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Textes de recherche ▼ Rédactionnels


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■ Betty de Rus. Une oeuvre picturale, un talent, au coeur de l'abstraction contemporaine. Un style abouti qui se déploie en compositions abstraites, en nouvelles grammaires d'un paysagisme abstrait entre terre et mer.


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* * * * ANALYSE ESTHETIQUE DE L'OEUVRE  * * * *  ANALYSE ESTHETIQUE DE L'OEUVRE  * * * *

 

 

Pour la peintre Betty de Rus, l'art est un moyen d'expression intérieur, qui doit aller sur plusieurs registres picturaux, de la même manière que des sentiments peuvent être variés. On voit chez cette artiste un travail puissant sur les principaux registres de l'abstraction. Elle réalise des compositions abstraites ainsi que de l'abstraction paysagiste ou paysagisme abstrait. Pour cette artiste c'est aussi une recherche sur les couleurs qui la guide. Les tonalités sont étudiées et peuvent être vives et mises en contrastes. Betty de Rus à recours à l'utilisation de plusieurs médiums et supports, qui serviront ses intentions expressives. Huile sur toile, acrylique sur toile, encres sur papier, encres et acrylique sur papier, c'est selon son objectif et son goût du moment, qu'elle choisira médium ou support le plus adapté pour mener au mieux son projet pictural. La complémentarité et la coéxistence dans le style abstrait, de compositions abstraites non-figuratives ou plus lyriques, ainsi que des formulations de paysagisme abstrait, se retrouvent dans son oeuvre, dont l'analyse des principaux aspects est développée ici.

 

 

■ Betty de Rus. Compositions abstraites


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Oeuvres de Bettty de RUS,

 

N° 1 - "Percolation" - Encres sur papier  (41x27) - N° 2 - "Composition abstraite" - Encres sur papier (50x60cm) - N° 3 - "Palétuvier" - Encres sur papier (54x48cm) - N° 4 - "Rhizome" - Encres sur papier (55 x 24cm) - N° 5 - "Composition Abstraite" - Huile sur toile (70x50cm) - N° 6 - Composition abstraite - Encres sur papier - (41x27cm) - N° 7 - "Rythme des Saisons" - Acrylique sur toile (90x90cm) - N° 8 - "Gemme - Composition abstraite" -Encres sur papier (44x33cm).

 

 

■ Betty de Rus au travers de ses compositions abstraites souhaite laisser son inspiration voguer au fil de ses sensations, de ses émotions. Ses compositions abstraites sont des représentations de moments forts qu'elle a pu ressentir, et qu'elle exprime sur la toile à sa façon, avec des formes et des couleurs qui sont son langage, en provenance du cœur. De son "Palétuvier" - Encres sur papier (54x48cm) à ce "Rhizome" - Encres sur papier (55 x 24cm), lorsque des titres plus précis apparaissent ce sont en fait des sensations qui sont nées au fur et à mesure de la réalisation picturale, abstraction idéalisée de ces plantes exceptionnelles aux tiges-racines aériennes qui viennent émerger dans la composition, puis deviennent la composition et qui vont faire résonner le talent de la peintre d'une idée, d'une vision fugace, dont elle seule détient les clés. Elle concède au final à nous livrer les déterminismes possibles d'un message ambivalent de signes polysémiques. Avec "Gemme -(N°8) Composition abstraite" -Encres sur papier (44x33cm) c'est ici un hommage à la beauté des couleurs, à la beauté chatoyante des pigments et des formes étonnantes que la peinture peut rendre sous le pinceau libre de l'artiste. L’œuvre "Rythme des Saisons" (N°7)- Acrylique sur toile (90x90cm) témoigne de la manière comment Betty de Rus arrive à être à l'aise pour maîtriser l'abstraction, comment l'artiste a su faire sien ce mode interprétatif pour en créer un univers. Elle donne à présent sa propre lecture de notre environnement par l'intervention esthétique. Ce tableau "Rythme des Saisons", de grande portée, représente bien la puissance coloriste du style de la peintre, la prédilection de cette artiste pour les allusions à la nature, avec cette manière dynamique et contrastée, qui n'appartient qu'à elle, et qui nous entraîne au fil des saisons qui changent... La créatrice en redéfinit pour nous un vocabulaire, en lointains échos d'un subliminal végétal. La beauté d'ensemble de ces compositions abstraites laissent poindre l'harmonie sous tendue d'un monde floral, dans lequel le spectateur peut se projeter. Le regard se retrouvant au gré de l'imaginaire, transporté en des extrapolations sensibles, de bourgeons délicats, ou de veinures de feuilles, de tiges, ou de pétales... - N° 5 "Composition Abstraite" - Huile sur toile (70x50cm) - N° 6 - Composition abstraite - Encres sur papier - (41x27cm) – L'ensemble de ces peintures, en compositions abstraites, vient d'une certaine façon, développer à nouveau, les fondements de l'abstraction, ceux qui naquirent lorsque Kandinsky lui-même créa en 1910, sa première "Aquarelle abstraite", lançant les premières salves picturales de l'abstraction en un lyrisme coloré et toujours resté énigmatique de sens. Betty de Rus vient nous confirmer, nous donnant par sa peinture les preuves aujourd'hui, avec le style de ses compositions, que la plus belle des abstractions pourrait effectivement avoir du lien avec le non-dit d'un monde qui appartient au floral. © Editions EDMC. Décembre 2016.

 

 

■ Betty de Rus. Paysages abstraits terrestres


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Oeuvres de Bettty de RUS,

 

N° 9 - "Regard dans la Forêt" - Encres sur papier (55x38cm) - N° 10 - "Végétation" - Peinture acrylique (50x70cm) - N° 11 - "Arbustif" - Peinture acrylique (50x70 cm) – N° 12 - "Futaie" - Encres sur papier (41x47cm) - N° 13 - "Les Roches" - Encres sur papier ( 35x27cm) – N° 14 - "Les Galets" - Encres sur papier (61x50 cm) – N° 15 - "Clairière" - Encres sur papier (41x27cm) – N° 16 - "Lac de Brienz et sa Flore" - Encres sur papier (41x27cm) – N° 17 - "La Forêt" - Encres et acrylique (33x22cm) – N° 18 - "Paysage abstrait" - Acrylique sur toile (90x90cm) – N° 19 - "Paysage abstrait 2" - Acrylique sur toile (90x90cm) - - N° 20 - "Fondrière" - Encres sur papier (61x50cm).

 

 

■ Betty de Rus dans son abstraction du paysage aborde la Nature en traduisant dans ses œuvres, par les couleurs et les formes, les lignes, les volumes, cet impact que la Nature produit en elle. Ces sensations qu'elle a vécu devant la contemplation du paysage et qui se sont imprimées dans sa mémoire. Betty de Rus a beaucoup voyagé et fait le tour du monde, s'attardant sous toutes les latitudes avec son regard de peintre pour capturer des images, des émotions. Au delà d'une poétique de ressentis ultérieurs dans ses œuvres rappelant la démarche de Klee peignant dans un autre style d'abstraction, celle « du peintre avec des souvenirs », Betty de Rus identifie dans le paysage quant à elle les caractéristiques majeures et sait se libérer d'une image du souvenir qui pourrait devenir avec le temps réductrice , pour aller plus loin, vers une exaltation de la Nature. Cette approche la situe dans le prolongement de notre paysagisme abstrait français, qui marqua l'art contemporain à partir du milieu du 20ème siècle jusqu'à aujourd'hui encore. A l'a différence de peintres comme Bazaine ou Messagier, De Rus quant à elle importe dans ses interprétations plus d' éléments référentiels du paysage, pour en donner une image esthétiquement volontairement plus structurée, plus « significative » , filtrant l'essentiel qu'elle ressent. Ainsi on retrouve une déconstruction analytique cubiste-abstraite, N° 13 - "Les Roches" - Encres sur papier ( 35x27cm) – voire une géométrisation cézannienne, pré-cubiste, de certains aspects de la nature N° 14 - "Les Galets" - Encres sur papier (61x50 cm) – que l'artiste entraine et confirme en abstractions paysagistes. - N° 20 - "Fondrière" - Encres sur papier (61x50cm). N° 12 - "Futaie" - Encres sur papier (41x47cm) – Le style de paysagisme abstrait de Betty de Rus sait rester puissamment évocatoire, sans tomber dans le narratif. Qu'il s'agisse des oeuvres telles N° 15 - "Clairière" - Encres sur papier (41x27cm) – N° 16 - "Lac de Brienz et sa Flore" - Encres sur papier (41x27cm) – N° 17 - "La Forêt" - Encres et acrylique (33x22cm) – c'est uniquement par le titre parfois que l'artiste nous donnera si besoin une orientation de lecture de ses oeuvres. Toutefois la liberté du spectateur face à l'abstraction reste toujours sauvegardée par cette artiste, car les sensations dominent toujours l'image du réel dans ses créations. La peintre réussit à traiter par son talent la surjascence emblématique du paysage. Betty de Rus sur le territoire de son tableau crée un pont d'universalité avec la beauté de la Nature. N° 10 - "Végétation" - Peinture acrylique (50x70cm) - N° 11 - "Arbustif" - Peinture acrylique (50x70 cm) Dans certaines de ses toiles les plus récentes, voir notamment N° 18 - "Paysage abstrait" - Acrylique sur toile (90x90cm) – N° 19 - "Paysage abstrait 2" - Acrylique sur toile (90x90cm) - on trouve un jeu dynamique de couleurs vives, une palette plus restreinte, contrastée, qui nous montre une abstraction paysagiste, que Betty de Rus sait renouveller sans cesse, en exprimés d'évocations modernisés, en apports nouveaux d' interprétations très actuelles, par une grammaire picturale toujours plus avant-gardiste de la Nature et du paysage. © Editions EDMC. Décembre 2016  

 

 

 

■ Betty de Rus. Paysages abstraits maritimes


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Oeuvres de Bettty de RUS,

 

N° 21 - "Fonds de Boréas" - Encres sur papier (41x27cm) - N° 22 - "Aquifère" - Encres sur papier (55x24cm) - N° 23 - "Sous-Marin" - Encres sur papier (61x46cm) - N° 24 - "Fond Marin" - Encres sur papier (40x50cm) - N° 25 - "Suspension" - Encres sur papier (46x55) - N° 26 - "Littoral" - Encres sur papier (30x40cm) - N° 27 - "Epave" - Encres sur papier (61x38cm) - N° 28 - "Grands Fonds" - Encres sur papier (41x27cm) - N° 29 - "Mer des Ténèbres" - Encres sur papier (27x19cm) - N° 30 - "Rêve au Bord de l'Eau 1" - Acrylique ((50x70cm) - N° 30 - "Rêve au Bord de l'Eau 2 "- Acrylique ((50x70cm) - N° 32 - "Rapace des Mers" - Encres sur papier (35x24cm).

 

 

■ Les paysages maritimes en abstraction de Betty de Rus viennent, telles de grandes vagues submerger notre imaginaire. De mers en océans ou d'abysses en rivages, l'artiste aime nous faire partager ses visions marines, nous en donner des représentations aux couleurs diaphanes, aux étrangetés luminescentes. N° 21 - "Fonds de Boréas" - Encres sur papier (41x27cm) ou encore N° 25 - "Suspension" - Encres sur papier (46x55) - Sa palette est douce aux accents dominants verts, bleutés, turquoises, parfois rehaussés de tons plus vifs, créant sous le regard, une gamme animée d'harmonies, qui vient nous parler directement au cœur. La peintre nous entraîne tout en nuances, dans les profondeurs mystérieuses de paysages sous les mers. Betty de Rus peint avec subtilité, nous plongeant parfois, dans des sensations inexpliquées, comme autant de miroitements d'inconscient collectif ou plus personnel. Des œuvres d'une beauté vibrante dévoilent un monde rare, hors du temps, sous le pinceau de cette magicienne des couleurs N° 24 - "Fond Marin" - Encres sur papier (40x50cm) - N° 28 - "Grands Fonds" - Encres sur papier (41x27cm) - N° 29 - "Mer des Ténèbres" - Encres sur papier (27x19cm) – Le spectateur se projette dans ces étonnantes configurations aux esthétiques épurées, qui trouvent prétextes de l'inconnu et du connu, pour venir jouer entre l'invisible et le visible. N° 22 - "Aquifère" - Encres sur papier (55x24cm) - La peintre Betty de Rus, dans son abstraction marine, nous donne ici, par son talent, un exemple magistral de la puissance immense de l'art abstrait, lorsque elle parvient par ce style, par les sensations et les seuls ressentis de peintre, à rendre le vrai encore plus vrai, transformer l'imaginaire en authentique. "Grands Fonds" ou encore "Mer des Ténèbres"... Cette capacité que permet l'abstraction à traduire le sensible est parfois connue des peintres asiatiques, comme de certains de nos impressionnistes, lorsque pour mieux atteindre la vérité d'un paysage toujours changeant ils voulaient l'exprimer par ce qu'ils ressentaient intérieurement. Betty de Rus maîtrise l'abstraction et sait lui faire rendre ses pleines fonctionnalités pour interpréter la Nature, la peignant hors des chemins du réel pour amener le spectateur à en vivre encore mieux ,plus pleinement la beauté. N° 30 - "Rêve au Bord de l'Eau 1" - Acrylique ((50x70cm) - N° 30 - "Rêve au Bord de l'Eau 2 "- Acrylique ((50x70cm). La peintre est dans une recherche esthétique, elle conjugue pour nous rêve et imaginaire, pour en extrapoler des propositions picturales, qui vont ouvrir d'autre voies de lecture, non seulement du paysage, mais de l'art lui-même en tant que tel. Une nouvelle approche artistique. Œuvre N° 27 - "Épave" - Encres sur papier (61x38cm) N° 32 - "Rapace des Mers" - Encres sur papier (35x24cm). Le paysagisme abstrait de Betty de Rus s'explique par le besoin d'exprimer plus que ce que permet l'idée première,l'urgence pour elle de forcer l'image de la soudaine apparence pour l'investir du sentiment de l'humain, une synoptique d'impact et d'insight. La peintre dans son œuvre a ainsi réussi à fusionner la Nature et l'Homme, le paysage et l'amour de la vie. Une sublime dialectique qui met en osmose l'Humanité et le Beau dans la Nature. Une recherche expérimentale sans erreur, vers une esthétique universelle et intemporelle. A force d'un travail obstiné et de sa conviction d'un jour les atteindre, Betty de Rus a pénétré aujourd'hui les territoires du Grand Art. Elle nous offre un paysagisme abstrait comme autant de visions artistiques idéales de paysages d'un Éden dans le contemporain. © Editions EDMC. Décembre 2016.

 

 

■ Ces peintres qui sont aujourd'hui des références dans l'art contemporain : La thématique esthétique intuitive de la peintre abstraite Betty de Rus en étroite osmose avec les regards de Gaston Bachelard sur la Nature.


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sous-titre:  En harmonie avec Gaston Bachelard, les grottes de la peintre Betty De Rus, mènent bien de paysages extérieurs en mondes intérieurs...

 

Oeuvres de Bettty de RUS,

 

N° 33 - "Grotte du Monstre "- Acrylique (70x50cm) N° 34 - "Source Souterraine" - Encres sur papier ((27x19cm) – N° 35 - "Congère" - Encres sur papier ((27x18cm) – N° 36 - "Cavus" - Encres sur papier – (65x50cm) N° 37 - "Grotta" - Encres sur papier - (46x27cm) – N° 38 - "Souterrain" - Encres sur papier - (27x19cm) – N° 39 - "Cavité" - Encres sur papier - (33x22cm) - N° 40 - "Cavité 2" - Encres sur papier (55x46cm) – N° 41 - "Infiltration" - Encres sur papier (61x50cm) – N° 42 - "Le Cirque Souterrain" - Encres sur papier (41x27cm) - N° 43 - "Vestiges" - Encres sur papier (55x38cm) – N° 44 - "Racines" - Encres sur papier (55x46cm).

 

 

"La thématique esthétique intuitive de la peintre Betty de Rus".


Ces peintres qui sont aujourd'hui des références dans l'art contemporain : La thématique esthétique intuitive de la peintre abstraite Betty de Rus en étroite osmose avec les regards de Gaston Bachelard sur la Nature.


