cet ailleurs lointain, donnent un possible au regard. Le regard glisse et flotte pour être accueilli dans des « sfumati », des dégradés, des camaïeux de rouges, oranges, jaunes, pour transmettre au cœur et à l’esprit, au sensible et à la raison l’évocation, la manifestation de l’étrangeté cosmique, genèse de vie. Bielen prouve bien dans son travail comment la vie à pu naître du chaos structuré, d’un néant plein d‘existant... Bielen a su orienter et perfectionner sa technique au service de ses intentions picturales.
Dans son avant-gardisme, la technique picturale d’application, les choix pigmentaires coloriques, les intuitions de Bielen pour traduire une cosmologie, renouent avec les paramètres de l’alchimie pigmentaire, les notions de transformation-transmutation, la vision du céleste et du monde inconnu des maîtres anciens.
Une technique orientée vers l’authenticité tonale, épurée avec les couleurs primaires, éprouvée dans son atelier plusieurs années permet aujourd’hui à Bielen l’obtention de lueurs, qui par le moyen de la peinture à l’huile deviennent des incandescences à vocation perpétuelles. Lueurs, intensités, luminosités, posées pour notre regard et qui ne devraient jamais s’éteindre, en adéquation avec l’expression même du cosmos abstractisé, du paysage sidéral interprété par Bielen. Convergence inouïe de ce que permet la peinture à l’huile et de ce qu’ose le peintre. Il a réussi, en modalités d’applications pigmentaires, à se servir de la matière picturale pour exprimer la matière sidérale, le minéral en fusion. Bielen rétablit ici les fondamentaux les plus nobles de la peinture à l’huile, créée, initialement, pour représenter le monde qui nous environne, à partir de parcelles-pigments de ce monde même.
Bielen nous rappelle ainsi les origines mimétiques et spirituelles de l’art, la raison d’être de la peinture à l’huile. A la fois moyen fidèle de reflets du monde, mais aussi dans la modernité moyen incomparable d’expression des sensations les plus subtiles, des émotions les plus éthérées, au-delà du réel.
Bielen à eu l’intuition de produire de la profondeur par diverses couches successives qui constituent la surface, par l’aseptisation des tracés, pour réaliser une imagerie encore plus nette de son imaginaire-réalité. Sa peinture en application rigoureuse sur la toile devient alors support de sa fiction-vérité. il traite une abstraction de ce qui existe par essence , hors du visible humain, au-delà de ce qui existe par présence.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

2° - De la toile en liberté au tableau construit

De la toile comme élément privilégié de création, Bielen en fait le moyen dédié de son discours pictural. Dans la liberté des expressions multiformes, de sa palette bien fixée qui contorsionne le motif dans un colorisme convaincu, le peintre a ouvert ainsi son chemin vers la réalisation de son œuvre en tableaux. Par des « exprimés » construit en ensembles finis, portant chacun un tout narratif. Le peintre convoque la grande tradition de la figuration classique pour la poser en questionnement et la dépasser, sur les dimensions de l’interprétation abstraite. Il pose ainsi le dilemme d’un autre sujet, d’un autre cadrage, qui vont constituer l’ambivalence de ce qui est et n’est pas.
Le peintre à voulu son art en mode d’œuvre-tableau, en tant que tout construit, comme ensemble de plénitude artistique, capable de définir et porter son message, au-delà du titre de l’œuvre, à savoir en tant qu’ esthétique fondamentale d’un paysagisme abstrait symboliste.
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm) « Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm

- Modalités : La méthodologie nous conduit d’une façon assez habituelle chez le peintre, à partir d’un premier plan qui peut nous donner la représentation finement et délicatement tracée, ou géométrisée de la manifestation de la nature végétale. Herbacées, feuillages, et entrelacs végétaliens, sont conduits par l’artiste avec une véritable méticulosité constructrice, pour constituer des constantes dans l’acte pictural. Ces premiers plans lyriques et significatifs de Nature sont là et servent de passerelle pour aller au-delà vers la profondeur, la dimension du lointain. Bielen sait jouer ainsi, des présentations d’ états de perspectives pour faire basculer la vision vers l’ infinitude, qu’il ponctue d’une ouverture de lumière. La modalité est référante dans la réalisation de l'œuvre. Cosmologie et Nature deviennent éléments-messages de construction. Les œuvres restent dans une force lyrique, poétique, et spirituelle qui font échapper la démarche de Bielen à la technique de la composition. Chaque œuvre détient la diversité, la complétude, l’originalité d’une nouvelle vision spécifique.
- Titrage : L’artiste s’exprime au travers de titres judicieusement choisis qui investiguent, différencient, identifient, le monde qui l’environne, pour redeployer sans directivité, un véritable concept de paysages étranges et abstraits. On y comprends expressément sa personnalité, ses propensions universelles, à la fois naturalistes et immatérielles, spirituelles, symbolistes. Ses titres participent ainsi à cette définition.Ils proposent également une animation scénographique des tableaux. Ils traduisent son message esthétique en termes d’intentions et produisent d’autres images abstraites à partir de judicieuses extrapolations. Bielen à su briser par ses titres les limites du sens et du signe et redéfinit le potentiel évocatoire de l’acte paysagiste abstrait.
« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm) « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm - « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm

II - 2 - Dans ses toiles Bielen est parvenu à faire du paradoxe une force d’architecture.

La confrontation de motifs de la Nature et de l’ espace cosmique , de plans construits et de mouvements de couleurs, produisent des cosmogonies naturalistes dont Bielen maîtrise les rythmes.

1° - Architectures d’une œuvre qui interroge la dimension, la distance.

Dimension de l’espace-perspective, de l’espace cosmique le plus lointain, au plan le plus rapproché du motif végétalien ; Ce questionnement de la distance est à la fois chez le peintre une recherche de signe et de sens entre proximité et éloignement.
- Premiers plans et motifs en forme de graphisme pictural, géométrisé. Sur une logique de composition de l’œuvre, on voit tout d’abord dans la proximité ; là en premiers plans, l’artiste exprimer des formes très construites, très graphiques, élancées. Rameaux, feuillages, notre imaginaire est interpellé de manière allusive, presque allégorique. Ces formes travaillées dans leur état parfois partiel ou aménagé, mais bien regroupées vont en jets contrôlés pour tendre vers un ailleurs lointain ou la partie la plus centrale en intensités. Formes, motifs, qui marquent bien le moment de vie, et le message de lieu. Formes construites posées sur la toile en immédiateté visuelle, élaborations morcelées, mais comprises en un tout florilège de premiers plans narratifs, faisant sens de motifs végétaux.
- couleurs, formes et profondeurs . Les deuxièmes plans, des couleurs en jeux d’intensités ou de dégradés, nous emmènent aussitôt dans le champ profond du tableau, fréquemment vers une partie centrale de l’œuvre, où culmine l’intensité la plus forte Le regard entre en projection dans les confins cosmiques avec le plus de force, par des contrastes de sens et de couleurs qui nous dirigent vers les pus fortes intensités lumineuses, au cœur des constructions. La technique du contre-plan est maîtrisée et l’on bascule facilement et rapidement à partir de motifs, géométrisés et tracés, aux confins de la toile. Les lignes de fuites coloriques et lumineuses, convergent pour rendre une perspective d’éloignement.
- Clairs-obscurs et ombres : clairs-obscurs et ombres rehaussent les intensités lumineuses des parties centrales. Des couleurs sombres et des dégradés plus obscurs, sont posés sur le pourtour, ou entrent dans la construction d’ensemble, pour mettre en valeur, en force d’intensité, les couleurs les plus vives. Des contrastes puissants, de fins clairs-obscurs, favorisent l’animation, le mouvement complexe, torsadé, spiralé, de champs plus lumineux.
- Intensités de lumières. Une forte intensité lumineuse marque généralement une partie centrale, principale, de l’œuvre. Un espace le plus intense en couleur-lumière appelle les convergences signes- sens et exprime le plus lointain visible. Un Au-delà dans l’œuvre apparaît par les plus fortes intensités de lumière,en dominantes blanches, au cœur de la scénographie. D’autres lignes de fuites, toujours dans ces animations de mouvements, de remous, de flux, de spirales colorées, se retrouvent autour, à l’intérieur même, du traitement d’un espace cosmique.