Betty de Rus est entrée dans le paysagisme abstrait comme si ce style était pour elle une seconde nature qu'elle retrouve par la peinture. A la fois intuitive et sensible, sa démarche reste emplie d'une authenticité originelle, qui donne à sa grammaire, au choix de ses sujets, une puissance esthétique absolue. Betty de Rus, avec ses œuvres de paysagisme abstrait, tels N° 34 - "Source Souterraine" - Encres sur papier ((27x19cm), tel "Cavus" - Encres sur papier – (65x50cm) ou encore l’œuvre N° 37 - "Grotta" - Encres sur papier – (46x27cm), met en peinture tel un don inné, cette loi de Gaston Bachelard que celui-ci nomma "l'isomorphie des images de la profondeur", nous expliquant..."en rêvant la profondeur, nous rêvons notre profondeur...les plus grands secrets de notre être nous sont cachés à nous mêmes, ils sont dans le secret de nos profondeurs"... (extrait Chap I – (IX) "La Terre et les Rêveries du Repos" de Gaston Bachelard, - Librairie José Corti 1948) . On retrouve aussi cette démarche confirmée dans les œuvres de paysagisme abstrait maritime de la peintre (tels "Grands Fonds", "Mer des Ténèbres"...) L’œuvre d'ensemble de Betty de Rus entre en parfaite résonance avec les travaux de Gaston Bachelard sur "La Grotte" et  sur "Le Labyrinthe" chap.VI et VII de l'ouvrage précité. Ceci notamment avec des œuvres picturales telles N° 38 - "Souterrain" - Encres sur papier - (27x19cm) – N° 39 - "Cavité" - Encres sur papier - (33x22cm) - N° 40 - "Cavité 2" - Encres sur papier (55x46cm) – N° 41 - "Infiltration" - Encres sur papier (61x50cm) – N° 42 - "Le Cirque Souterrain" - Encres sur papier (41x27cm) - N° 43 - "Vestiges" - Encres sur papier (55x38cm) – N° 44 - "Racines" - Encres sur papier (55x46cm). L'artiste Betty de Rus, par ses ressentis personnels, par la peinture des images de ses propres rêves dans des représentations paysagistes abstraites, à atteint un sommet dans cet art en rejoignant, en illustrant les propos du philosophe Gaston Bachelard, sans qu'elle eut connaissance auparavant des réflexions de ce philosophe ni qu'elle ait lu son ouvrage. Cela nous permet de constater ainsi valablement que les recherches de Gaston Bachelard sont en convergences et se confirment aujourd'hui positivement par les œuvres picturales de Betty de Rus. Par exemple N° 33 - "Grotte du Monstre "- Acrylique (70x50cm) et les aspects mythologiques ou par ailleurs les peurs de l'humanité qui peuvent s'y rattacher. En d'autres termes, l’œuvre d'ensemble de la peintre vient ici valider les capacités à la fois du rêve et de l'abstraction et vérifie la propension des artistes de paysagisme abstrait à produire des "images" qui peuvent avoir un rôle essentiel, voire primordial car visibles par tous, pour permettre une autre approche du rêve et de la réalité, une autre compréhension philosophique. C'est en fait un nouvel apport par le pictural, à notre relation d'adéquation au monde, ainsi qu'à notre entendement quant à l'Histoire humaine, plus globalement. La peintre Betty de Rus, fait une démonstration objective, positive, par les "titrages" de ses œuvres, qui soutiennent et valident sa démarche, de l'importance du rôle de l'artiste abstrait. Lequel avec les touches de son pinceau, ses tableaux et ses intitulés, peut communiquer des sensations, des vérités que le philosophe quant à lui décrit par l'abstraction du langage et des images qui en résultent, qu'il peut susciter par les idées exprimées sous sa plume. On peut dire que ces deux arts peuvent se rejoindre, se compléter étroitement d'une certaine manière. L’œuvre de Betty de Rus épouse parfaitement, par son talent, un grand nombre de propos de Gaston Bachelard, comme ceux portant par exemple sur La Grotte, lorsqu'il écrit... " pour le rêveur de la grotte, la grotte est plus qu'une maison, c'est un être qui répond à notre être par la voix, par le regard, par un souffle. C'est aussi un univers". (extrait de la "Terre et les Rêveries du Repos" de Gaston Bachelard in Chap VI La grotte (V). Librairie José Corti 1948). Lorsque dans le même ouvrage le philosophe traite Le Labyrinthe, il explique au lecteur..."Dans la vie éveillée l'être qui se glisse dans la crevasse ténébreuse retrouve les impressions du rêve. Dans cet exploit, conscience claire et conscience onirique se rapprochent, se mêlent"...(extrait de la "Terre et les Rêveries du Repos" de Gaston Bachelard in Chap VII Le Labyrinthe (III). Librairie José Corti 1948). On retrouve pareillement dans la peinture de Betty de Rus, les émotions concrétisées, matérialisées par des formes et des couleurs, que la peintre suscite entre rêve et réalité, chez le spectateur. Cf peinture – N° 38 - "Souterrain" - Encres sur papier - (27x19cm) N° 42 – ou encore "Le Cirque Souterrain" - Encres sur papier (41x27cm) - Au tour à présent des artistes, chercheurs, et des philosophes actuels de se pencher, sur les voies modélisées et ouvertes par l’œuvre de Betty de Rus, pour continuer en découvrant encore plus cette artiste abstraite exceptionnelle à questionner l'homothétie, le parallélisme qu'il peut y avoir entre les recherches de la philosophie moderne et de l'art contemporain. Les éléments fondamentaux esthétiques scientifiques et positifs d'une telle recherche existent bien. Il appartient désormais aux philosophes, comme aux peintres, de les mettre en relation dialectique, les fusionner en symbiose, pour faire avancer encore plus l'art et les sciences.

 

 

                                                           © Antoine Antolini & Éditions EDMC – Dept. diffusion numérique - Janvier 2017 -

 

 

Sources et références bibliographiques:

Gaston, Louis, Pierre Bachelard, 27 Juin 1884 -16 Octobre 1962 - Philosophe français. Professeur à Paris, La Sorbonne. Chaire d'Histoire et de Philosophie des Sciences. Est un des principaux représentants de l'Ecole française d'Epistémologie Historique. On doit à Gaston Bachelard, entre autres, parmi ses nombreux ouvrages : "Le Nouvel Esprit scientifique", Alcan, 1934 - "La Dialectique de la durée", Boivin, 1936 - "La Formation de l'esprit scientifique" Contribution à une psychanalyse de la connaissance objective, Paris, Vrin, 1938 - "La Psychanalyse du feu", Paris, Gallimard, 1938 - "L'Eau et les Rêves" : essai sur l'imagination de la matière. José Corti, 1941 - "L'Air et les Songes",  essai sur l'imagination du mouvement, José Corti, 1943 - "La Terre et les Rêveries du repos", essai sur les images de l'intimité José Corti, 1946 - "La Terre et les Rêveries de la volonté", José Corti, 1948 (bibliographie non exhaustive)

 

Article : "La thématique esthétique intuitive de la peintre Betty de Rus". Auteur : Antoine Antolini, auteur- conférencier à l'international (Chine) & recherches en sociologie de l'art (Art contemporain). De cet auteur: ouvrages art contemporain (livres) référencés en France au Catalogue général de la Bibliothèque Nationale de France (Paris): - "L'Archéologie de l'Esthétique", "de l'esthétique spatio-temporelle à l'art significatif", Nouveaux concepts esthétiques en art . Éd. EDMC , 2001 La Seyne-sur-Mer - (Livre) - Bibliothèque Nationale de France BNF (Paris) - "L'Art Abstrait", concepts pour l'évolution des théories de l'abstraction. Éditions. EDMC. La Seyne-sur-Mer . 1999 (Livre). BNF (Paris) - "Les dômes-espaces et leurs concepts", des équipements urbains originaux. A. Antolini Éd. des musées et de la culture, 1995. La Seyne-sur-Mer (Livre) BNF (Paris) - Théorie "Artométrique" et "Abstractométrique" Antolini , Editions EDMC La Seyne-sur-Mer : 2000 (Livre) BNF (Paris) – (bibliographie non exhaustive).

 

 

 

titre  "La thématique esthétique intuitive de la peintre Betty de Rus"

© Texte et reportage, Antoine Antolini – Janvier 2017

© Editions des musées et de la culture EDMC 2017

Le texte peut être seul utilisé librement, en totalité ou en extraits par tout utilisateur, écrivains, étudiants,journalistes,galeries,audio-visuel,en citant:

titre, auteur, sources, date de publication

 

 TOUS DROITS RESERVÉS POUR TOUS PAYS - LOI DU 11 MARS 1957 -

 

 

 

■ Titre: Du concept d'une "nouvelle muséologie expérimentale" à un "structuralisme muséologique", véritable structuralisme "esthético-sociétal" dans l'art contemporain.

Article, par Antoine Antolini.


Nous pouvons mettre en relief dans la muséologie contemporaine européenne aujourd'hui de nouvelles formes  de muséologie "expérimentale ". Cette nouvelle muséologie expérimentale ( valant aussi pour une « muséographie expérimentale ») en tant qu'une "science" prise dans sa dimension "expérimentale", peut être définie en ce qui nous concerne, comme la présentation au public d'œuvres, sous diverses formes inhabituelles dans l'art, qui peuvent être interactives, permettant leur appropriation par le public. On peut y remarquer souvent des aspects ludiques. De nouvelles créations plasticiennes " à pratiquer " sont nées et s'imposent à présent dans le panorama artistique muséal contemporain. Cette nouvelle mouvance de " mise en regard " de l'art, peut se faire " hors-les-murs " ( packaging de monuments, land-art, installations en extérieur, assortis parfois de jeux de découverte des œuvres...) ou plus directement en intérieur, dans l'espace du musée, du centre d'art ou de la galerie (installations, tubes ou labyrinthe à traverser... mobiles sonores à activer... installations-cabines aux effets numériques avec bruitages, ou bien encore de stations photos permettant des selfies pour des instantanés pré-construits à partir de contexte thématique de l'exposition). Tout ce qui pourra associer étroitement le public à l’œuvre d'art, à inter-agir avec elle, est bon, non seulement pour attirer des visiteurs, mais pour aussi créer un nouveau partage de l'art. Cela est certes un moyen de dynamiser l'exposition, et rendre plus vivante la visite du public, des adultes ou des familles avec des enfants. Chacun pour son âge y trouvera un contentement, pourra se sentir concerné. Toutefois ce n'est pas seulement le segment du jeune public qui est sollicité et visé par cette  "nouvelle muséologie expérimentale", qui présente souvent les attraits d' une interactivité récréative, mais en réalité tous les publics, toutes générations confondues, qui sont ainsi invités à expérimenter pratiquement une nouvelle approche sensible, sensitive, physique et matérielle, de l’œuvre d'art présentée au musée. Un nouveau statut dans l'art pour ces nouveaux types d' œuvres dites "installations", de scénographies sur la base de vidéos qui vont nous rendre les spectateurs-acteurs d'un réel retransposé par l'image, au centre d'un temps virtuel. Une  nouvelle muséologie expérimentale , qui ira jusqu'à cette table tactile qui permettra au public de composer avec ses doigts des formes plurielles sur un grand écran, des couleurs, des effets, selon ses envies ou bien le hasard. Hologrammes, jeux de lumières et trompes l’œil, les cinétismes sont déjà marginalisés par le dépassement des limites de l'art. Celui-ci a trouvé un nouveau territoire. Selon notre concept d'approche d'une nouvelle muséologie expérimentale ont peut considérer que celle-ci offre des échappatoires aux conformités, l'accès à d'autres horizons et cela grâce à l'inter-activité des œuvres, l'inter-subjectivité des expressions numériques, au final le positionnement dans le musée d'une nouvelle relation inter-personnelle entre le créateur et les spectateurs. L’œuvre plasticienne devenant passerelle vers l'art, qui entraîne le spectateur au-delà du strict visuel vers un sensible physique. On voit ainsi apparaître par ces exemples précités, une autre « modalité » d'accès à l'art, par d'autre " formes de présentations " de l’œuvre d'art, les prémices de nouveaux musées. Ainsi de nouvelles démarches plasticiennes intègrent en statut créatif l'objectif participatif des spectateurs lors de leurs visites de l'exposition, reconfigurant l'objectif culturel du musée. Ainsi dans le contexte de ce nouvel art interactif, de nouvelles "scénographies muséales" ont émergé, avec le besoin de présentation différentes pour de nouvelles formes d'art "à pratiquer". Le concept de ces diverses œuvres et installations devenant les ressorts d'une nouvelle muséologie expérimentale, laquelle devant réussir à permettre toutes les nouvelles conditions pratiques et techniques en adéquation avec la volonté de l'artiste, pour restituer toute la vérité fonctionnelle de son œuvre face au public.  Cet enjeu pour permettre aux visiteurs de ressentir de nouvelles sensations, s'inscrit comme dans une mission nouvelle de la muséologie et de l'établissement muséal, pour rapprocher encore plus le public de l'œuvre d'art. Une muséologie qui va devoir  garantir le bon "fonctionnement" d' un art "à pratiquer" durant la visite par ces nouveaux spectateurs-acteurs, pour que ceux-ci puissent expérimenter les ressentis de nouveaux messages plasticiens. Des perceptions diverses de signes, de matières, sont de plus en plus proposées par des créations contemporaines en de nouveaux statuts esthétiques, qui vont amener à terme, inévitablement, vers un questionnement fondamental et une réflexion quant à une redéfinition des contenus et périmètres de l'art.  La transition en cours se développe pour aller de plus en plus d'un « art d'application du concept », d'une "esthétique du style" conceptualisée, de l'abstraction à la figuration, vers un "art factuel" , une quasi- expression sublimée de "l'acte et de l'art", de la relation entre "art et action". Une œuvre tel un existant matériel qui devra se suffire à elle-même, tel un ready-made générique, unique, originel. La rencontre de l’œuvre avec le public et sa mise en interactivité avec le spectateur, apportant la justification de sa véracité artistique. L'évolution de ces œuvres reposent sur cette nouvelle muséologie expérimentale. On peut bien identifier ici le besoin de nouvelles plates-formes de médiation et de présentation qui devront aller, de plus en plus, dans le sens de l'adaptation d'une nouvelle forme d'accès du public aux nouvelles expressions de  l'art, L'aboutissement à un nouveau  structuralisme de "l'Esthétique ", plus généralement à un nouveau  "structuralisme esthético-sociétal" s'est ainsi opéré d'une façon incontournable. Ce structuralisme esthético-sociétal contemporain, pouvant  être défini comme les manifestations positives de la conscience émergente d'une nouvelle esthétique de solidarité entre l'individu et l'artiste. Une dialectique esthétique nouvelle s'est matérialisée entre "l'artiste et l'art", pour intégrer "l’œuvre et le spectateur ". Ce lien redéfinit le rapport premier de l'art au monde, vécu essentiellement en tant que message polysémique abstrait, pour en donner maintenant une version plus humaine, charnelle, que le spectateur peut s'approprier autrement que par son intellectualité ou par la vision, mais aussi par les quatre autres sens du corps humain ( le toucher, l'odorat, l'ouïe, ou bien encore le goût.) Une perception différente dans ces rencontres avec les œuvres d'art font que ces apports nouveaux avant-gardistes génèrent une scénographie mouvante, évolutive, adaptative qui redéfinit une grande partie des missions muséales. Un nouveau réel esthétique sous diverses formes, vient faire appel désormais dans les musées, aux capacités des individus-spectateurs à dépasser les conventions de présentations. Ceci afin de recevoir l'art différemment, pour apprendre à s'investir en solidarité plasticienne avec l'artiste. Cette nouvelle conscience collective artistique, qui transcende à sa façon, les idées installées de « ce qui est art », déploie une nouvelle pratique inter-individuelle, inter-générationnelle, qui se généralise, avec une viralité inouïe dans la création actuelle, comme la venue à terme d'une éclosion sui généris dans l'art contemporain d'une nouvelle muséologie attendue dans la société. Parrallèlement un nouveau "structuralisme esthético-sociétal" naissant, simultanément, redéfinit socialement les fondements de l'art, pour proposer après une organisation et une compréhension « intellectuelle » de l'Esthétique, au fil des siècles, une autre organisation, à présent dans une dimension  "physique  et matérielle", en "inter-action", appelant une muséologie casuistique de l’œuvre dans un objectif ultime de proximité de présentation: à savoir pour son utilisation sur place par le spectateur. L'oeuvre appellant le spectateur à inter-agir pour qu'il la vive, la pratique, pour vivre l'art. Le paradoxe apparaît clairement, d'une société, se déshumanisant, dans l'indifférence de l'autre, d'une part, et d'autre part produisant dans le même temps, cette restructuration de l'art, avec une esthétique qui se "reformate" en une approche esthético-sociétale au plus proche du spectateur. Ceci en d'autres expressions de liens, laissant apparaître une nouvelle structuration du développement d’œuvres d'art "d'osmose", entre artistes et publics. En créant les pendants de rééquilibrage, les pontages imaginatifs, solidaires et chaleureux, d'un art contemporain ré-humanisé, ce nouveau "structuralisme  muséal esthético-sociétal", paradoxe d'une "hyper- recherche" expérimentale et d'une "nouvelle fonctionnalité sociétale" inter-générationnelle, permet d'appréhender et organiser de mieux en mieux, cette nouvelle dimension de l'art, vers un autre art, un art pour tous. Un art en plus grande proximité de contact. Un lien quasi-sensoriel "inter-artistique" entre les spectateurs et l’œuvre d'art, apporte ainsi, dans et par le musée contemporain, un nouveau ciment culturel, éducatif et social, non seulement dans le groupe, mais aussi pour la société toute entière. © Ed. EDMC Antoine Antolini. Janvier  2017.

 


titre:  Du concept d'une "nouvelle muséologie expérimentale" à un "stucturalisme muséologique",
véritable structuralisme "esthético-sociétal" dans l'art contemporain.

© Texte et reportage, Antoine Antolini – 31 Janvier 2017

© Editions des musées et de la culture EDMC 2017

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 TOUS DROITS RESERVÉS POUR TOUS PAYS - LOI DU 11 MARS 1957 -

 

 

Textes de recherche ▼ Rédactionnels


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Reportage sur le peintre Gérard SUISSIA. Texte intégral


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Gérard SUISSIA. peintre contemporain. PEKIN 2015. Style: Gérard Suissia était déjà connu depuis plusieurs années en Chine, avant d'obtenir le Grand Prix International des Arts « étoilé Tendances » Pékin 2015. Son style et sa peinture ont été présentés à plusieurs reprises dans la capitale ainsi que dans des conférences artistiques. Chez Gérard Suissia le sens et le signe se rejoignent en un ensemble unique, pour produire une œuvre-d'art à part entière. Un style nouveau et différent sur l'international. Gérard Suissia innove une nouvelle forme de paysage abstrait, construit avec avec des mots, des lettres, qu'il désigne comme de «l'art significatif». Sa persévérance a été récompensée par la remise d'un Grand Prix International des Arts étoilant la tendance qu'il impulse, obtenu lors du «Styles et Tendances dans l'Art International, Pékin 2015». Son travail est une réflexion qui fait avancer l'art en général, mais également d'un point de vue esthétique, car l'artiste donne un autre sens au mot peindre, lorsque l'on parle d'abstraction. Ceci en utilisant l'écriture dans un autre système sémantique et sémiotique, celui de l'art abstrait contemporain et de l'esthétique. Lorsqu'il utilise l'écriture cet artiste crée avec les mots et les noms de rues une autre forme d'abstraction du paysage urbain, citadin.

 

Avant Gérard Suissia, l'écriture, si elle a pu parfois être utilisée dans l'œuvre d'art cela pouvait survenir en complément du tableau, en illustration du peint par l'écriture, le poème, ou utilisée à titre subliminal ou poétique, dans différentes œuvres dites d'abstraction lyrique ou parfois de surréalisme abstrait. Parfois l'écriture étant abondamment utilisée au titre de message, y compris en ajut dans des œuvres abstraites. Gérard Suissia produit une abstraction distincte du message ou du poétique. Il s'inscrit quant à lui en pleine abstraction. L'écriture dans sa peinture reprend un autre statut. Gérard Suissia redonne son sens d'abstraction initial à l'écriture et lorsqu'il positionne l'écrit dans le tableau, dans la peinture sur la toile, le sens y est posé « in abstracto » dans une simultanéité avec les signes graphiques porteurs du sens et des couleurs, des formes. C'est un tout abstrait coloré qui s'épanouit sur le tableau. Gérard Suissia a réalisé une série d'oeuvres sur Paris, dans son style. Sa collection permet de mieux faire comprendre cette notion qu'il développe d'un paysagisme abstrait urbain. Chaque toile représente dans cette série, une interprétation en peinture de paysagisme abstrait, d'un arrondissement de Paris, les titres des oeuvres reprennent la numérotation de l'arrondissement parisien, par exemple le tableau au titre « 75004 » une huile sur toile de lin (100 cm x 100cm) représente le quatrième arrondissement , « 75008 » le huitième ou « 75001 » le premier. Gérard Suissia crée des paysages avec de l'écriture. Ainsi lorsque l'on regarde cette toile de « 75004 », qui représente une interprétation en peinture abstraite du quatrième arrondissement, nous pouvons retrouver dans le tableau les noms des différentes rues qui y sont écrits, non seulement comme une donnée objective, informative, c'est-à-dire le nom de la rue précis, mais la manière dont les signes, qui composent les mots sont peints vont produire eux-mêmes une esthétique picturale par la couleurs, l'épaisseur. Des espaces différents sur la toile peuvent être aussi assimilables à des îlots, des parties de quartiers, en somme a des ensembles bâtis, qui constituent au final un arrondissement parisien. Le jeu des couleurs est très étudié ,comme dans sa toile sur le quatrième arrondissement « 75004 », où l'on peut remarquer des formes très géométriques avec des avenues, des rues très rectilignes. Des couleurs se répondent, s'équilibrent selon diverses intensités. Selon des groupes de noms la palette diffère , ce qui apporte une animation particulière, intéressante, sur la toile. Ainsi on reconnaîtra des noms de rues portant le noms d'hommes célèbres, des noms de places, telle la place des Vosges , ou encore les artères connues telles Rambuteau, Célestin, ou encore le Pont Louis-Philippe. En s'approchant plus près de l'œuvre on n'y verra encore plus de détails, avec d'autres rues plus petites, telle celle du Cherche-Midi, des noms de ruelles, de traverses, qui constituent le tout nominal, écrit, le patrimoine urbain nominatif d'un arrondissement, devenu un paysage artistique abstractisé. Dans la toile qui concerne « 75001 », l'intitulé du tableau (huile sur lin de 100cm sur 100cm) les formes du paysage sont différentes ; on les y voit plus anguleuses, plus effilées parfois.Le tableau propose ici une grammaire esthétique autre, qui montre toutes les possibilités du peintre dans son concept. Des superpositions plurielles , qui vont dans diverses directions, certaines peuvent même apparaître telles des bandes écrites, le nom de rue est représenté en plans fugaces, en perpendicularité, telles des lignes de fuites artistiques. Cela donne beaucoup de vies, étonnement, émotion aussi pour ceux qui connaissent l'arrondissement. C'est une façon d'interpréter le paysage urbain qui sort des sentiers battus et de tout ce que l'on a pu remarquer jusqu'à présent. À noter que nous ne sommes pas là dans la logique du plan de ville, nous ne sommes pas non plus dans la logique du répertoriage indicatif. Nous sommes en présence d'une intervention artistique qui intègre, « transfère » la signification directionnelle, le signifié des mots, le sens des intitulés qui meublent le contenu nominatif de l'arrondissement. L'artiste hisse cet ensemble sémantique et sémiotique dans une nouvelle configuration esthétique, en oeuvre-d'art novatrice sous son pinceau.Avec son tableau sur le huitième arrondissement « 75008 »(huile sur lin de 100cm sur 100cm), Gérard Suissia montre toute la diversité, la gaîté, mais aussi toute la force expressive qui peut émaner d'un travail spécifique sur le graphisme, dans son concept de paysage abstrait urbain. Le graphisme étant pour lui, un élément qui vient ajouter de la forme au signe. Cela lui permet de répartir sur l'œuvre tout une évocation d'allures mouvantes et mobiles telle que l'écriture en peut donner les sensations. La superposition, l'enchevêtrement des noms de rues, montrent la vitalité, la vie d'un secteur de quartier, mais aussi interprète une ambiance qui peut régner dans l'arrondissement. À la différence de la toile aux espaces géométriques du quatrième arrondissement « 75004 » ici on est dans un contexte tout autre, moins géométrique avec « 75008 », plus récréatif, festif. Gérard Suissia montre ainsi comment avec les différentes interventions de signes de l'écriture, mixée aux épaisseurs et coloris, il peut produire des différences d'atmosphère à l'intérieur de ses paysages citadins.

 

Tendances : Avec ses toiles Gérard Suissia renouvelle l'approche paysagiste dans l'abstraction. Gérard Suissia a toujours considéré l'abstraction comme une manière d'interpréter le réel, le visuel direct. Lorsqu'il utilise l'écriture et qu'il pose des noms de rues sur ses toiles, il ressent profondément le sentiment d'être toujours dans cette démarche abstraction, pour reporter sur la toile la sensation paysagiste. Une abstraction nouvelle, différente, l'expression du paysage est capturée par le sens et le signe, pour la mettre en forme picturale avec un nouvelle logique d'art abstrait. Un style fort, qui exprime une grande modernité de vision, des graphismes aux signifiants abstraits et pourtant lisible et intelligibles pour un concept qui décloisonne la linguistique et l'esthétique en un véritable progrès de l'art contemporain. Un style qui redéploie l'approche « in abstracto », questionne la non-figuration, l'art tout entier du siècle, il ouvre la voie à nos générations curieuses et en attente de nouveaux fondements du pictural pour évoluer encore plus. le style de Gérard Suissia modélise sur le plan international une nouvelle génération d'artistes qui ont su faire usage des graphismes et des écritures au titre d'éléments plasticiens essentiels, incorporés à leur peinture pour donner une nouvelle dimension à l'art, dépasser les frontières d'un pictural « stricto-sensu ». Gérard Suissia maîtrise parfaitement les conditions picturales et linguistiques de cette nouvelle esthétique. Il a su faire entrer l'écriture en tant que telle dans l'abstraction,dans la composition d'une nouvelle forme d'abstraction. Avec l'écriture , la toile est support pour créer des sensations nouvelles au-delà de ce que peut produire « l'écrit message » au-delà de l'écriture poétique « illustrative » ou « sensible » au delà d' utilisations uniquement « sémiotiques » dans l'abstrait général; Ici nous sommes avec cette Tendances Suissia 2015 , dans le sens et le signe, un nouveau paysage abstrait de la ville. Une référence dans le cadre international, avec une nouvelle acception de l'écriture en nouvelle fonction d'abstraction dans la peinture contemporaine. © Ed. EDMC Antoine Antolini. Décembre 2015.

 

 

▼ Rédactionnels


■ Régine BAZIN, peintre numérique. Texte intégral


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Régine BAZIN. peintre numérique. PEKIN 2015. Style: Régine Bazin (France) est une artiste contemporaine des arts numériques. Régine Bazin s'efforce de réconcilier pigments et pixels, lumière en clairs-obscurs et rétro-luminosité intense, créant ses peintures numériques au travers des cristaux liquides, au coeur des écrans. Elle réalise dans sa nouvelle génération de computer artist, des œuvres à partir de logiciels complexes, qui permettent de travailler autrement dans l'art, sur des formes, des graphismes, sur des éléments à maîtriser qui seront constitutifs d'une oeuvre-d'art avec des références visuelles absolument novatrices. La capacité créative de l'artiste dans ce domaine est très importante. A Pékin pour mieux faire connaître son style, trois œuvres caractéristiques sont présentées successivement, « Orion » , « New abstract painting III» , « Songe de Rose ». Les œuvres de Régine Bazin se situent dans une nouvelle mouvance qu'elle impulse, une nouvelle tendance qu'elle initie dans le numérique, qu'elle nomme peinture numérique "Optosuggestive" ou "Optosuggestive Digital Painting".

 

Style. Son style met en relief cette terminologie et ces concepts, qui consistent à amener l'image vers le spectateur, avec toute la force de l'éclairage en coloris pixelisés, issus de la lumière et formes construites et pensées, issus du procédé de création numérique. Optosuggestivisme (et/ou optosubjectivisme), ces concepts créés par l’artiste Régine Bazin, se définissent comme des moyens instantanés de visions d'ensemble, l'« opto », véhiculant à travers l'œuvre un certain nombre de « suggestions » en direction de la personne qui regarde, et devient dès lors réceptrice du message, de l'émotion, de la sensibilité qu'introduit l'artiste dans son œuvre. C'est la transmission instantanée d'un « insight » esthétique créé, construit et transmis par l'artiste au spectateur. Il s'agit de procurer « l'illumination intérieure esthétique» (insight) chez celui qui regarde, par la soudaineté du message, mais aussi dans l'expression dans son entièreté transmise, dans son « tout ». Cette nouvelle forme de peinture numérique est à recevoir en première émotion, mais on peut aussi cheminer ensuite sur la voie de découvertes de signes et de sens cachés qui se révéleront peu a peu... Ce n'est pas antinomique. La peinture numérique « Orion » » est ainsi pour exemple une œuvre dite d'optosuggestivisme, par laquelle l'artiste présente une forme complexe et complète de son travail, en relation avec le cosmique et le spirituel. « Orion » étant le nom d'une constellation, il y a là une interprétation de l'artiste qui fait une proposition visuelle, fait ici une suggestion, elle suggère et propose ce que peut être une vision d'Orion. Cette œuvre d'optosuggestivisme « Orion », une constellation, est aussi prétexte pour l'artiste de faire une proposition explicite en numérique, qui est d'associer la technologie de pointe, et l'art contemporain avec un thématique spécifiquement avancée, un sujet futuriste, Orion. Les atouts numériques sont au rendez-vous : rétroéclairage numérique, graphismes, plans différents, associant art et technologies de pointes du médias et de la recherche esthétique logicielle. Régine Bazin, lorsqu'elle utilise, aujourd'hui, ces nouvelles technologies de la création produit des œuvres-d'art d'un type nouveau. Correspondant à notre siècle. Elle évolue dans un nouveau langage pictural, avec de nouveaux pigments-pixels, de nouvelles densités de couleurs et de lumières, de nouvelles tonalités intenses, qui créent des dégradés 3D . Régine Bazin, avec son jeu de logiciels, innove différents reliefs, effets, aspérités, plans et contre-plans, effets d'optique inégalés, et elle dépasse allègrement dans ses œuvres, toutes les grammaires des arts visuels du siècle écoulé. Elle intègre maintenant, de façon logicielle, un vocabulaire artistique nouveau du visuel dans « son » numérique, qui bouleverse l'ensemble des données et des concepts que l'on pensaient immuables dans la recherche en art visuel. Régine Bazin, à l'ère où le regard en arrive à présent à s'équiper de lunettes 3D face à l’œuvre-d'art, défend la faculté de créer en « numérique authentique » dans ce nouveau concert de prolifération de moyens techniques. Régine Bazin prouve que les peintures numériques, peuvent être produites avec beaucoup d'ingéniosité par le traitement logiciel, pour aller vers une nouvelle voie : celle de  « l'esthétique numérique ». Son œuvre « Orion » devient un titre signifiant, qu'elle veut « mot-signal » dans cette démarche créative de cet optosuggestivisme. « New abstract painting 3 » marque cette force de réalisation qui touche aux limites de l'expression artistico-numérique, par le travail sur les éléments les plus délicats, les plus infimes qui participent à la luminosité de la composition numérique. Avec « Songe de Rose » belle œuvre emblématique, nous pouvons nous rendre compte que, dans ce type de travail numérique, la poésie peut être sauvegardée au milieu des aspects et caractéristiques techniques, technologiques. Régine Bazin a su aménager, gérer, les reliefs-pétales en plans gradués de forces lumineuses, superposés, offrant une sensation nouvelle de cette fleur qui est adressée aux yeux du spectateur en mode d'art numérique. Un nouveau style de création. Cet « optosuggestivisme » de Régine Bazin donne la mesure des caractéristiques du poétique, du langage de l'humain, qui peuvent être généré avec des outils du numérique. Régine Bazin donne ici la démonstration avec l'optosuggestivisme que le technologique et l'humain peuvent faire bon ménage, converger grâce aux territoires de l'art, grâce au champ de l'esthétique. Régine Bazin avec sa peinture numérique "Optosuggestive" ou "Optosuggestive" Digital Painting. nous montre que la sensation que va percevoir le spectateur va émaner d'un tout esthétique. Un tout qui va se dégager de l'œuvre-d'art, d'une manière quasiment instantanée (opto) et impacter le regard d'une manière bien particulière, qui sera « numérico-suggestive » ou en sensations « digitalisée ». Ainsi l'optosuggestivisme procure une avancée dans l'art contemporain, puisqu' aux différentes mouvances de l'expressionnisme, de l'impressionnisme, ou de l'abstraction, qui jouaient sur un ressenti ou une interprétation d'un sujet donné dans le contexte et en forme d'une peinture sur une toile, (on canvas), Régine Bazin introduit une nouvelle donnée technologique à prendre en compte. Pour elle ce qui prime, c'est la force et l'intensité du message qui peut être envoyé tel un « insight » préconstruit, offert, proposé, suggéré vers le spectateur avec rapidité, simultanéité, immédiateté, critères indispensable, de la notion d'opto. Ceci, afin de produire un effet de ressenti totalement différent des œuvres d'art habituelles, sur toile par exemple. Seul l'art numérique peut ainsi y parvenir. C'est ainsi que Régine Bazin sait donner à la peinture numérique une véritable identité notamment par rapport aux mouvances d'un art sur toile, d'art sur toile. Il s'agit ici d'une identité plus technologique de l'art, correspondant à notre siècle.

 

Tendances artistiques internationales 2015 : Régine Bazin défend avec talent une nouvelle dimension pour l'art numérique. Elle accentue avec sa créativité la reconnaissance du travail artistique accompli à partir de logiciels et affirme la pleine vérité esthétique de l'œuvre-d'art conçue grâce avec les moyens issus du technologique. Régine Bazin porte aux premiers rangs dans l'art non seulement, dans le numérique mais dans l'art contemporain en général, la nouvelle notion de l'image numérique oeuvre-d'art visuelle à part entière. L'artiste rend encore plus évidente au plan international, la prise en considération de composantes techniques qui ont vocation a être indissociables de la création et sont devenues outils de création. Régine Bazin démontre comment l'œuvre-d'art peut-être reçue différemment par les spectateurs. Régine Bazin avec la mouvance créative de sa peinture numérique "Optosuggestive" ou "Optosuggestive" Digital Painting qu'elle impulse, fait entrer plus globalement l'art contemporain en général dans de nouveaux horizons. Ceux qui se dessinent autour de la prise de conscience quant à la portée esthétique de l'art numérique dans nos sociétés. Une conception, une tendance nouvelle hors des sentiers battus, une recherche de plusieurs années sur l'art numérique, qui ont permis à la peintre numérique Régine Bazin d'obtenir à Pékin le Grand Prix International des Arts « étoilé Tendance » qui marquera définitivement la présence incontournable cette grande artiste dans l'art numérique. Ce Grand Prix International signale un progrès nouveau identifié par « Styles et Tendances dans l'Art International » PEKIN 2015 , pour la compréhension des nouvelles formes d'art contemporain. Régine Bazin artiste peintre numérique française se situe ainsi aujourd'hui, aux toutes premières places de la création numérique contemporaine internationale. © Ed. EDMC Antoine Antolini. Décembre 2015. 

 

 

■ Le peintre Alain DELIC. Texte intégral.


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Alain DELIC. peintre contemporain. PEKIN 2015. Style: Le peintre Alain DELIC a fait spécialement le déplacement depuis la France où il réside durant l'année, pour présenter ses œuvres dans la capitale chinoise. Après une carrière en Australie et en Europe, ce peintre international se positionne actuellement dans le contexte artistique chinois. Une exposition l'an dernier , en 2014, toujours en Chine a été un succès et a contribué à y faire connaître l'artiste sous les vocables de "peintre des étoiles". Le maître a décidé de revenir en 2015 à PEKIN pour être présent durant le "Styles et Tendances dans l'Art International" 2015 qu'il a illuminé de son grand talent, accueilli dans cette "Grande Rencontre des Styles" à PEKIN comme peintre d'honneur européen. Il a obtenu à l'unanimité du Jury international le Grand Prix International des Arts de PEKIN 2015 "Étoilé Tendances". Il s'agit d'une marque d'honneur suprême qui a pour objectif de consacrer une carrière internationale de haut niveau pour le peintre, mais aussi de témoigner un signal artistique lorsqu'il y a l'évaluation d'une émergence de tendance dans les arts, suffisamment explicite. Alain DELIC incarne sur l'international, la tendance d'une peinture abstraite de l' « énergie cosmologique ». Il a creusé une trace profonde, tel un sillon nouveau: sa peinture et son style sont désormais gravés dans l'art contemporain international de notre époque.