2° - La palette de feu de Bielen ; Par un colorisme travaillé sur la force de la lumière, Bielen dans son abstraction paysagiste s’est rendu maître de la scénographie des ultimes limites.

Les tableaux de Bielen répondent à une logique maîtrisée. La palette de couleurs est bien arrêtée, dans les teintes chaudes, fréquemment dans les gammes des rouges, oranges, jaunes, parfois les couleurs froides des bleus et des verts interviennent aussi; Des tonalités blanches, peuvent fixer les plus fortes intensités. Les couleurs primaires travaillées, déclinées, donnent une grande variété tout en préservant une unité visuelle à l’ensemble de l’œuvre.
Une palette de feu et de rougeoiement, dans laquelle les jaunes et les orangés nous font vivre une version de bouleversement, de révolution sidérale, avec une puissance esthétique incomparable. La palette très compacte, donne une cohérence très personnelle au signal d’ensemble du tableau. On reconnaît aussitôt la peinture de Bielen. Des couleurs primaires déclinées en transparences, un visuel de sfumati translucides, ont pu naître de la technique des couleurs en glacis superposés de Bielen. De fines couches successives, très élaborée, avec plusieurs séchages consécutifs, produisent une grande finesse et une luminosité, support essentiel à ses abstractions.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)
Ses tonalités, fusionnées en mille incandescences , ses couleurs brûlantes nous enveloppent et nous emportent vers une transcendance. Quand parfois entrent en dialogue, un jaune, un rouge vif, en contraste d’ un bleu, d’un vert, émerge alors un champ de lueurs colorées, comme un long cri feutré, qui s’étend en échos dans toutes les profondeurs.
A partir de la forme éclatée, déconstruite, recomposée, du règne végétal Bielen nous propulse dans le confins de colorismes brûlants ou nuances et chaleurs s’entremêlent en nuances diffuses, en tons violents parfois, éclatants et dominants. Synthèse intégrée de tous les tâchismes, de tous les nuagismes, les énergies coloriques de Bielen tracent des anecdotes universelles dans lesquelles les vides et les pleins font harmonies, les néants et les existants se conjuguent pour nous dire d’autres spiritualités plus loin que le « connu ». Les spirales cosmogoniques de Bielen, confrontent les éléments et les couleurs, les formes et les énergies.
Bielen avec sa palette de luminosités puissantes et subtiles à construit un nouveau langage contemporain de poésie et de spiritualité.
« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm)-« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm) - « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm
Mouvement des formes et mise en tension des couleurs - impact dans le visuel. Une grammaire dualiste sert le sens et l’intention. Bielen a su inventorier des formes, les fixer, les délimiter, les détourer soigneusement. Ses formulations lyriques, coloriques se jouent de l’informel pour rendre état de présence et de sens. Distorsions contrôlées des nuances et des couleurs, poussées au paroxysme d’un mouvement-émulsion, flux profonds et parfois vertigineux, produisent chez le spectateur une incontournable émotion. Bouleversement, questionnement de ses ressentis intérieurs, indicible interrogation entre réel et irréel, entraînent celui qui regarde vers les territoires d’une esthétique atypique. Un univers pictural qui nous révèle le beau, une fois les ambiguïtés et les non-dits dépassés. Mise face au spectateur, la beauté de la peinture de Bielen se conquiert par chacun selon un entendement intérieur.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm) « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm

II - 3 - L’abstraction de Bielen redeploye l’informel dans le cadre du cognitif.
1° - Un aboutissement en temps réel aujourd’hui de la tradition européenne du paysage. Avec une logique rigoureuse de l’abstraction paysagiste Bielen offre au spectateur les mystères dévoilés de la Nature. En échos lointains et intemporels des maîtres anciens, qui ont depuis la Renaissance, traité la Nature dans une conjugaison de savoir-faire européen, Bielen, dans le prolongement des paysagistes abstraits français, et des peintres de tradition française autour du paysage, se place en fer-de-lance, et occupe une des premières places dans la lignée des nouveaux paysagistes abstraits européens.
Une peinture qui véhicule tous les hymnes, les poèmes dédiés aux mystères intuitifs et secrets de la Nature. Il colore et conjugue les forces puissantes des énergies ultimes du paysage. Au- delà de toutes formulations d’impressionnismes abstractisés, le peintre est entré dans le champ des rencontres les plus fortes et les plus subtiles avec la Nature. Le paysage abstrait de Bielen, met en scène les forces et fragilités de la vie même, à travers la Nature, en propositions originales, coloriques et formelles. Il a su allier sobriété et beauté, élégance et énergie, pour produire un axiome définitif innovant, dans le substrat de l’art contemporain. Symphonie de couleurs où se jouent tous les symbolismes artistiques de toute époque. Il a enrichi le paysage abstrait d’une exceptionnelle modernité, et d’un phasage inédit avec notre génération, investissant cet art de nouvelles spiritualités symbolistes dédiées aux énergies inconnues, immergées dans des intuitions de la Nature, végétales et cosmiques.
« Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm - « Parques » 2009 triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm) - « Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm- « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm « Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)