 

Parmi les oeuvres présentées sur place par le peintre Alain DELIC, "Space Gravity" (Huile 130x89 cm), huile laque papier indien plissé sculpté. Double support sur toile. Cette peinture est emblématique de ses créations en relations étroites avec la cosmologie fondamentale, métaphysique, en étroit lien avec les sciences spatiales, astronomiques. La peinture du Maître rejoint une réflexion sur la consistance d'une nouvelle esthétique du "stellaire" et du « galactique ». Il réorganise les concepts interprétatifs de l'abstraction en donnant au pictural la capacité de la représentation de l'inaccessible en vision technique astronomique. Pour le peintre il ne s'agit pas d'un acte interprétatif au sens « imagier » , mais plus d'un stade expressif d'une intériorité prédisposée, intuitive, qui fait de la toile le réceptacle d'un écho quasi-médiumnique par lequel l'artiste « capte et peint » les couleurs, l'énergie, les sources génériques des forces gravitationnelles, au -delà du système solaire ou des systèmes stellaires. Alain DELIC énonce un nouvel entendement conceptuel du peindre en abstraction au XXI ème siècle, fait de photons coloriques et d'ondes vibratoires, dont ses mains qui froissent le papier, ses pinceaux, ses pigments, la toile, sont devenus des bandes passantes, via le "peintre-récépteur". Comme une nouvelle mission du peintre au cœur de la société contemporaine, animateur des représentations universalistes de l'inconscient collectif depuis la nuit des temps... Le peintre Alain DELIC véhicule dans notre présent une nouvelle intuition du spatial, du futur technologique, il possède cette aptitude anticipative de l'existant, à la fois moteur et acteur-esthète d'une réalité cachée. Pour l'instant nous ne savons aborder, même par les plus puissants télescopes la représentation des mystères enfouis au-delà des milliers d'annés lumières. L'artiste se pose comme un peintre leader sur le courant pictural du scientifique spatial, cosmo-énergétique, pour donner une véritable forme d' imagerie exceptionnelle de force et de plausible à l'extrapolation des représentations inter-planétaires. Il acte sa peinture comme un lien avec le hors-limites des sciences, aux confins des forces magnétiques des ultimes éclats de la vie des étoiles... "Divine Infinity" (Huile 130x89 cm), huile laque papier de soie plissé sculpté Double support sur toile; Avec la peinture de "trous noirs", des circulations "d'énergies cosmiques" Alain DELIC travaille spécifiquement sur l'énergie, la force, qui peut résider dans des espaces intersidéraux et qui régissent la ronde des astres, la course des planètes, les circum-navigations calendaires des comètes aux queues éblouissantes. Concernant ses oeuvres et son approche des supports, Alain DELIC utilise du papier de soie (ou d'autres types de papiers), pour lui c'est une matière noble, il considère que l'art contemporain aujourd'hui se situe très fortement au niveau du matériau, des supports, qui jouent d'ailleurs dans sa peinture rôle essentiel, comme appui et vecteur de son expression et de ses ressentis. "China Sky", (Huile 130x89 cm), huile laque papier de soie plissé sculpté. Double support sur toile. Il dit "...dans ma peinture je parle des planètes du cosmos , de la lune, des étoiles, du soleil ...je capte des couleurs... je vais plus loin que le soleil pour ressentir des couleurs autres"... et toujours avec "l'énergie" de tous ces astres qui gravitent, dans et autour des systèmes de galaxies, qui produisent encore et encore de l'énergie"... il nous a précisé ..."je ne peins pas ce que je vois, je peins ce que je ressens, ce ne sont pas des paysages que je vois, mais que je ressens, au plus profond de moi" ..."lorsque je parle des planètes, des trous noirs et des étoiles, je parle de l'Univers, celui que je ressens et non pas de l'Univers que les scientifiques peuvent expliquer par exemple à la télévision. Je suis un chercheur."

 

 

Tendances 2015 : Alain DELIC, pose la problématique de la représentation de l'infini cosmique et reflète la mouvance de courants picturaux qui donnent un nouveau sens à l'abstraction au XXI ème siècle. En complément des photos qui peuvent être prises par les satellites ou par les sondes spatiales, par les télescopes électroniques de notre siècle, une certaine abstraction prolonge au-delà, cette quête de l'image ultime de l'infini par l'impulsion créative. La science, montre les représentations de l'infini accessibles par des photographies du réel, et aborde ainsi une iconographie nouvelle. Ces photographies apparaissent parfois comme des œuvres abstraites au niveau du signe, de leur sémiotique au regard de la peinture abstraite. (Sujets narratifs évanescents, formes fugaces des nébuleuses voilées de couleurs diaphanes...) Par le concept du pictural, avec des supports et des couleurs, avec Alain DELIC, la peinture abstraite contemporaine reprends la main, et recentre sur son territoire de l'abstrait, intuitif, imaginaire, ou interprétatif, tout ce que la science pourrait arracher à l'abstraction par la photographie astronomique. Alain DELIC, incarne cette tendance qui renvoie l'imagerie astrale photographique dans ses propres critères hyperréalistes. Le peintre Alain DELIC recentre le discours pictural abstrait métaphysique, il repositionne le rôle démonstratif majeur qui appartient au peintre abstrait face à l'infini invisible et à ses représentations. Ceci au moyen des sensations humaines et de l'interprétation évocatoire des possibles. © Ed. EDMC Antoine Antolini. Pékin 2015.

 

 

Textes Reportages


■ La peintre Gilberte FERRARI. Elle crée une abstraction vivante internationale. Sa démarche artistique confirme aujourd'hui l'actualité des meilleures grammaires picturales qui ont fondé l'art abstrait.


"Sans-Titre" Peinture abstraite de Gilberte FERRARI

Gilberte FERRARI a obtenu la Médaille de

Gilberte FERRARI a obtenu la Médaille de "Peintre d'Excellence TALENTS DES ARTS D'AUJOURD'HUI 2013"

Abstraction en couleurs restreintes de la Peintre d'Excellence Gilberte FERRARI.

Abstraction en couleurs restreintes de la Peintre d'Excellence Gilberte FERRARI.

Découpages-collages en jeux esthétiques, une oeuvre étonnante de la peintre Gilberte FERRARI

Découpages-collages en jeux esthétiques, une oeuvre étonnante de la peintre Gilberte FERRARI

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Ici, la peintre abstraite Gilberte FERRARI, au Pôle Exposition Sud Côte-d'Azur

Ici, la peintre abstraite Gilberte FERRARI, au Pôle Exposition Sud Côte-d'Azur

Abstraction de la peintre Gilberte FERRARI, ses oeuvres-d'art reflètent souvent une amplitude quasi-cosmique

Abstraction de la peintre Gilberte FERRARI, ses oeuvres-d'art reflètent souvent une amplitude quasi-cosmique

Au sources de la gestualité picturale, Gilberte FERRARI matérialise dans l'oeuvre abstraite l'énergie qui la traverse.

Au sources de la gestualité picturale, Gilberte FERRARI matérialise dans l'oeuvre abstraite l'énergie qui la traverse.

Sélectionnée TALENT DES ARTS D'AUJOURD'HUI, titrée

Sélectionnée TALENT DES ARTS D'AUJOURD'HUI, titrée "Peintre d'Excellence" en 2013, l'artiste Gilberte FERRARI, crée en Catégorie Abstraction

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La peintre abstraite Gilberte FERRARI redéploie les techniques picturales avec de nouvelles logiques créatives.

La peintre abstraite Gilberte FERRARI redéploie les techniques picturales avec de nouvelles logiques créatives.

Peinture abstraite de Gilberte FERRARI, une résonnance de plans colorés en harmonieuse architecture

Peinture abstraite de Gilberte FERRARI, une résonnance de plans colorés en harmonieuse architecture

La peintre Gilberte FERRARI va parfois questionner les limites de l'impressionnisme pour créer d'autres lectures de formes et couleurs.

La peintre Gilberte FERRARI va parfois questionner les limites de l'impressionnisme pour créer d'autres lectures de formes et couleurs.

la peintre Gilberte FERRARI fait ici de son oeuvre un territoire de forces immatérielles, d'énergies posées.

la peintre Gilberte FERRARI fait ici de son oeuvre un territoire de forces immatérielles, d'énergies posées.

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La peintre Gilberte FERRARI crée en abstraction avec un talent qui provient avant tout d'une nécessité profonde pour elle, d'un besoin irrépressible d'évacuer de son intériorité un ensemble d'énergies, de sensations extérieures, qui l'environnent, l'habitent, la dépassent. Elle pose sur la toile, des formes et des couleurs, des graphismes peints, des traces, des ruissellements, pour se libérer de ces flux en elle, qui la traversent devant la toile. Elle aime à dire  « ...Lorsque je peins, je suis toujours physiquement présente devant l'œuvre, mais en réalité je suis ailleurs.... ».


Il émane de l'oeuvre de Gilberte FERRARI, une atmosphère incomparable, de force et de vérité, qui laisse le spectateur à la fois admiratif et dans un questionnement face à l'art, face à lui-même. L'artiste ne donne aucune piste à suivre , aucune indication, chacun devant ses tableaux doit faire son propre cheminement. Le choix des modalités de « Sans-titres » pour nommer ses peintures, résume bien, pour l'artiste cette notion de territoire de liberté que l'art est avant tout, espace où personne ne détient la vérité première. Gilberte FERRARI, recentre l'abstraction dans une de ses dimensions les plus initiales, dans le périmètre de cette fonction de l'abstraction, qui permet que l'art, la peinture, puissent aller encore plus loin dans l'expression, pour capturer les plus subtiles vibrations et les poser en visuel sur la toile. Gilberte FERRARI, s'est rendue mâture, maitresse de tout ce pan de l'abstrait, qui consiste à vivre le déconditionnement devant l'œuvre, pour laisser passer l'état premier le plus « objectif » du peintre; Elle sait laisser le support devenir témoin de cet ailleurs inconnu, par-delà l'inconscient, individuel ou collectif, dont l'artiste devient alors peu à peu le médium, le récepteur-transmetteur; Si les surréalistes avaient compris les premiers le rôle de la peinture pour traduire l'état si particulier de la pensée, entre conscience présente et lacher-prise du monde réel, dans des dialectiques esthétiques très diverses, ils ont exploré avec bonheur, les convergences ou les divergences entre rêve et réalité et toutes les expressions artistiques possibles en ce domaine. Ces surréalistes tels des peintres-chercheurs, avaient su sortir du figuratif pour explorer les abysses d'un autre langage sur la toile, venu d'un ailleurs... psychologique ? anthologique ? ou bien en résurgence d'une conscience immémoriale depuis la nuit des temps ?... Gilberte FERRARI, est bien dans ce contexte théorique entre conscience et immatérialité. Elle fusionne en symbiose avec l'œuvre, tout en restant extérieure et nous démontre bien que l'abstraction est un tout, un moyen plus qu'une fin ; Que le dripping, la peinture en coulures et ruissellements, dès lors, peut être une modalité technique d'expression picturale simplifiée et directe, efficace. De ce potentiel expressif qui peut être autant une écriture-« peinture », l'artiste en crée des jeux multiformes, en multicolorisme, en coïncidences, en véritable chaos de vie. Pour Gilberte FERRARI, son style, ferme et toujours inédit, nous confirme dans plusieurs de ses peintures, que la trace, le signe, peuvent se poser sur une même œuvre, ce, en mixité avec un informel composé d'à-plats, de résonances impromptues de tons variés, tels des sons colorés, d'équilibres intuitifs, de profondeurs inextricables. Le travail de Gilberte FERRARI, sa démarche picturale, spontanée se veut absolue, mais aussi culturellement émanation d'une ecriture-peinture européenne. Sa créativité est utilement débridée, dans notre contexte d'art contemporain aujourd'hui, pour venir faire un pontage, dire une « charnière », clarifier les logiques picturales, l'évolution des courants, comme on l'attend et en avons besoin -dans nos générations actuelles- pour mieux comprendre l'abstraction américaine et celle initiée par des artistes européens. Au-delà d'à-priori clivants trop vite installés, une avancée cognitive émerge dans cette démarche profonde de la peintre, évidente pour tous ceux qui s'intéressent aux progrès de l'art contemporain. Les peintres européens ont su produire leur propre peinture gestuelle, avec leurs propres logiques, qu'il s'agisse d' André MASSON ou de Georges MATHIEU, avec leurs approches intellectuelles spécifiques quant au langage abstrait, le voulant déconditionné de son environnement immédiat. Déconnexion, lorsque le peintre ne devient plus qu'esprit qui peint, sur une toile réceptacle, son pinceau devenant son seul lien matériel au vivant; Même s'il est un fait qu'en matière d'expressionnisme abstrait, l'Ecole New-yorkaise, a su s'exporter avec succès, au travers de diverses grammaires picturales, cela par des approches théoriques appréciées sur les cinq continents, tel avec « l'action painting », et notamment avec les célèbres Jakson POLLOCK ou Willem DE KOONING. Toutefois l'expression picturale en performance, en spontanéité sur la toile, ou en échos de spiritualité, est une modalité à la fois avant-gardiste et intemporelle, sous toutes les latitudes. L'Asie, la Chine, connaissent bien la traduction de l'immatériel dans l'œuvre depuis des siècles avec le « Chi », ou le « Qi », ce souffle cosmique, qui produit le signe, le sens, la beauté spirituelle de l'oeuvre-d'art.... Gilberte FERRARI, peint des sensations qui lui viennent d'une autre dimension du monde sensible qui l'entoure et dans laquelle elle baigne, de tout son être, en une immersion non codifiable. Sa peinture ne vient pas exprimer un message diffus de son intérieur personnel, qui aurait des accents impressionnistes; Ce n'est pas pour elle la traduction de ses ressentis intimes... Au contraire, elle laisse s'échapper sur ses toiles, ce qui la transcende, « qui la dépasse...» selon ses termes. La peintre ne cherche pas à inter-agir sur cette influence métaphysique, elle nous dit «... parfois j'ai presque besoin de peindre dans l'urgence, il faut que mon œuvre sorte de moi, que je puisse éjecter sur la toile ce qui m'envahit, ce qui se passe dans ma peinture m'échappe, je m'écarte pour laisser passer ces sensations qui me traversent, qui semblent comme venir d'ailleurs...». Gilberte FERRARI, dans un expressionnisme abstrait européen, vit ce déconditionnement, essentiellement en une projection du geste et du signe, de la trace, de l'espace coloré, qu'elle rapporte et sur lequel elle n'intervient pratiquement pas pour aménager, composer. Les couleurs sont appliquées comme elle le dit « dans l'urgence ». Sa peinture n'est pas fondée sur une recherche esthétique, mais bien se veut la réponse à son besoin d'extérioriser un univers de sensations inconnues, hors de l'espace et du temps. Pour l'artiste, sa peinture se situe hors du champ de ressentis émotionnels, ou des interprétations de vécus. Gilberte FERRARI, ne transmet pas des impacts visuels ou sensibles, qu'elle filtrerait ou retraduirait picturalement. Sa démarche est unique de non implication dans la construction de l'œuvre, son style se situe entre écriture-peinture automatique et gestualité libérée. Son amplitude de geste reste hors de tout contrôle esthétique pensé, qui induirait, conduirait, déciderait, des formes ici ou des couleurs là... Sa peinture est principalement générée d'impulsions, abstraites et non interprétatives du réel. La peintre s'abstient de l'évocation, de l'allégorie, des souvenirs. Gilberte FERRARI sait rester toujours à distance de ce que les conventions d'un art admis, pourraient lui suggérer; Elle dit « Je peux vite m'ennuyer sur une toile, il faut que je change alors mes couleurs, il faut qu' il se passe quelque-chose... ». C'est bien de cette œuvre urgente qui devient un évènementiel en soi, dont nous parle l'artiste, avec l'authenticité de l'aventure vécue. Parfois elle s'autorise des incursions récréatives aux limites de l'impressionnisme, pour aller y questionner la forme ou la couleur, interroger le lien au réel, comme pour mieux baliser son territoire d'abstraction. L'artiste a été remarquée en France lors d'une sélection nationale de « Talents des Arts d'Aujourd'hui» en 2013. Le style et la démarche expressionniste que Gilberte FERRARI porte en elle, à sa façon, au-delà de tous ressentis intérieurs, hors de toutes intentions esthétiques, lui permettent de conduire une « liberté du peindre » à un paroxysme de pureté non-figurative absolue. Cette recherche lui a valu la distinction de Peintre d'Excellence 2013 Talents des Arts d'Aujourd'hui; Une artiste qui propose un entendement pictural, essentiel et intemporel, quant à l'acte de peindre en abstraction. Sa démarche de créativité rafraîchit, réactualise, tout ce qui a pu être analysé, voire énoncé, sur l'art abstrait, tout autour du monde, ces vingt dernières années.

 

Antoine Antolini, Février 2014

 

 

SELECTION PEINTRES D'EXCELLENCE «  TALENTS DES ARTS D'AUJOURD'HUI » - 2014 -

Pôle d'Exposition Sud Côte-d'Azur

titre « La peintre Gilberte FERRARI. Elle crée une abstraction vivante internationale ». sous-titre: « Sa démarche artistique confirme aujourd'hui l'actualité des meilleures grammaires picturales qui ont fondé l'art abstrait.  »

 

© Texte et reportage, Antoine Antolini – Février 2014

© Editions des musées et de la culture EDMC 2014

 

Le texte peut être utilisé librement en totalité ou en extraits par tout utilisateur, écrivains, étudiants,journalistes,galeries,audio-visuel,en citant:

titre, auteur, sources, date de publication

 

TOUS DROITS RESERVÉS POUR TOUS PAYS - LOI DU 11 MARS 1957 -

 

 


■ Laurence LAMANDAIS déploie dans l'abstraction un style en phase avec le monde actuel. Sa démarche artistique ouvre des horizons nouveaux dans la peinture européenne abstraite.


LA PEINTRE ABSTRAITE LAURENCE LAMANDAIS. SON OEUVRE PARTICIPE AU DEVENIR DE L'ART CONTEMPORAIN

LA PEINTRE ABSTRAITE LAURENCE LAMANDAIS. SON OEUVRE PARTICIPE AU DEVENIR DE L'ART CONTEMPORAIN

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

LA PEINTRE LAURENCE LAMANDAIS, L'ABSTRACTION EST POUR ELLE UN PARCOURS DE VIE

LA PEINTRE LAURENCE LAMANDAIS, L'ABSTRACTION EST POUR ELLE UN PARCOURS DE VIE

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"MEMOIRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

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LAURENCE LAMANDAIS PEINTRE CONTEMPORAINE ABSTRAITE

LAURENCE LAMANDAIS PEINTRE CONTEMPORAINE ABSTRAITE

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

"SANS- TITRE" PEINTURE ABSTRAITE DE LAURENCE LAMANDAIS

LAURENCE LAMANDAIS PEINTRE ABSTRAITE

LAURENCE LAMANDAIS PEINTRE ABSTRAITE

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Le style de la peintre abstraite Laurence Lamandais, se pose dans l'art contemporain d'aujourd'hui avec les nouveaux critères de ce début de 21 ème siècle. Elle rénove le rapport de l'art non-figuratif avec une nouvelle façon de voir de la société. Le rôle du peintre, la portée de sa création, la manière dont le spectateur peut ressentir l'expression de l'art abstrait, Laurence Lamandais, artiste de la nouvelle génération, nous apporte des réponses plurielles, multiformes, qui mettent en symbiose les ressentis individuels et collectifs.


La peinture de Laurence Lamandais est une peinture abstraite, qui est un pontage entre le « soi » et les autres, qui met en osmose la statique et le mouvement, l'unitaire et le tout, qui relie la conscience individuelle et l'inconscient collectif. Son talent créatif, sait faire progresser la vision de la non figuration en construisant un style puissant, diversifié en formes et couleurs, qui ne lasse jamais le spectateur, sait rester fidèle au cap qu'elle s'est choisi. Elle met en résonance à travers ses « Sans- titres » un langage pictural allégorique, interprétatif de ses ressentis, de ses intentions. Ses tableaux sont des espaces de rencontres entre la peintre, le spectateur, la société... Des œuvres abstraites intenses, un exprimé polysémique accessible à l'intériorité de l'individu tout comme à la révélation de son lien au groupe. La démarche de la peintre situe l'oeuvre-d'art comme un ensemble construit de nombreux éléments homogènes dans la perception visuelle. Le contenu des toiles appelle toutefois à discerner  le foisonnement des motifs, leur multiplicité, leur réplication apparente, avec des particularités portées par chaque touche. Une pluralité, un jeu de répartition dans l'espace de la toile, qui composent l'œuvre en créant au final la sensation d'un « tout ». Au-delà des concepts de l'école New-yorkaise, novateurs dans la seconde moitié du 20 ème siècle, la peintre a su imaginer sa propre grammaire contemporaine. Par ses compositions, ses architectures d'aménagement des sujets, ses résonances de formes, souvent ses motifs répétés, Laurence Lamandais fait passer un message pictural en plein phasage avec notre société. Celui de l'individu et du groupe, les partitions dans l'ensemble, on y voit poindre la structuration qui nous englobe, l'homme dans la société qui le dépasse parfois mais ou il s'affirme aussi pourtant, comme dans ces tableaux de l'artiste dans lesquels les touches et motifs trouvent leurs dimensions pleines qu'en étant parties d'un ensemble. La force conceptuelle de Laurence Lamandais, surfe sur ce registre d'interdépendances, d'échos en retour de la marque colorée, différente, nuancée, mais qui se conjugue en une complétude, une plénitude, une cohérence, qui donnent une identité synoptique à l'oeuvre-d'art. La peintre Laurence Lamandais affirme ainsi une esthétique dualiste, qui permet au public de se confronter, par cette expression, à la fois à sa conscience et à son propre inconscient. La peintre sait poser sur ses toiles le questionnement de la grégarité dans la société, celui de la propension instinctive au regroupement. Ses tableaux permettent à chacun de se plonger dans un véritable univers bien relié. L'œuvre muséologique de l'artiste est à l'image de chacune de ses toiles; Chaque peinture fait partie intégrante de l'œuvre globale, s'y imbrique, y trouve sa place particulière et remarquable, dans un continuum esthétique et vivant: Un style abstrait véritable et novateur. Non enfermé dans un postulat de départ, mais libéré dans une fraîcheur créative. S'il arrive que Laurence Lamandais titre, exceptionnellement, le tableau, comme « Mémoire » ou « Profondeur », elle sauvegarde toujours une notion d'infinitude, d'ouverture, d'intemporalité subjacente. Le travail de Laurence Lamandais puise sa source dans la recherche de l'idée d'un mouvement perpétuel dans la réplication, des modalités d'occupation de l'espace pour qu'il ne soit pas statique, de la dialectique du tableau en tant que contenant circonscrit et contenu proliférant... Point de non-dits, mais des gestualités signifiantes, des couleurs en harmonies créent des peintures unies et animées dans l'imbrication des formes, pour accueillir le regard, le faire circuler dans un immensité différente. Ce qui prime chez l'artiste, dans ses compositions, dans ses peintures « Sans-titres », c'est la manipulation des formes et des couleurs, leurs étonnantes structurations, qui arrivent à créer un potentiel évocatoire inouï, une cinétique. L'artiste devant sa toile en a maitrisé à la fois l'espace limité et illimité, entre l'intériorité individuelle et l'extraversion tournée vers la société. Une peinture qui concentre un caractère de mobilité implosive, de non-limite intrinsèque, endogène. Seule la dimension du tableau vient cadrer, délimiter matériellement. L'impact en ressentis allégoriques et mécaniques en déborde : l'artiste a su générer une grammaire exponentielle, l'œuvre porte en elle sa propre dynamique, s'auto-régule sous la main de la peintre. C'est un territoire visuel absolu, qui s'autosuffit. Laurence Lamandais à su conquérir le paradoxe en abstraction, de l'œuvre immanente, construite en processus d'expansion latente et  à la fois contenu, mais qui va, au fil de l'entendement, envahir, comme en miroirs à l'infini, le cœur du spectateur, son imaginaire, sa capacité à ressentir... Les uns après les autres, ses sentiments les plus profonds sont entrainés, mis à jour, à la surface de lui-même ... Beauté, joie, souffrance d'être et du devenir, de "l'ici" et de "l'ailleurs", du présent et du futur, tourments de la vie ou sérénité au-dessus du quotidien, interrogation du soi et de la société, tout est dit, tout est a ressentir, dans l'esthétique absolue de Laurence Lamandais. Le public réalise bien cela et sait s'approprier l'œuvre, y adhère dans l'émotion. Il sait se sentir concerné, se projeter pour vivre une nouvelle modernité de conscience, en phase avec son temps. Il y a peu de peintres qui on su utiliser l'art abstrait avec autant de pertinence, de talent, et qui, comme Laurence Lamandais, ont su faire que leur monde deviennent le monde de chacun. Une peinture, comme canevas du visible, qui juxtapose des sentiments vivants, des espaces-territoires, des couleurs-sujets, des mondes dans des mondes : une universalité. Nous sortons avec la peintre Laurence Lamandais, de l'ère des innovations passées des techniques artistiques, du dripping de Pollock ou des monochromes, de l'« action painting » au « tachisme », des abstractions « géométriques » ou encore de celles de l'« optic'art », pour aller vers un contenu autre et nouveau que l'artiste propose aujourd'hui en Europe, et sur l'international. Celui d'autres sens donnés aux signes. L'expression de nouvelles structures picturales, allégoriques, de l'instant de vie et de la vie, de l'humain et du sociétal, de l'espace fractionné, qui s'unifie toujours dans une totalité cosmique... Messages de l'espace assigné et du quantitatif répété, devenant mouvant, ordre cyclique... Apparente similarité de touches picturales, qui pourtant sont toutes différentes. le spectateur se confronte à ce qu'il a en lui de sociétal, côtoie une partie émergente d'une conscience de l'ensemble. Laurence Lamandais ouvre la voie d'une matérialisation esthétique talentueuse, une autre acception du mouvement dans l'espace et de sa signification en peinture abstraite, de l'unité et du tout, avec une interface métaphysique qui approche et révèle l'inconscient collectif. Acte de peindre d'une portée rare et actuelle. Le positionnement aujourd'hui de la peintre abstraite française Laurence Lamandais, dans les premiers rangs de l'art européen et international, apparaît évidente et inéluctable. En contexte des Etas-Unis et de l'Asie, la peintre affirme avec force une authenticité de recherche artistique fondamentale et appliquée, qui génère à travers elle, la promotion de l'abstraction et de la peinture abstraite européenne d'ensemble.

 

                                                                                      Antoine Antolini, Octobre 2013

 

 

Nota : La peintre abstraite Laurence Lamandais, issue de la sélection nationale « Talents des Arts d'Aujourd'hui », à obtenu la Médaille de Peintre d'Excellence Talents des Arts d'Aujourd'hui 2013.

 

Pôle d'Exposition Sud Côte-d'Azur SELECTION PEINTRES D'EXCELLENCE

«  TALENTS DES ARTS D'AUJOURD'HUI » - 2013 -

titre « Le style de la peintre abstraite Laurence Lamandais.»


© Texte et reportage, Antoine Antolini – Octobre 2013

© Editions des musées et de la culture EDMC 2013

 

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■ La créatrice des "sensa" picturaux, la peintre et photographe, Annie d'HERPIN, innove une nouvelle esthétique en 2012 en inventant les PINXITNUMERICA (c). Un résultat de synthèse peinture-photo.


PINXITNUMERICA - 20 x 27 cm (c) CREATION ANNIE D'HERPIN 2012

PINXITNUMERICA - 20 x 27 cm (c) CREATION ANNIE D'HERPIN 2012

ANNIE D'HERPIN 2012 CREATION DES PINXITNUMERICA - (France)

ANNIE D'HERPIN 2012 CREATION DES PINXITNUMERICA - (France)

 ANNIE D'HERPIN, APRES AVOIR CRÉÉ LES SENSA EN PEINTURE L'ARTISTE A INVENTÉ LES PINXITNUMERICA (c)

ANNIE D'HERPIN, APRES AVOIR CRÉÉ LES SENSA EN PEINTURE L'ARTISTE A INVENTÉ LES PINXITNUMERICA (c)

PINXITNUMERICA - 20 x 27 cm

PINXITNUMERICA - 20 x 27 cm

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PINXITNUMERICA OEUVRE CREE PAR ANNIE D'HERPIN, PEINTRE PHOTOGRAPHE

PINXITNUMERICA OEUVRE CREE PAR ANNIE D'HERPIN, PEINTRE PHOTOGRAPHE

PINXITNUMERICA  ŒUVRE D'ANNIE D'HERPIN

PINXITNUMERICA ŒUVRE D'ANNIE D'HERPIN

PINXITNUMERICA REALISÉ PAR ANNIE D'HERPIN PEINTRE PHOTOGRAPHE

PINXITNUMERICA REALISÉ PAR ANNIE D'HERPIN PEINTRE PHOTOGRAPHE

ANNIE D'HERPIN PEINTRE PHOTOGRAPHE CREATRICE DES PINXITNUMERICA

ANNIE D'HERPIN PEINTRE PHOTOGRAPHE CREATRICE DES PINXITNUMERICA

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La créatrice des "sensa" picturaux, la peintre et photographe, Annie D'HERPIN, chercheur en art, innove une nouvelle esthétique en 2012 en inventant les PINXITNUMERICA (c). Ses oeuvres originales, issues d'un processus de mixité peinture-photo, nous font découvrir une recherche contemporaine, la construction d'un univers de jamais-vu.

 

ANNIE D'HERPIN, PEINTRE ET PHOTOGRAPHE. APRES AVOIR CRÉÉ LES SENSA PICTURAUX (ELEMENTS PROJECTIFS D'EVOCATIONS), L'ARTISTE INNOVE EN  METTANT AU POINT LES PINXITNUMERICA (c)

MAITRISANT L'AQUARELLE ET LE FIGURATIF, C'EST DANS LE DOMAINE DE L'ABSTRACTION QUE LA PEINTRE ET PHOTOGRAPHE ANNIE D'HERPIN CONDUIT DES RECHERCHES SUR LA PERCEPTION DU SENSIBLE.

 

 

Les "pinxitnumérica" de la peintre-photographe Annie d'Herpin, une avancée dans l'art contemporain, au-delà de l'abstraction peinte  

 

Les "pinxitnumérica" © Annie d'Herpin 2012 sont des réalisations originales qui permettent de prendre conscience de la complémentarité qu'il peut y avoir entre la création picturale et la création photographique. Selon Annie d'Herpin le  "pinxitnumérica" se définit comme une oeuvre-d'art, qui recherche au delà de l'exprimé peint, au moyen du photographique, les éléments esthétiques enfouis dans un ensemble de signes et de sens, pour en créer une image originale en une nouvelle acception perceptive. C'est un lien, un pontage et un révélateur, entre l'existant présent et le visible. Le "pinxitnumérica" a été créé pour traduire, montrer, au-delà de la réalité apparente de l'oeuvre-d'art, une autre abstraction visible, qui y réside et constitue une deuxième réalité ou vérité esthétique de l'oeuvre-d'art. Le "pinxitnumérica" révèle et met en exergue la « dimension cachée » de l'abstraction dans l'oeuvre en utilisant le potentiel brut et documentaire de la photo numérique à partir de l'oeuvre-étalon peinte préalablement par l'artiste. Le "pinxitnumérica" est de ce fait une innovation en art contemporain, produite par Annie d'Herpin. La peintre allie avec talent deux disciplines peinture et photographie numérique, les conjuguant pour produire une nouvelle esthétique originale conceptuellement fondée : Le « pinxitnumérica ». Annie d'Herpin à su dans cette démarche stylistique novatrice, maintenir l'acte pictural en pleine validité plasticienne, tout en le redéployant esthétiquement par un autre médium, un autre moyen média: le photographique contemporain. L'originalité de l'approche de l'artiste vient dynamiser un espace peint, en potentialisant sa dimension statique, suggestive, parfois onirique ou projective, par une transposition visuelle du contenu peint maintenu en totalité de grammaire, de formes et de couleurs.

 

L'évocation qui en ressortira sera intensifiée et démultipliée en termes de puissance artistique et interprétative du réel. L'appui du numérique vient en soutien de la création originale peinte en abstraction par l'artiste elle-même, pour en faire rayonner les particularités subjacentes, les mystères induits, les non-dits, les allégories fantastiques, les abstractions en résonnances d'autres interprétations intuitives du monde. Le "pinxitnumérica" vient enrichir l'art par une nouvelle modalité technique et artistique, tant matérielle que conceptuelle, permettant la maitrise de création d'un nouveau matériau esthétique.  Avec le « pinxitnumérica », la trame numérique et pixellisante ne crée pas à proprement parler une nouvelle image peinte, elle permet de révéler un existant matériel enfoui au coeur de l'oeuvre, pour mettre en relief à partir du plus profond de l'exprimé peint, l'élément porteur du sensible. Le "pinxitnumérica" optimise de façon parallèle, d'une part la puissance évocatrice de l'oeuvre, et d'autre part  la capacité de voir du spectateur, son aptitude à ressentir. Annie d'Herpin, peintre-photographe, a su mettre ainsi sa vision en immersion dans le jeu des formes et des couleurs qu'elle a préalablement su produire sous forme de peinture initiale, telle une œuvre-source étalon, pour après un étude et analyse, en faire les relevés choisis, afin de les rapporter à la surface de l'art. Il s'agit d'aller plus loin pour "...identifier, comprendre et positionner un artefact en statut d'œuvre-d'art à part entière..." © (Annie d'Herpin. interview 2012). Les recherches de l'artiste au travers du "pinxitnumérica" se veulent intégrer des dimensions de reportage archéologique, de relevé visuel et d'extraversion d'une imagerie sélective et élaguée. Du fond vers la surface, mais autant du passé esthétique vers le présent. Selon Annie d'Herpin : "...le "pinxitnumérica" est un moyen technique de l'esthétique grâce à la photographie numérique, qui permet de saisir visuellement les archétypes sémantiques et sémiotiques, les caractéristiques innées de l'expression intemporelle du pictural, qui sous-tendent tout l'art abstrait et reposent au fond des abysses de l'art lui-même, qui se substratifient en logiques invisibles dans l'oeuvre-d'art, hors du champ de conscience du spectateur et que je recherche, fais apparaitre, que je fais émerger volontairement en tant que tels..." © (Annie d'Herpin. interview 2012). L'artiste joue avec les architectures abstraites plastiquement signifiantes, émouvantes, avec les échos impressionnistes, impressionnistes-abstraits, les contenus de l'abstraction, les ambivalences de réel et d'irréel, dans ce qui est peint par elle-même au préalable, pour les repositionner par le numérique photographique en des "pinxitnumérica" originaux et évocateurs, lesquels devenant constitutifs d'un nouveau langage abstrait. La créatrice arrive,  au gré de son inspiration, à saisir dans son oeuvre-étalon ce qui sera dans certains "pinxitnumérica", animé de double lecture. Ceci pour faire osciller, ou basculer, l'abstraction dans une logique de réalité et de lisibilité figurative selon la manière de regarder du spectateur. Le rapport entre l'image initiale et finale est transformé par une notion d'échelle sans que le contenu sémiotique ou sémantique ne soit touché ou modifié. Le "pinxitnumérica" n'est pas "trans-formé", mais "trans-posé" à partir de l'oeuvre-étalon devant le regard du public. Annie d'Herpin le considère comme le résultat d'un processus précis d'extraction artistique significative et de redéploiement en une autre stratification de visible. Les trois étapes-clés de la démarche de l'artiste Annie d'Herpin pour la création des "pinxitnumérica" sont : Tout d'abord phase de réalisation de l'oeuvre-peinte, ou « oeuvre-étalon ». Ensuite phase d'investigation esthétique. Enfin phase de prise-de-vue, sélection et restitution en modalité de photographies, La particularité du "pinxitnumérica" est qu'il s'agit d'une oeuvre-d'art abstraite qui véhicule en osmose, en synthèse théorique et optique, à la fois l'instantanéité de la photo, sa fonction documentaire voire historique et l'intemporalité de ce qui est définitivement peint face à l'avenir. Le territoire graphique que les pixels vont venir explorer et enregister, devient celui d'un art abstrait originel et « essentiel ». Le "pinxitnumérica", se définit alors comme prolongement et nouvel existant de l'essence première, comme extrait concentré et "exprimé" (au sens d'expurgé) à partir de l'énergie visuelle esthétique et sensible qui circule dans l'oeuvre-étalon. La démarche d'Annie d'Herpin devient alors synoptique, miroir et reflet, de toute les ambivalences de la partie et du tout et/ou inversement. Une actualité par laquelle l'artiste nous entraine dans une nouvelle « gestalt théorie » comme elle avait su le faire précédemment avec ses œuvres "sensa" dans des relations différentes de perception entre le monde, la réalité, l'environnement extérieur et l'introspection, proposant ses "sensa picturaux" comme le lien enfin conquis pour donner une réponse matérielle par l'art à toutes les ambivalences cognitives de sens et de signe, de ressenti et de senti. Novateurs à leur tour, les "pinxitnumérica" en 2012 organisent et réalisent une osmose entre l'artistique et le technique. Le technique peut aussi être l'art, la numérisation peut permettre l'évolution culturelle et de nouvelles acceptions artistiques, comme le prouvent maintenant les « pinxitnumérica », en prenant statut de représentation fidèle de tout l'insu enfoui au plus profond de l'art abstrait, (l'in-ressenti) et nous faire "trans-voir", "trans-paraître" ce qui se cache derrière l'abstraction. Annie d'Herpin en allant derrière le miroir, plus loin que la réalité objective, plus loin que l'imaginaire subjectif, au-delà de l'apparence de l'art abstrait, nous rapporte au travers de ses "pinxitnumérica" ce qu'il ne nous est pas donné de voir, de ressentir dans l'oeuvre d'art initiale. Cette artiste à su créer ainsi, modéliser par son intuition, son intervention dualiste "une autre réalité du visible" que recélait l'art abstrait. Ses œuvres-étalon abstraites et initiales sont la référence de la création ultime : Le « pinxitnumérica ». C'est un nouveau continent qu'il reste à présent à explorer, celui de la dimension qui se cache derrière l'abstraction. La communauté artistique contemporaine avant-gardiste fait généralement porter ses efforts sur la recherche de nouveaux horizons innovants, en termes de grammaires inédites, de styles exclusifs pour faire avancer l'art, la culture. Annie d'Herpin, chercheuse libre, s'inscrit en Europe dans les avant-postes de cette communauté artistique et apporte clairement et nettement quant à elle, aujourd'hui, une vraie pierre nouvelle et bien définie à cet édifice en continuelle construction qu'est la recherche internationale en art. Il appartient à présent à toutes celles et ceux qui ont un rôle à jouer dans la médiation ou la communication avec le public, de faire connaître et relayer de façon plus approfondie cette avancée esthétique européenne.