2° - Synthèse de l’abstraction paysagiste et du symbolisme , Bielen peint un nouvel état abstrait de la Nature dans l’art actuel en Europe.
Bielen exprime la Nature aux pôles extrêmes de ses différents stades dans le cursus évolutif de la matière. Peinture qui nous conduit aux sources et aux aboutis d’un univers de matière en fusion, jusqu'à la Nature sur la Terre. L’artiste sait mettre en lice cosmogonique les éléments de son paysage et en produire état d’art. La spiritualité qui se dégage de ses oeuvres est le fruit de son langage pictural, qui crée un pontage entre le plan sensible et invisible. On est en présence avec Bielen, d’ une poétique paysagiste abstraite qui touche à l’universel et dont ce peintre à su se rendre maître.
Bielen à su s’approprier, les outils d’abstraction du paysage et la capacité d’expression les émotions complexes des spiritualités liées à la Nature.
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

Conclusion :

Sa grammaire de confrontation de plans, de contrastes et d’oppositions sémantiques, sa capacité à moduler les degrés de lisibilité, les différentiels dans les sens possibles du visible, fondent une peinture de haut niveau dans les strates de l’art européen. Ceci pose aujourd’hui André Bielen, comme l’émergence indiscutable d’un talent innovant dans la vie contemporaine de l’art, dans la mémoire présente de notre existant culturel européen. Les travaux picturaux de Bielen peuvent être considérés appartenant à plein-titre à l’édifice en construction de la nouvelle peinture contemporaine. Leur personnalité les fait reconnaître actualité d’évolution de notre culture paysagiste, au regard de notre propre patrimoine européen, comme à l’égard des peintures d’autres continents, Asie, Etats-Unis, Afrique ...
Bielen est arrivé à maturité ni trop vite, ni trop lentement ; Il a su drainer progressivement les éléments composites et paradoxaux de son univers de langage, pour nous les offrir simultanément avec un talent homogène. Cela veut dire qu’ André Bielen, à su faire aboutir ses recherches et son travail en une maîtrise de haut niveau. L’on peut avoir des certitudes sur la validité et la qualité de sa peinture pour l’avenir, sur la stabilisation de son art et sur une évolution porteuse. Des réalistes, des impressionnistes aux symbolistes, en passant par les expressionnistes, au fil des décennies et des siècles les paysagistes ont fait le renom de notre continent européen. Bielen creuse un sillon profond actuel et avant-gardiste dans la peinture abstraite du paysage d’aujourd’hui. Sa recherche picturale existe concrètement avec le potentiel de devenir un modèle fort dans l’art international.

Editions EDMC, Antoine Antolini, 2009

Une présentation des œuvres de André Bielen au public a été faite en Juin et Juillet 2009, lors de l’exposition de ses tableaux, moyens et grands formats, au Pôle d’Exposition « Art et Culture » des Editions des musées et de la culture (EDMC) à Toulon (Var) qui s’est tenue du15 Juin au 11 Juillet 2009 .