 

La peintre et photographe Annie d'Herpin, pour l'intérêt international que représentent son travail abstrait et sa création des « pinxitnumérica » s'est vue décerner la  Médaille de « Talents des Arts d'Aujourd'hui » 2012 le mardi 26 juin 2012.

 

Antoine Antolini, Juin 2012


 

Pôle d'Exposition Sud Côte-d'Azur «  TALENTS DES ARTS D'AUJOURD'HUI » – Juin 2012

titre "Les pinxitnumérica de la peintre-photographe Annie d'Herpin,

une avancée dans l'art contemporain, au-delà de l'abstraction peinte"


© Texte, Antoine Antolini – Juin 2012

© Editions des musées et de la culture EDMC 2012

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TOUS DROITS RESERVÉS POUR TOUS PAYS - LOI DU 11 MARS 1957 -




■ recherche artistique, styles et innovations dans les arts


■ L'univers pictural de Dominique BOYER.
Une signification colorée qui vibre d'une sensibilité fascinante. Son paysagisme impressionniste-abstrait épouse notre siècle de façon exemplaire.


FULL WATER (PLEINES EAUX) PAYSAGISME IMPRESSIONNISTE ABSTRAIT DE DOMINIQUE BOYER

FULL WATER (PLEINES EAUX) PAYSAGISME IMPRESSIONNISTE ABSTRAIT DE DOMINIQUE BOYER

FULL WATER (LES PLEINES EAUX) PEINTURE  DE DOMINIQUE BOYER EXTRAIT N°1

FULL WATER (LES PLEINES EAUX) PEINTURE DE DOMINIQUE BOYER EXTRAIT N°1

FULL WATER (LES PLEINES EAUX) PEINTURE  DE DOMINIQUE BOYER   EXTRAIT N°2

FULL WATER (LES PLEINES EAUX) PEINTURE DE DOMINIQUE BOYER EXTRAIT N°2

FULL WATER (LES PLEINES EAUX) PEINTURE  DE DOMINIQUE BOYER EXTRAIT N° 3 (SENS ET  PALETTE)

FULL WATER (LES PLEINES EAUX) PEINTURE DE DOMINIQUE BOYER EXTRAIT N° 3 (SENS ET PALETTE)

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ETUDE DU TABLEAU "FULL WATER" PAYSAGISME IMPRESSIONNISTE-ABSTRAIT DE DOMINIQUE BOYER. La peintre Dominique Boyer produit aujourd'hui en France, un paysagisme impressionniste-abstrait, qui réinvesti de sa signifiance profonde, une implication de l'artiste dans une médiumnité esthétique entre conscience et inconscient collectif, en reportage d'un lien universel et spirituel entre l'homme et le monde. L'oeuvre de Dominique Boyer occupe sa pleine place dans l'espace contemporain. La peintre, au travers de "Full Water", son oeuvre emblématique dans sa dimension expressive, nous porte témoignage exemplaire de la puissance de son style. Bien représentatif de l'engagement de l'artiste à la fois dans les formulations visuelles aux limites de l'impressionnisme et dans les références théoriques du paysagisme abstrait. Ce tableau apporte toute la magie et la cosmicité nécessaires, pour redonner au paysage impressionniste une nouvelle amplitude avec les connotations que peuvent lui apporter l'abstraction. "Full Water" est une toile qui améliore la prise de conscience des fondements de cette modalité de peindre en style impressionniste-abstrait, dans laquelle notre pays à su s'imposer dans le XXème siècle. Historiquement, après l'Ecole de Barbizon, que nombreux situent comme la première école européenne du paysage, il semblait logique que dans la tradition paysagiste poussée aux limites du visible ou du lisble par des peintres tels Monet ou Matisse, il puisse ensuite survenir de jeunes peintres français, pour porter encore plus loin avec succès le paysage, vers les territoires de l'abstraction. Ils se distinguèrent avec un sens élaboré, une culture bien fondée, un talent personnalisé "à l'européenne", en identité pleine par rapport aux Etats-Unis ou à l'Asie de tradition ancestrale impressionniste-abstraite avec la peinture Sei-i. Le travail de Dominique Boyer, ces dernières années, à abouti à une oeuvre marquante de synthèse qu'elle a appellé "Full Water", (Pleines Eaux...). On voit une cascade homogène et lisse, avec un filet d'eau central, constituant un voile d'eau coulant par-dessus l'entrée d'une cavité. Une formulation dans les limites de l'impressionnisme; Ceci en un colorisme sobre, en tonalités déclinées de nombreuses variantes de bleus et de verts, de tons plus sombres, plus sourds, en contre-échos de luminescences, de teintes plus diaphanes, de clartés parfois vives... Dominique Boyer nous tranporte dans une étrangeté, en même temps réelle et irréelle, simultanément apaisante et angoissante, générant chez le spectateur un fascinant attrait, fait de curiosité et de sensations inconscientes... L'eau, au milieu des terres... Objet de mythes et de légendes, entre lueurs rassurantes et obscurités intriguantes, Dominique Boyer traite délicatement ce rideau qui voile d'eau la grotte, laissant en résonnance la cavité, le sens de l'itinéraire secret, là derrière la cascade... un possible retour au coeur de la terre... Sensations mises en relief dans les dialectiques telles qu'à pu les évoquer Bachelard, créant un entendement nouveau pour le paysagisme abstrait français. On est frappé dans "Full Water", par cette émanation de références aux lointaines anthologies sémiotiques, coeur de toutes choses du monde, réminiscences des allégories du passage, accès vers l'essence initiale... Dominique Boyer montre avec ce tableau que le paysage impressionniste, ne peut être simplement une approche esthétique, une relation sensible ou sensitive au réel, mais qu'il s'agit, en "l'abstractisant", d'un nouvel acte de peindre la nature et dès lors indissociablement de spiritualité par l'abstraction pour représenter cette immanence transcendante, que recèle le paysage, que le regard du peintre va venir extraire, pour l'offrir au regard du monde, de la société. L'artiste pose sur sa toile cette eau qui tombe, qui forme cet écran transparent, mystérieux et translucide, en principal plan de "Full Water". De chaque côté, en haut du tableau, c'est la roche dure et vraie, humide, qui vient telle une gardienne de l'entrée, des limites, s'ériger en borne du voile d'eau et de la cavité. Apparaît alors sur le coté de l'œuvre, sur la partie en haut à gauche, un géomorphisme stupéfiant, émouvant, impressionnant, au-delà d'un artefact, il nous crie le lien entre nature et abstraction, pour fusionner l'image de l'homme et du monde, le conscient et l'inconscient. Allusion coincidente et provocante, pleine de sens et de puissance suggestive, qui nous interpelle en un questionnement mimétique entre le moi et le réel. Dominique Boyer fait entrer ici, l'homme et la nature, en une confrontation abstraite et intersubjective. Elle peint, avec son talent intuitif, cette projection d'un inconscient collectif, individuel, en une image symbiotique qui parle de la nature, du ressenti profond, d'un  "hors-du-réel", lorsque que ce "visage-pontage" ambivalent, vient nous désigner la Terre qui va vers l'humain... L'humain quand il se reconnaît en miroir, dans la Terre... Œuvre d'un authentique paysagisme impressionniste et abstrait contemporain, réalisé par cette artiste du présent, qui vit et nous fait vivre sa peinture, tel un lien actuel et immédiat entre esprit et nature; Illustrant l'esprit de la nature... Son travail peut aider a retrouver le sens premier de l'expression artistique, depuis la nuit des temps, d'un environnement naturel, qui a conditionné notre évolution, notre état d'être pluriel. Depuis Lascaux, d'Altamira à nos jours... Lorsque sur les plus vastes continents, aux aubes des civilisations, les premières écritures retraçaient la nature en signes, en un vocabulaire idéographique initial et sacré. Dans cette peinture de Dominique Boyer, se plongent les racines de cet échange continu de l'homme avec le monde, depuis les gestualités pariétales, jusqu'aux recherches picturales les plus avant-gardistes. "Full Water" se pose, aujourd'hui, dans l'art comme une balise, un regard pictural, après les travaux de paysagistes abstraits tel Zao Wou-Ki, ou encore Manessier. Dominique Boyer, peintre au XXI ème siècle, continue à creuser aujourd'hui le sillon de ce mariage entre les impressionnistes et les abstraits, dans leurs prolongements directs de toute leur sensibilité, de leurs significations du sens et du signe. La pertinence des visions de la peintre, relie bien les conceptions fondamentales de ces mouvances. Nouvelle mission, ou nouveau rôle primordial pour le peintre, au cœur même de nos sociétés multimédias ? A notre époque où la communication rend notre monde de plus en plus virtuel, elle nous éloigne autant des impacts émotifs, des liens poétiques, de cet indispensable dialogue suggestif entre l'homme et la nature. Dominique Boyer sait aller vers les universalités, les intemporalités picturales... En proposant ce voile d'eau, couvrant, masquant, la cavité intérieure, la caverne, la grotte, ou l'abîme, son "Full Water" manifeste l'allégorie de la frontière entre les mondes du dehors et les mondes du dedans... La relation entre le monde des vivants et le monde des morts, en rejoignant les mythes initiaux comme par un universalisme induit. La peinture paysagiste de Dominique Boyer se caractérise par cette intelligence spontanée, innée, dans ses choix exceptionnellement justes et efficients du motif. Ses thèmes picturaux, particulièrement intéressants, lui permettent un langage artistique international. L'artiste sait faire de ses sujets, un traitement abouti, les rendre porteur de suggestions plurielles. Le sens de peindre de Dominique Boyer sait saisir, avec talent, l'expression archétype. L'artiste sait faire rejaillir dans notre temps, en images polysémiques, les visions fugaces de ce qui construit notre évolution sémantique, celles du paysage et des sentiments intérieurs de l'homme dans l'écrin du monde.

 

                                                                                                                                                                                     texte: Antoine Antolini, 2012

DEPARTEMENT RECHERCHE EDITIONS EDMC MULTIMEDIA © 2012

 

 "Le paysagisme impressionniste-abstrait de Dominique Boyer" © Texte, Antoine Antolini 2012

© Editions des musées et de la culture EDMC 2012

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TOUS DROITS RESERVÉS POUR TOUS PAYS - LOI DU 11 MARS 1957 -

 

 

 

A distance des étranges tournesols de Van Gogh, ou des nymphéas de Monet, Dominique Boyer, a créé une scénographie originale du sensible en peignant un tableau d'une poétique rarissime de fleurs "qui pleurent"


1 M.J.S. LARMES DE FLEURS © CREATION DE DOMINIQUE BOYER

1 M.J.S. LARMES DE FLEURS © CREATION DE DOMINIQUE BOYER

2 M.J.S LES FLEURS PLEURENT © DE DOMINIQUE BOYER

2 M.J.S LES FLEURS PLEURENT © DE DOMINIQUE BOYER

DOMINIQUE BOYER PEINTRE DECRIVANT SON TABLEAU M.J.S. A L'ESPACE MUSEAL SUD COTE D'AZUR

DOMINIQUE BOYER PEINTRE DECRIVANT SON TABLEAU M.J.S. A L'ESPACE MUSEAL SUD COTE D'AZUR

4 EXTRAIT DU TABLEAU M.J.S - LES FLEURS PLEURENT © PEINTURE DE DOMINIQUE BOYER

4 EXTRAIT DU TABLEAU M.J.S - LES FLEURS PLEURENT © PEINTURE DE DOMINIQUE BOYER

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COPYRIGHT M.J.S ou "LES FLEURS QUI PLEURENT" PEINTURE ORIGINALE DE DOMINIQUE BOYER © TEXTE ANTOINE ANTOLINI EDITIONS EDMC MULTIMEDIA 2011

 

Sous le choc de la douleur la plus cruelle qui puisse exister...l'artiste est confrontée à la disparition d'un être cher, sa fille... Dominique Boyer peindra alors M.J.S. comme un hommage à son enfant disparu, comme un cri de souffrance adressé à l'humanité entière... Une œuvre d'une fascinante beauté, d'une intensité esthétique et spirituelle supérieures, excéptionnelles, une peinture rare... Rare, de par le contenu, rare, de par l'état intérieur de la mère et peintre qui a pu la produire... Les deux étant liées. Ce tableau hors de toute évaluation matérielle possible, montre une allégorie de fleurs... qui pleurent... Cette représentation imaginaire, que certains pourraient à juste titre ressentir comme surréaliste, du fait d'une fiction du possible, rejoint toutefois l'école de l'impressionnisme abstrait, par son style pictural, sa logique expressive, habitée d'un contenu de message fort. Non point onirique, le tableau est en fait, issu de l'intention d'une interprétation de sentiments intérieurs... Ici, la peintre est dans l'expression présente de la réalité, de la douleur humaine, car elle à perdu un des êtres le plus cher à son cœur, sa fille. On se doit d'intégrer intellectuellement ce fait déterminant à la vision même du tableau, pour mieux lire, pour comprendre plus profondément le sens ultime de ce travail, pour sentir toute la portée magnificente, spirituelle de cette peinture. C'est un paroxysme, l'exacerbation d'une tristesse infinie. Les fleurs pleurent, comme une issue à un désarroi intîme de l'auteur, une extériorisation de la douleur et d'un chagrin viscéral, qui noient le cœur de l'artiste... Exemple inouï pour démontrer que l'œuvre d'art, est aussi ce réceptacle, ce territoire pour exprimer le non-dit, le ressenti, tout autrement que par des paroles. Une allégorie peinte par Dominique Boyer, comme une sublime prière, comme un souvenir vivant, comme une souffrance en tonalités et couleurs, en signes et en sensibilité... Un tableau qui montre une douleur pour rejoindre une autre souffrance, mais alors qui celle là, demeure indicible... Dominique Boyer à réalisé avec M.J.S. ce que l'on appelle, généralement, un Chef-d'œuvre. A la différence, toutefois, que ce n'est point ici l'aboutissement d'une recherche technique; c'est un témoignage artistique de la plus forte implication que puisse avoir la peinture,  en tant qu'expression du poétique signifiant, peinture expression de la "poétique" au titre de langage supérieur - Dès lors à ce titre indubitablement évocatoire de spiritualité. Les fleurs, la poésie du monde floral, est depuis toujours si intimement associée à la société, au groupe humain, cela depuis les temps les plus anciens, les fleurs à la naissance, des couronnes de fleurs autour du front synonyme de pureté, bouquets d'amoureux, des lauriers des Césars et de la gloire aux grandes gerbes funèbres in mémoriam... Mais ici, Dominique Boyer, dépasse les dimensions connues, ou conventionnelles de la symbolique des fleurs... Son tableau est un acte esthétique plus que sociétal qu'elle offre aux yeux du spectateur. Par le médium de la peinture, son domaine, son univers, elle redéfinit, re-potentialise le rôle traditionnel de la fleur pour en extrapoler un autre moyen-support artistique d'expression de la douleur humaine. Le mal-être d'un peintre qui pleure et le pinceau traduira cela, sous forme d'art. Les fleurs sont personnalisées, associées, par Dominique Boyer, comme participantes de son chagrin, en même temps celles-ci témoignent, stigmatisent la blessure, sortant de la douceur de Nature, pour ployer de tristesse sous la violence de ce drame humain qui arrache une fille à sa mère par la mort. Ces fleurs qui pleurent pour partager la peine, ces fleurs au côté du deuil... C'est au-delà de la perception possible d'un langage de fleurs, c'est une projection originale, un tableau floral d'une force unique en art par le sujet et les circonstances qui ont produit le contenu. Un signal atypique qu'a réalisé l'artiste dans l'art contemporain pour tenter de vaincre l'irréversible. Car ces fleurs sont avant tout en en elle-même, et si la peintre les transpose sur la toile c'est pour symboliser intuitivement leur mission messagère, leur donner une compassion transcendante, en extraire un lien avec tout le règne de la Nature, lorsque tout ce qui est humain est perdu, lorsque qu'il n'y a plus rien à dire, lorsque l'humain a atteint ses limites, et que seuls lui restent les pleurs pour langage de douleur... Langage des pleurs... Ces fleurs qui pleurent sont aussi souffrantes que le cri de Munch, elles sont le silence de Boyer. Un seul recours pour Dominique Boyer, avec le moyen de l'art pour en faire image intemporelle, impérissable, au-delà de la mort. Dominique Boyer en nouant pleurs et fleurs dans son tableau à donné une autre amplitude à l'expression picturale du ressenti. Dans la délicatesse, le fatalisme, hors de tout les chemins du connu, Dominique Boyer à peint M.J.S. qui entre aujourd'hui, sans bruit, dans notre culture européenne, pour dire toute la sensibilité, la subtilité de notre berceau artistique en continuel renouvellement de beauté et de noblesse d'âme dans la trépidence de notre siècle matérialiste. Souvenons-nous des tournesols polymorphes de Vincent van Gogh, dans lesquels le peintre projetait toutes ses angoisses, toutes ses hallucinations... des nénuphars de Claude Monet, suspendus dans un ailleurs évanescent plein de spiritualité; Les "fleurs qui pleurent" de Dominique Boyer prolongent avec excellence,, comme ont su le faire ces maîtres, le réel dans l'irréel... pour faire sortir des tréfonds du cœur et de la souffrance, de la peine humaine de tout ce qui est vain, la signature florale d'un autre absolu, d'une autre certitude.