Exposition à Toulon (var) Juin-Juillet 2009- « La Stylistique de Bielen », catalogue du peintre André Bielen © 2009 Editions EDMC

Texte : Antoine Antolini, Direction rédactionnelle des Editions des musées et de la culture EDMC - Association L. 1901 pour la promotion et le développement de la muséologie et des arts - Fondée en 1993 -

 

 

 

 

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Travaux de recherche et publications


EDITIONS EDMC

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Travaux de Recherche :

Etude sur " les configurations artistiques " et leurs relations avec l'imaginaire collectif, (inconscient collectif, archétypes et signifiant des formes et des couleurs...) 1996-97 Antolini
v Publication " Les Dômes-espaces et leurs concepts - Des équipements urbains originaux " 1995 - Antolini-Etude sur l'esthétique urbaine - grand format - 41 pages - Désign urbain et théories (c) - EDMC -Dépôt Légal 1995 - Bibliothèque Nationale de France, Paris - et ADAGP-Paris - (cette étude a fait l'objet d'un mémoire de Diplôme en Arts et Arts Appliqués ).

Publication " Le Linéarisme - Principes et fondements - Un nouveau concept pictural dans l'art moderne " 1998 - Antolini - Etude - Synthèse de Travaux de Recherche (c) EDMC - Dépôt Légal 1998 - Bibliothèque Nationale de France, Paris

Publication " L'Art abstrait - Concepts pour une évolution des théories de l'abstraction " - 1999 - Antolini - Ed. EDMC Dépôt Légal 2ème Trim 1999 - Bibliothèque Nationale de France, Paris - Nouvelle Edition 1er Trim. 2000

Publication - " De la systémique appliquée à l'esthétique " - 2000 -Antolini Article de recherche - Ed. Antolini. - Dépôt Légal Paris -2000

Publication : " THEORIE ARTOMETRIQUE ET ABSTRACTOMETRIQUE " © Antoine ANTOLINI, peintre - Edition Antolini - Dépôt légal Paris Décembre 2000

EMISSIONS RADIOPHONIQUES :


Emissions " Recherche et Formation ", sur Radio " Arc-en-ciel", radio diocésaine du Var - devenue R.C.F., " Radio Chrétienne de France " ; Emissions sur la peinture contemporaine réalisées par Christian Coulomb, ancien Universitaire.
Antoine Antolini à participé, comme invité principal, à une quarantaine d'émissions sur la peinture contemporaine. Plusieurs de ses toiles ont servi comme exemples stylistiques comparatifs et support technique d'explication, pour des émissions radiophoniques sur l'art abstrait.
Comme invité principal, Antoine Antolini, a présenté et commenté, lors de ces émissions, diverses recherches qu'il a effectuées en art contemporain et notamment :

1997
-" La Gestalt-Théorie ; théories de la forme et de la couleur appliquées à la peinture moderne "
-" Les révélations du cubisme : du cubisme analytique au cubisme
synthétique " I - " Le cubisme analytique " II - " Le cubisme synthétique "
-" La géométrique du trait et de la couleur chez Mondrian "
-" les techniques picturales du cubisme "
-" L'avant-garde de l'art contemporain aux Etats-Unis "

1998
-" Evolution de la représentation du sujet fixe vers la peinture de l'action dans le cubisme "
-" La relation entre le cubisme et le trait "
-" Le concept de linéarité en peinture contemporaine ".
-" Linéarité et réalité dans la peinture chinoise ancienne "
-" Volumes, perpective et modernité picturale "
-" la relation entre les concepts artistiques et la matérialité chez Tapiès ".
-" Esthétique des formes et des couleurs -équilibres et contrastes chez Poliakoff "

I. TEXTE SUIVANT EXTRAIT DE : " De la systémique appliquée à l'esthétique " - 2000 -Antolini Article de recherche - Ed. Antolini. - Dépôt Légal Paris - 2000