 

Ce grand et beau tableau de 100X100 cm est en exposition publique et sera visible en 2011 à l'Espace Muséal des Éditions de musées et de la culture au Pôle d'Exposition Sud Côte-d'Azur.

 

texte: Antoine Antolini, Août 2011

DEPARTEMENT RECHERCHE EDITIONS EDMC MULTIMEDIA © AOUT 2011

 

Pôle d'Exposition Sud Côte-d' Azur " TALENTS DES ARTS D'AUJOURD'HUI - Août 2011  Surtitre: "A distance des étranges tournesols de Van Gogh, ou des nymphéas de Monet, Dominique Boyer, a créé une scénographie originale du sensible en peignant un tableau d'une poétique rarissime de fleurs "qui pleurent" - Titre: "M.J.S." ou "les fleurs qui pleurent", peinture originale de Dominique Boyer" © Texte, Antoine Antolini - Août 2011

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■ Martine ANCIAUX plasticienne-photographe
"La Photo-Peinture de Martine Anciaux ; Une nouvelle création internationale."


1 Martine Anciaux,  Photo-peinture

1 Martine Anciaux, Photo-peinture

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5 -  Photo-peinture de Martine Anciaux

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9 - Photo-peinture de Martine Anciaux

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Une démarche européenne de recherche dans les arts, qui a réussi à transmuter le statut de la photo dans celui de la peinture contemporaine et inversement.

 

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Plus loin que les maîtres traditionnels de la photo ou de la peinture, Martine Anciaux à su rendre définitivement ambivalentes aujourd'hui photo et peinture.

La plasticienne a réalisé un travail artistique européen et international innovant, qui conjugue les nouvelles technologies du numérique et les connaissances les plus actuelles de l'esthétique . Elle a créé un nouveau concept, celui de la "photo-peinture contemporaine". (ou "peinture-photo contemporaine"). Avec une intention picturale avérée, l'artiste travaille la photo dans l'abstraction principalement, et dans des formulations photographiques d'impressionnisme abstrait. Son style, en partant d'une image de réalité, l'interprète, abstraitement ou bien déconstruira l'image pour la reconstituer dans de nouvelles dimensions de paysagisme abstrait. L'artiste a une démarche très européenne pour confronter ses références artistiques de peinture et de photographie, son style innovant, aux créations des autres continents, évoluant depuis longtemps dans l'espace artistique international.

 

1°) - La recherche de Martine Anciaux: Sa recherche esthétique  s'étend sur plusieurs décennies, pour aboutir aujourd'hui a une expression réunissant trois paramètres essentiels: le concept d'une esthétique avancée abstraite, les technologies de pointe de la couleur comme moyens, la réalisation d'une œuvre photographique comme support matériel d'une nouvelle esthétique picturale contemporaine : la "photo-peinture" .Sa palette, son colorisme, n'ont pas de limites dans le spectre optique connu. Son travail sur la lumière aboutit à la création d'une véritable énergie lumineuse visuelle qu'elle capture et qui irradie de ses créations. Le contenu esthétique de son œuvre défie les peintures abstraites les plus contemporaines et les hyperréalismes les plus talentueux, A tel point que le travail de Martine Anciaux conduit à s'interroger aujourd'hui sur l'art, la peinture au XXI ème siècle. Anciaux à neutralisé la frontière entre pigment et pixel, pour donner au spectateur une œuvre d'art, qui contient tous les éléments de la recherche picturale abstraite, présentée en une forme nouvelle évoluée  plus poussée qu'une technique à l'huile, ou à l'acrylique, qu'elle nomme "photo-peinture". Il s'agit d'un pontage, d'une osmose entre la peinture et les techniques appliquées de la photographie, en modalité d'un nouvel art contemporain.

2°) - Le statut des photos-peintures:
Le travail de Martine Anciaux, nous renvoie aux étymologies mêmes des termes "peinture" et "photographie", pour nous dire que les moyens du technologique ont changé les données de l'art. Dessiner avec des couleurs, représenter de nouvelles approches technologiques des ressentis intérieurs, c'est possible... Avec cette plasticienne une palette "pixellisée" peut aussi être chatoyante, sensuelle, chaleureuse, et émouvoir la sensibilité du spectateur, c'est ce paradoxe que nous enseigne Martine Anciaux en marquant l'art de cette donnée essentielle, pour la compréhension de nouvelles formes du visuel contemporain. Comment représenter instantanément une image, une idée, comment produire avec la photo une sensation en simultané visuel telle une action-painting, et qu'en était-il de l'abstraction, lorsque la photo naissait ?... Martine Anciaux nous apporte ses réponses en posant son concept de "photo-peinture". L'artiste a fait "transmigrer" mutuellement les deux démarches photo et peinture, les construire en inter-dépendance en une seule oeuvre. Elle à permis par sa recherche, au domaine de la photo de "transgresser" celui de la peinture, dans une démarche positive et constructive,. Elle  fait évoluer, converger les deux techniques en une nouvelle expression . L'abstraction, les monochromes, le minimalisme, mais aussi le paysagisme abstrait, le surréalisme ou l'hyperréalisme, n'ont plus de secret pour Martine Anciaux.Elle les redéfinit, les redéploie. L'artiste sait en offrir au public de nouvelles expressions modernisées, mises aux nouvelles normes et formes du siècle, en "phasage" technique et esthétique avec le progrès. Les "photos-peintures", les "tableaux photographiques" de Martine Anciaux, ont fait entrer la photographie en statut de peinture abstraite, tout comme la peinture hypperréaliste a pu faire entrer la peinture en statut de photographie. Juste retour des choses. Martine Anciaux détient ainsi aujourd'hui internationalement le leadership d'une nouvelle forme d'art. Lors de ses interviews de Mars 2010, au Centre de Recherche en Art et en Conservation du Patrimoine Europe CRACP-Europe, l'artiste a clairement posé ses intentions et le contenu de ce travail, qui constitue une avancée en art. La réalisation du film vidéo "l'univers de Martine Anciaux, photographe-plasticienne", en cours témoigne de l'importance de son parcours et de la portée internationale de sa création. Un travail, une œuvre, qui marquent un repère dans le temps, une référence esthétique lisible, pour les chercheurs en art contemporain.

3°) - Les techniques du XXI ème siècle: Les techniques du visuel ne pouvaient qu'aboutir à donner un nouvel énoncé théorique dans l'art. Le côtoiement en continu de la peinture, de ses propres redéfinitions,  les nouveaux composants d'huiles, les gouaches, l'acrylique, partageant les territoires de la photo, également dans des dimensions de l'hyperréalisme et de l'abstraction, contenaient depuis les années 60 puis 80 les ferments de cette évolution. Depuis les compositions picturales avec inclusions photographiques d'un Pop-art, de  prolongements consécutifs hypperréalistes et hypper-figuratifs, puis la prise de conscience d'un computer-art en dynamique évolutive, d'un art numérique pluriel informatique et "vidéastique", un concept nouveau était bien là en gestation profonde.., Une page se devait d'être tournée, une balise se devait d'émerger clairement dans l'art contemporain... Martine Anciaux à franchi le pas et a réussi  une synthèse fondée produisant une nouvelle proposition forte et internationale dans l'art contemporain. Celle-ci peut marquer utilement un nouveau stade d'évolution. L'étape nouvelle que le travail de Martine Anciaux signale au public est bien cette mutation attendue en peinture comme en photographie. Cette nouvelle vision avec Martine Anciaux  crée  la  symbiose des deux arts, peinture-photographie, en conservant leur essence respective. Son abstraction s'appuie sur les références fondamentales des courants de l'art, intègre leurs logiques spécifiques, pour les dépasser, en une nouvelle originalité. La plasticienne fusionne le pictural et l'art photographique. Elle a adapté la peinture numérique comme moyen, la photo comme support, pour aller plus loin dans l'abstraction, nous faire accéder à de nouveaux impressionnismes abstraits, ceci à l'aube de notre nouveau siècle. 

4°) - L'Europe et l'international. Les musées et les galeries. L' innovation de Martine Anciaux est entrée dans le visuel de l'esthétique internationale: Martine Anciaux expose aujourd'hui dans des musées, des galeries, dans les grandes capitales, partout dans le monde; aussi bien en Europe, qu'en Asie, ou Amérique... En Europe, en France, notamment à Paris, ainsi qu'à Marseille, Nice, et d'autres grandes villes, en Angleterre à Londres, en Irlande à Dublin, en Italie, à Rome, en Espagne à Barcelone, en Suisse à Saint-Gall, aux Etats-Unis, à New-York, à Miami au Florida Institute of Art, en Argentine, à Buenos-Aires, au Museo Roca. Très appréciée en Asie, notamment au Japon, au Musée de Kobe, mais aussi au Musée de Taiwan . Martine Anciaux sera présente en Chine, avec la France, à l'Exposition Universelle de Shanghai.

 

Antoine Antolini. Avril 2010

Centre de Recherche en Art et en Conservation du Patrimoine(CRACP)

 

Exposition " Mémoire des arts d’aujourd’hui". "la photo-peinture de Martine Anciaux" Mars 2010 - Centre d'Exposition et de Recherche du CRACP - Europe - F-83-Toulon/Côte-d'Azur - © Texte, Antoine Antolini CRACP/EDMC -Direction rédactionnelle - Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine – 2010   E-mail : centre.cracp@ yahoo.fr Tel : 06 10 99 90 98 - © Editions des musées et de la culture EDMC 2010 Article de recherche en art - peut être utilisé librement en totalité ou en extraits par tout utilisateur, écrivains, étudiants, journalistes, en citant le titre, les sources de publication et l'auteur 

"la photo-peinture de Martine Anciaux"

© www.artisticmuseography.com - Antoine Antolini-2010

liens internet sur www.artisticmuseography.com autorisés pour Martine Anciaux ou tout utilisateur d'extraits du texte selon modalités ci-dessus

TOUS DROITS RESERVES POUR TOUS PAYS - LOI 11 MARS 1957

 

 

 

 

 

■ Claire Deville, plasticienne

"Matérialisation des formulations du vide,de l'existant, et de la lumière"...


Statuaire cuivre

Statuaire cuivre

Claire Deville  Oeuvre statique - Nylon

Claire Deville Oeuvre statique - Nylon

Exposition Claire Deville  au Centre Art CRACP

Exposition Claire Deville au Centre Art CRACP

C. Deville installation

C. Deville installation

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"Une maîtrise de la forme et de sa consistance. De nouvelles expressions plastiques, qui viennent s'inscrire dans l'avancement de l'art contemporain international actuel..."

Claire Deville, considérée par ses travaux, comme faisant progresser l'art, est intégrée au panel d'artistes européens référents, sous l'égide du Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine (CRACP). La créatrice y a présenté une exposition qui a été concluante. En effet, ses œuvres, en modalités d'installation, ou en suspension dans l'espace, en positionnements statuaires sur socles transparents, avec des jeux d'éclairages intégrés, ont montré un ensemble de scénographies plasticiennes, qui redéfinissent fondamentalement les concepts d'occupation de l'espace. L'artiste a pu être retenue comme plasticienne avant-gardiste de haut niveau par le Centre.

Introduction: Deville a su se rendre initiatrice de nouvelles identités plastiques, comme autant de formulations d'avancées spécifiques, dans l'art contemporain. Par les jeux d'un matériau-support subtil, techniquement des plus aboutis, que l'artiste élabore elle-même, en maillages de métal et structurations de formes, ont a pu voir ainsi d'autres modes de concrétisation de l'art actuels être convoqués face au public. En réalisant une capture originale de l' ombre et de la lumière, l'artiste, interpelle le spectateur, au travers de fils de métal, de cuivre, d'argent, d'acier, d'inox, ou bien encore de nylon... Elle instaure, par les différentes formes et largeurs de mailles, des constructions d'œuvres dans la matérialité, qui appellent en une grammaire du compact, ou en une transcendante légèreté, l'essence d' autres dimensions esthétiques...

I - Pour Claire Deville, métallo-graphismes, ombres et lumières, fonctionnent en symbiose dans l'oeuvre.

Claire Deville, après avoir acquis durant plusieurs années, la compréhension de matériaux les plus exigeants, s'est orientée vers l'utilisation de divers métaux, traités sous la forme de filaments. Elle les esthétise, pour exercer d'autres impacts statuaires. L'artiste produit un nouveau sculptural différencié, qui déclare le métallique en vision d' un autre univers. Produites à partir d'une logique atypique, en osmose la plus étroite avec la lumière, et la graduation de ses intensités, ses œuvres métallo-synthétiques, telle "écume des jours " nous transportent, au-delà de l'existant artistique, vers des intemporalités, des suggestions abstraites... Des propositions visuelles qui ne sont pourtant jamais définitives, irrémédiables, irréversibles...
Les œuvres de Claire Deville, sont des formulations spatiales, chargées de mystère, de polyvalences, la notion de présence y peut être, fugitive ou déterminée, relative ou avérée. Elle réside en équilibres, volumes, contrastes, forme et matière, lueurs, clartés, colorismes métallisés ou synthétiques...Traduction furtive, formelle et informelle à la fois, éphémère et présente, cette étrange statuaire tramée, hors du temps, est susceptible de se renouveler en autant de positionnements complexes, en autant d'inspirations allusives et projectives, de ressentis, de sensations matiéristes ou imaginaires, tel que les veut l'artiste. Ces créations se prédestinent en lien tactile le plus proche d'avec l'idée d'absolu. Les œuvres de Claire Deville, véhiculent dans leur évanescence, un multiformisme éthéré et intrinsèque. L'artiste sait très bien le figer à tout moment en forme plasticienne originale. Claire Deville transmet dans la disposition des œuvres, face aux spectateurs, les imprégnations les plus profondes de ses intériorités, toutes les vibrations intimistes de ses moments-d'être les plus forts. Les paroxysmes du vu et du non-dit se constituent en atmosphères, et s'exhalent autour de ces formulations esthétiques si positives. Des œuvres inhabituelles, qui restent longtemps en confrontation interrogative avec le regard du public, qui stigmatisent l'espace d'exposition. Actes d'art en plein questionnement des ambivalences d'autres strates, de perception d'un ailleurs artistique, de spiritualité... L'œuvre titrée "infini", en fil comprimé entre deux feuilles de synthétique, est à la fois interprétative et allégorique, mais autant évocatrice de ce territoire de travail que la plasticienne explore inlassablement .

 

Claire Deville, plasticienne (suite)


Claire Deville Oeuvre statique

Claire Deville Oeuvre statique

Deville Infini

Deville Infini

Oeuvre Deville Claire

Oeuvre Deville Claire

Exposition Cuivre CRACP

Exposition Cuivre CRACP

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Claire DEVILLE Détail oeuvre métal

Claire DEVILLE Détail oeuvre métal

Claire DEVILLE 254

Claire DEVILLE 254

Claire Deville Détail Oeuvre Nylon

Claire Deville Détail Oeuvre Nylon

Claire DEVILLE - Détail Oeuvre Métal

Claire DEVILLE - Détail Oeuvre Métal

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II - Structures infimes et consistance des formes dans l'oeuvre de Claire Deville

En diverses couleurs et épaisseurs, les assortiments, les mixités de composants, regroupés en largeurs ajourées, ou plus resserrées, posent les structures de Claire De ville comme des incontournables états de l'art contemporain actuel. On peut voir ces structures déclinées en création de résonances d'harmonies visuelles avec leur environnement immédiat. De polymorphismes en polygraphismes, les linéarités surjacentes du métallique, internes aux œuvres de Deville, viennent se dégager de façon autonome, pour générer d'autres langages. Des vertébrations en lignes de forces, des axes du métal, se signalent en expressions artefactuelles, comme autant de signes-lignes venus de la nuit des temps. Vision de cette suspension spatiale, installée au dessus du sol, au matièrisme texturé argentifère, qui vient se superposer en lignes translucides au contexte visuel d'un mur d'arrière-plan, pour nous faire revivre la réminiscence d'un art pariétal. Deville met en contraste les forces et les formes du matériau-support plasticien qu'elle fabrique. Elle en redéploie le sens des coloris initialement asservis, en les conjuguant judicieusement avec l'interaction ombre et lumière, vide et plein, l'environnement visuel. Le positionnement pluriel de l'œuvre, dans une dialectique de la réalité, libère tous les possibles esthétiques, et fait de l'intervention créatrice de Deville, une trace lisible dans le champ de l'innovation artistique.