" Si l'œuvre d'art existe et peut permettre le repérage de la " démarche esthétique " au sens large dans le temps - chronologique - , sa " pluralité expressive ", relève du domaine intellectuel et diachronique - hors du temps - L'oeuvre peut être considérée comme un " certain degré d'expressivité " et " de concordance " entre la recherche, la volonté de l'esprit de l'artiste et la " matérialisation " finale . L'œuvre d'art - et c'est sa réelle dimension et sa portée universaliste - permet l'analyse transversale des différentes " périodes esthétiques " non seulement d'un artiste en tant que tel, mais également d'un artiste en tant que vecteur d'une esthétique sociétale "…
… " Si l'on regarde simplement et lucidement l'histoire de l'art contemporain que constatons-nous ? Le progrès de l'abstrait est plus rapide, moins " tâtonnant ", que le progrès du figuratif. Au delà de bonds en avant contemporains formels, provenant du surréalisme, de l'hyperréalisme américain ou du pop art qui constituent une évolution " de surface ", il y a eu une évolution plu lente et plus profonde de l'art figuratif au niveau de ses fondements. En fait si l'on examine les fondements conceptuels du figuratif, on peut établir qu'il évolue lui-même vers l'abstrait, et cela au travers, non seulement de la recherche coloriste sur des bases fauves, mais aussi par le développement de l'impressionnisme abstrait, qui a conduit et entraîné " la mutation du figuratif vers la figuration libre " de la toute nouvelle génération de peintres contemporains des décennies 1980 - 2OOO - De nos jours de nombreux peintres de figuration libre se considèrent abstraits - L'abstrait quant à lui, se développe en de multiples modalités picturales nouvelles, rénovantes. Cela bien au-delà des trajectoires très riches de l'informel ou du tachisme voire des monochromies ou des diverses formes de l'expressionnisme abstrait américain. Il évolue avec, par exemple, le matiérisme, le minimal art, comme en ces nouvelles formes " d'art abstrait spatial " que nous donnent à voir nombre d'installations contemporaines s'appuyant sur les matériaux les plus variés. Au niveau de la conception intellectuelle s'attachant à l'art contemporain, on peut dire qu'aujourd'hui l'art abstrait a surpassé l'art figuratif dans l'expression esthétique du monde, voire dans l'esthétique du réel d'une civilisation. Plus ces analyses porteront sur des " périodes esthétiques " éloignées dans l'espace et dans le temps, plus l'histoire de l'art pourra être approfondie avec une vision spatio-temporelle. "....

2. TEXTE SUIVANT EXTRAIT DE : " L'Art abstrait - Concepts pour une évolution des théories de l'abstraction " - 1999 - Antolini - Ed. EDMC Dépôt Légal 2ème Trim 1999 - Bibliothèque Nationale de France, Paris - Nouvelle Edition 1er Trim. 2000... " b) D


Il est important de savoir comment l'on crée... où l'on va et comment l'on peut évoluer, dans la réalisation d'une œuvre d'art .... Ces travaux de recherche m'ont permis d'établir des concepts, qui favoriseront , je pense, peut être modestement mais sûrement, un phasage actualisé et une progression, de la création contemporaine abstraite, partout ou des créateurs abstraits s'interrogent sur le devenir de leur art dans la société d'aujourd'hui. Il a été trop souvent dit que tout avait été fait dans l'abstrait... la plupart du temps par ceux-là même qui n'avaient jamais rien réalisé en abstrait. Il est temps que les créateurs abstraits démythifient la soi-disant " atteinte des limites " qu'on leur attribue, de pseudo-limites en fait. L'art n'a pas de fin, l'art contemporain abstrait n'a pas de limites intellectuelles ou techniques puisqu'il est spécifiquement création...Il n'appartient à personne d'assigner des clôtures historiques à la création, ou la considérer anéantie...nul ne peut enfermer, cantonner, l'abstrait dans un champ balisé, gradué... L'abstrait est intemporel, et par conséquent immortel... Nous peintres abstraits, sculpteurs, créateurs abstraits, connaissons la suffisance de ceux qui croient avoir tout vu et qui , en réalité, n'ont encore rien vu ... et qui n'ont qu'une infime parcelle de connaissance de l'art abstrait. Puisse, en ce sens, également, le présent essai remettre un peu les pendules à l'heure... Les voies de l'abstrait

3. L' ABSTRACTION, PAR RAPPORT AUX MODALITES D'EXPRESSION DU POETIQUE ET DU REEL DANS L'ART CONTEMPORAIN EN GENERAL...


a) La nuance entre poétique, expression picturale contemporaine et abstraction... Il y a une place spécifiquement particulière du poétique dans la peinture contemporaine en général. En fait la question fondamentale, qui peut se poser avec la poésie exprimée dans la peinture contemporaine est l'art abstrait précisément est la suivante :
- " doit-on parler d'abstraction chaque fois que l'on parle de poésie, au prétexte que la poésie n'est pas le réel ? "....
Il y a, en effet, diverses approches bien différentes en art moderne traduisant le rêve et le réel. Diverses approches picturales existent pour situer l'expression dans un rapport entre le rêve, la poésie, et le figuratif, ou l'abstrait. Le rêve, dans son expression picturale plus traditionnellement " figurative " s'est abondamment exprimé au travers du " surréalisme "... La démarche d'expression du " poétique " existe aussi dans l'abstrait (l'abstrait poétique ou lyrique) . Toutefois, dans une certaine mesure cette forme d'expression du rêve, s'exprimera dans l'abstrait en une retransposition beaucoup plus complexe et donc beaucoup plus originale, mais peut être plus difficilement " lisible " me semble-t-il. Cette modalité particulière du poétique qui appartient à l'abstrait nous la découvrirons dans cette étude avec des éclairages nouveaux. Elle procède d'autres mécanismes psychologiques, d'un autre " entendement artistique " , distincts de ceux qui engendrent la démarche figurative ou surréaliste....

b) Le rôle de la thématique dans le poétique en général.
L'on pourrait aisément ressentir aux limites extrêmes de la peinture poétique dite figurative une certaine forme d'abstraction complexe, au niveau d'un sens original du traitement poétique primaire du réel sans que l'on puisse parler de surréalisme pictural... ( cas d'œuvres de Chagall par exemple, peintre non abstrait). En cette hypothèse l'approche de Chagall pourrait s'identifier, se lire, comme un traitement poétique pur du sujet ou du thème. Son approche ne pourrait échapper à une certaine " modalité d'abstraction " d'une certaine façon. Si ce n'est par rapport au figuratif en tant que tel - qui demeure pourtant à un niveau plus ou moins puissant - çà le sera au niveau thématique par rapport à la réalité, par rapport au normatif, " aux normes du cognitif dans l'expression d'un signifiant vrai "... Cette approche toutefois sait rester à distance du surréalisme avec cette merveilleuse manière de garder les pieds dans le figuratif. Néanmoins l'on voit dans ce cas comment le figuratif pictural poétique peut pénétrer dans le champ de l'abstraction, par le traitement intellectuel et technique de la thématique; Nous verrons qu'inversement le traitement initial en abstraction, pourra intégrer, retransposer du figuratif intellectuellement et techniquement également ; cas du " paysagisme abstrait urbain "....

6. LA POESIE EXISTE-T-ELLE EN TANT QUE TELLE DANS LA PEINTURE ?


La peinture sera poésie lorsqu'elle se voudra création poétique...
La peinture est poésie au sens général ou elle est création artistique, mais surtout parce qu'elle peut, comme la poésie, être une expression sublimée de la sémantique, du cognitif. En son expression abstraite, la peinture peut rester une expression sublimée, plus ou moins distanciée du conventionnel, de la sémantique, du figuratif, en un rapport original avec le poétique... La peinture en tant que telle, plus généralement, pourra être " poésie ", bonne ou mauvaise, plaisante ou déplaisante, belle et/ou dérangeante, lorsqu'elle recherche, traduit le monde intérieur du peintre, le monde extérieur tel que le voit le peintre. L'expression si elle n'est certes pas réalisée au moyen du verbe, n'en demeure pas moins efficiente au moyen préféré de la " forme " et de la " couleur " , telle la " phrase " et le " ton "... Si la peinture est faite par des poètes, elle sera le reflet de leur état d'âme dans certains cas ; mais elle exprimera aussi très souvent une certaine vision du monde à travers cette poésie.
...
En abstrait, plus l'union se fait entre des significations encore plus distantes les unes des autres, plus la peinture sera puissante en termes d'abstraction. Le signifiant en sera d'autant plus transcendé. Voila pourquoi je trouve intéressante la peinture abstraite primaire, brute, le non-figuratif .
En réalisant une œuvre abstraite, un créateur contemporain peut ressentir que la poésie le dépasse, le guide sur son chemin ; il ouvrira la voie d'une réponse à un besoin profond, artistique, abstrait, poétique, et vivra la réalisation de son oeuvre comme un poète écrit un poème, avec simplement des formes, des couleurs, à la place des mots...Son abstraction pourra avoir une relation plus conventionnelle avec le figuratif...à partir du moment ou le langage abstrait s'appuiera sur une sémantique, sur une convention cognitive "…


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