Conclusion: La plasticienne marque un autre potentiel identificatoire, une avancée, dans le champ des théories de la volumétrie. Esthétiquement, en dépassant les cloisonnements de modes opératoires artistiques connus, en extrapolant son œuvre, hors de tous les entendements préconçus, Claire Deville à réussi à briser le perceptif, pour pénétrer d'autres expressions abstraites. L'artiste génère par ses œuvres de nouvelles notions sur la consistance des formes.
Une signature faite de trames ultimes et de lumières, de structurations infimes et plurielles, qui propagent dans notre existant sociétal un univers artistique qui désigne la place de Claire Deville dans les premiers rangs européens des arts du XXI ème siècle. Son travail fait progresser les approches du contemporain sur notre continent, et produit une nouvelle facette de l'art au plan international.

Antoine Antolini, Novembre 2009
Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine (CRACP)

Exposition « Mémoire des arts d’aujourd’hui – Exposition - Installation Claire Deville , plasticienne"
13 Octobre- 3 Novembre 2009 - Centre d'Exposition et de Recherche - Toulon (var) OCT./NOV. 2009
Catalogue de Claire Deville , plasticienne - titre " Matérialisation des formulations du vide, de l'existant et de la lumière". sous titre "Une maîtrise de la forme et de sa consistance; De nouvelles expressions plastiques, qui viennent s'inscrire dans l'avancement de l'art contemporain international actuel" .

Texte et photos © Antoine Antolini - CRACP/EDMC -
Direction rédactionnelle - Centre de recherche en art et en conservation du patrimoine – 2009
- e-Mail : centre.cracp@ yahoo.fr Tel : 06 10 99 90 98
Diffusion internet, audiovisuel et tous supports
© Editions des musées et de la culture EDMC 2009

 

 

 

 

Jacqueline MORANDINI, peintre abstrait

" Le sens et le signe en un nouveau langage..."
"Du geste pictural au message"


Au coeur de la Terre

Au coeur de la Terre

Emotion

Emotion

Jacqueline Morandini

Jacqueline Morandini

Beauté intérieure

Beauté intérieure

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Emotion

Emotion

Exposition

Exposition

Zen attitude

Zen attitude

Souffle de l'émotion

Souffle de l'émotion

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Peintures de Morandini

Peintures de Morandini

Emotion extrait

Emotion extrait

Dans les  profondeurs de la Terre

Dans les profondeurs de la Terre

Objectif passion

Objectif passion

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Analyse esthétique de l'œuvre, par Antoine Antolini

L'OEUVRE DE JACQUELINE MORANDINI


Méthodologie: Après avoir pris connaissance des travaux du peintre, un panel représentatif de son travail a été sélectionné et exposé. C’est sur la base de celui-ci que l’analyse esthétique à été réalisée directement au vu des œuvres installées sur place, en confrontation avec le public. Les œuvres les plus référantes qui ont été présentées sont signalées dans le texte ; De plus l’analyse esthétique du contenu a été établie en tenant compte d'une interview préalable réalisée avec le peintre, afin de mieux intégrer la logique de sa démarche artistique. Jacqueline Morandini a exposé ses œuvres sur le Pôle artistique des Editions des musées et de la culture (EDMC) organisme privé - L'artiste a été présente à diverses reprises afin d'expliquer sa démarche au public et apporter des précisions sur son œuvre. Dates: Exposition réalisée à Toulon (Var) du 8 au 27 Juin 2009 - intitulée "Talents des arts d'aujourd'hui" - prolongée jusqu'au 15 juillet 2009 -

Œuvres mises en exposition
"Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.
"Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc.
"Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical
"Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.
"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge
"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.
"Incendie" 2009 (50x50cm) fond blanc, noir, jaune, orange.
"Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Hot Line"2009 (30x30cm) fond orange,jaune, noir, blanc.
"Fire" 2008 - (30x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Burning Earth" 2008 - (50x50cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or

" Le sens et le signe en un nouveau langage..."
"Du geste pictural au message "

PREMIERE PARTIE

Jacqueline Morandini exprime sur ses toiles l’être dans sa spiritualité, créature du monde. A partir de la mémoire disparue du lointain passé de nos civilisations elle a su codifier en messages de ressentis face à notre environnement et notre futur, les devenirs de l'Homme et de la Planète.
L’art archétype (1) , les paysages artefactuels (2) de Morandini, le nouveau langage universel que ce peintre a construit dans notre modernité, restent volontairement énigmatiques et font de cet artiste un chercheur de premier plan dans notre culture européenne.
(1) du grec arkhaios: antique, du passé et tupos, modèle forme, emprunte,arkhetupon; litt. forme ancienne, par ext.: "art qui modélise une formulation esthétique fondamentale".
(2) latin, artis factum: fait de l'art; on peut définir l'artefact en peinture,comme l'effet aléatoire induit et non-volontairement produit apparaissant lors des applications picturales et que l'artiste aménagera ou pas selon ses intentions esthétiques".


I - Analyse de l'œuvre, du sens et du style

I - 1 - Peinture et message de civilisation.

La peinture de Jacqueline Morandini exprime toute la modernité , tous les questionnements humains actuels, face à nos devenir. L'artiste s'intéresse à la place de l’être, qui existe dans un environnement, au sein d'une civilisation, avec sa part de spiritualité qui se trouve aujourd’hui, en confrontation constante avec sa part de matérialité interroge l'artiste.
Morandini exprime dans son œuvre, cette dualité, évoque cette ambivalence, produisant parfois message des antinomies qui peuvent en jaillir. Ce sont alors des projections en termes de spiritualité, de souffrance pour l’être, la planète, l’environnement sans dissocier le paysage et l’être humain. Les deux sont irréversiblement et étroitement liés, interdépendants. l’Homme et la Nature ne font qu’un. Exister en tant qu’humain, c’est vivre en osmose, avec un entourage, un milieu ambiant.
L'artiste nous apporte apporte la vision innovante d'un autre paysage, intellectualisé : Ressentir un paysage est pour cette créatrice savoir ressentir l’être qui l’habite et qui le vit, c'est comprendre et en traduire ses sentiments, les sensations spécifiques; Cette approche permet au peintre de mieux appréhender la logique d’un lieu, d'une forêt, d'une ville, d'une mer... un paysage peut aussi souffrir... Morandini l' exprime, nous dit ce que ressent l’être qui y vit et nous alerte quant à la souffrance de la Nature abîmée, aux conséquences inquiétantes pour notre civilisation.
Jacqueline Morandini traite le paysage en abstraction à travers une vision et des ressentis dont elle a su faire messages, cela en échos d'un réel. Les traces dévastatrices que peuvent produire les civilisations sur la planète peuvent en arriver aujourd'hui à des stades d'irréversibilité si l'on y prend garde. Sa démarche picturale et intellectuelle devient d'elle-même universaliste dans l’espace et le temps. Son style devient le support magique de ses messages. C'est ainsi qu'elle nous dit dans se tableaux les vestiges des plus lointains passés, le début et la fin des choses et des êtres, l'état du présent environnemental et les enjeux de sa sauvegarde, les aléas et les menaces d'un futur incertain. Son message sentinelle, colorique et significatif aux premiers plans de ses toiles, se superpose aux traces profondes des seconds plans, dans lesquels viennent nous interpeller tous les questionnements des polymorphismes, des artefacts abstraits, paysagistes et sémiotiques, qui nous crient les civilisations disparues. Le spectateur peut alors comme en un miroir revoir son propre passé, s'éclairer l'esprit au travers d’un symbolisme de signes, qui disent tout le sens du caractère transitoire des civilisations, et l'évolution fragile de l'être humain. ( "Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.- "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc. - "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge -"Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical - "Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.)
Morandini nous transmet la fugacité du temps qui passe et qui réduit inévitablement en vestige les plus belles civilisations, de Sumer, de l’Egypte des Pharaons, de Babylone ou de la Grèce antique ; Qu'en sera-t-il alors de notre futur, de nos avant-gardismes, de nos technologies avancées, si l'on ne respecte pas la Nature, la Planète. L’artiste convoque ainsi avec ses toiles notre présent et notre état de planète pour les mettre en questionnement avec la vision de tous les passés.
Son œuvre devient médium du ressenti collectif. Sa palette éloquente et codifiée, sa grammaire mystérieuse, participent à la prise de conscience plurielle de notre environnement et de l'Homme, de l'avenir d'une civilisation.

I -2 - Analyse du langage pictural

Son langage pictural maîtrisé nous transporte instantanément dans ses toiles, du passé le plus lointain au présent, pour nous parler du futur... Comme un déchiffrage de toutes les énigmes de l’écriture, de la quête incessante de l’homme face à la matérialisation de sa volonté communicante. Morandini extrapole toutes les fonctions cognitives du signe textuel, pour lui donner un nouvel entendement et un nouveau statut. En ayant abordé de nouvelles formes d'idéogrammes-images, en correspondance d'expressions coloriques signifiantes, Morandini donne encore plus de sens à l'abstraction et marque la création originale un nouveau langage pictural innovant. Celui-ci contient le retour, aux sources fondatrices, des hiéroglyphes et des cunéiformes, prenant corps aux origines de tous les entendements conventionnels de signes et de sens pour les transcender artistiquement et s'en servir en de nouveaux messages.
Au-delà de tracés mystérieux protosinaïques, d' idéogrammes chamaniques ; de pictogrammes sumériens, ou de hiéroglyphes, Morandini a su faire la synthèse de tous les discours du cunéiforme, pour nous les apporter en une alchimie esthétique, magique et abstraite qui nous alerte sur le devenir de la civilisation aujourd'hui.
("Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge-"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge."Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or -"Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.- "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc."Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical -)
Le peintre nous entraine de signes-couleurs en anamorphismes contrôlés, d' artefacts bien gérés, en gestes intentionnels, dans un nouvel univers ou l’on ressent et voit en même temps. Images, tracés aux sens profonds et cachés, sont dévoilés par l’artiste qui peint ensemble "ce qui fait l’Homme" et "ce qui fait le monde "... Elle révèle dans sa peinture l’existence de ce nouveau lien. Ayant su styliser le pontage entre maintenant, hier et aujourd'hui, en un continuum intemporel.
( "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.)

Editions EDMC, Antoine Antolini, 2009
Analyse esthétique de l'œuvre de Jacqueline Morandini peintre abstrait

FIN DE LA PREMIERE PARTIE
CI-APRES : DEUXIEME PARTIE

 

 

" Le sens et le signe en un nouveau langage..."
"Du geste pictural au message "


Objectif passion détails 1

Objectif passion détails 1

Objectif passion détails 2

Objectif passion détails 2

Objectif passion détails 3

Objectif passion détails 3

Zen attitude extrait

Zen attitude extrait

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Zen attitude - détails 1

Zen attitude - détails 1

Zen attitude

Zen attitude

Zen attitude

Zen attitude

Zen attitude - détails

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Zen attitude vue partielle

Zen attitude vue partielle

Affiche Morandini J.

Affiche Morandini J.

Exposition Jacqueline  Morandini

Exposition Jacqueline Morandini

Exposition

Exposition

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DEUXIEME PARTIE (suite)

II - La démarche picturale de Jacqueline Morandini
- Développements -

II - 1 - L’être, la civilisation, un message archéologique qui nous dit notre futur

La démarche intellectuelle du peintre, son intention, est d’exprimer un message pluriel: Préservation de notre environnement, face aux dangers de la pollution, des déforestations, qui menacent l’homme, les enjeux de la protection de la nature dans la civilisation actuelle; L'évolution de l'Homme, pris en tant qu'être humain, son progrès depuis l'aube des premiers temps. Les sociétés qui évoluent aujourd’hui en accéléré vers le virtuel, le dilemme de la spiritualité et de la matérialité, les risques d’un consumérisme effréné, les clivages de développement, sont des problématiques auxquelles s’ intéresse l’artiste. Le regard et l’histoire du passé montre que les civilisations se succèdent, qu'elles sont plus ou moins éphémères. Peintre abstrait, Jacqueline Morandini exprime dans son œuvre un message artistique original, humaniste et de préservation durable et globale de notre environnement, au moyen de clés esthétiques intemporelles, de signes et de couleurs, qui touchent à notre passé le plus lointain et nous parlent ainsi de notre présent, de notre futur.
("Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge. - "Burning Earth" 2008 - (50x50cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
Dans son concept de l'être, celui-ci est traité dans ses différents niveaux de ressentis. L'artiste conjugue une palette en donnant un sens au couleurs , telle une grammaire colorique dont elle a fixé les règles, pour nous parler de différents paliers de ressenti. Notions de spiritualité et le langage, et plans supérieurs, le cœur et la passion,les ressentis d'émotions, l'environnement extérieur, la société, sont dotés dans son langage abstrait, de couleurs spécifiques. (voir infra III). Le concept de racines et la notion de profondeurs sont omniprésents dans la pensée du peintre. Les racines et archaïsmes qui balisent les progrès de l'humanité, les caractéristiques génériques de l'évolution de l'être humain, l'aspiration de l'Homme au retour à la source matricielle, préoccupent l'artiste. Dans son œuvre en adéquation avec sa logique le peintre confronte, traite en interdépendance, le matériel et le spirituel, le dilemme du sacré, de l' intemporel et de l'éphémère, les liens contradictoires entre l'Homme et la Nature, les paradoxes du progrès technologique, et de l'involution quant aux ressources premières. L'environnement, un patrimoine reconnu précieux et pourtant, la profanation vulgaire de la Nature, de son sol de son sous-sol, le gaspillage de ses richesses, tout cela va produire autant de messages d'alertes en signes et couleurs dans ses tableaux. Les risques technologiques mais aussi liés aux phénomènes climatiques et naturels, s'inscrivent dans ces messages, préventifs et humanistes. ("Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.-"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or- "Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
L'artiste conjugue les profondeurs de la terre, et des mers, en inter-faces des profondeurs de la nuit des temps et de l'humanité. Les couleurs assignées aux différents états de sensibilité et de sensations, constituent une palette-code particulièrement signifiante, qui vient en appui, pour produire autant d'éléments de construction de messages.
Au-delà des couleurs, depuis les profondeurs des codes visuels des civilisations anciennes, l’artiste nous pro,jette des images troublantes, des signes et des scènes abstraites, des pictogrammes étranges, des itinéraires spontanés, des évocations émouvantes et projectives, qui font fréquemment appel à notre inconscient collectif.
(voir aussi : "Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical - "Rêve éveillé" 2009 (60x60cm) fond noir, blanc.- "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc. - "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Incendie" 2009 (50x50cm) fond blanc, noir, jaune, orange. - "Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
II - 2- Une iconographie pour un nouveau langage

Dans la peinture de Morandini les concepts et le style sont étroitement imbriqués, ils s'expriment simultanément.
Le peintre nous met à la fois face à notre passé, à nous mêmes, à notre capacité de percevoir et comprendre les messages de notre futur qui s' inscrit dans ses œuvres. Les destinées des civilisations disparues sont aussi celle de notre monde contemporain. Une prise de conscience est dès lors indispensable. Ses tableaux sont là pour en parler, pour aider le spectateur à réfléchir, à se questionner ; En essayant de percer le mystère des toiles de l'artiste, il verra apparaître de nouveaux mondes, sortira des frontières d'une pensée étroite vers des ailleurs, qui sont ses propres horizons. Le spectateur, se trouve alors confronté à la résurgence de sa propre histoire, et plus largement à celles de son origine et de son devenir. L’artiste convoque en peinture grâce à l'abstraction, le caractère éphémère, temporel, et fugace des individus, des générations, des sociétés qui pourtant pendant un temps, peuvent être les plus abouties. Les arts passés, les architectures, les symboliques, les mythes, n’ont pas su malgré toute leur puissance résister aux siècles.
Le peintre dans son œuvre, a su faire de l' éclatement de cette archéologie face au temps, une nouvelle iconographie. Un propos pictural innovant, utile pour nous mettre en garde et nous alerter sur le devenir de notre propre monde maintenant.
( "Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc. - "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc.- "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.)
En peignant en le nouveau langage d'une mémoire archéologique intemporelle, l’artiste nous dit que rien n’est acquis, ni définitif, pour l’homme sur la planète. Le progrès d’une civilisation, quel qu’il soit, ne garantit jamais la pérennité et le peintre Jacqueline Morandini nous en livre les preuves dans ses tableaux.
L'aspect sémiotique spécifique de son travail, nous amène l'illustration du discours de protection de la Nature mais aussi de l'Homme ; Dans une régularité de style, de cohérence authentique. La belle homogénéité du travail de l'artiste en accentue la notion de langage. Le visuel d'ensemble du tableau est la résultante d'une innovation dans le signe, qui constitue une trace, un sillon profond dans l'art...
Langage immédiatement identifiable, le geste maîtrisé construit des architectures,voire une phraséologie abstraite, que le spectateur doit savoir et pouvoir s'approprier. ("Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.)
L’artiste à dénoué pour nous toutes les trames sacrées, tous les sens multiples, tous les degrés de lecture pour venir, poser sur la toile une synthèse mystérieuse. Au travers de la force de son vocabulaire et de sa grammaire se dégage une véritable langue qui s'adresse au plus profond de l'être. Un exprimé fait de logos, d’idéogrammes, de pictogrammes, peuplé d'une imagerie "chamanisante" où le spectateur peut se promener, s’y perdre, "entendre", comprendre, pour revenir à l’essentiel du message, celui du caractère transitoire du monde matériel qui l’entoure.

II - 3 - Les paysages "artefactuels" de J. Morandini (style et concept)

Au cœur de toutes les civilisations, Morandini nous révèle dans son écriture abstraite et pictographique, les scénographies des plus secrets paysages, qui peuplent notre passé collectif.
Chaque toile de Morandini est à la fois, un mirage et une réalité, une idéographie en résurgence, une imagerie spontanément construite et réminiscente d'un passé lointain. Cette peinture vient interpeller notre présent et s'impose aujourd'hui à nous par son questionnement multiforme. Le "voir" et le "regarder" prennent tout leur sens. On peut entrer dans les premiers plans des œuvres en une logique essentiellement esthétique et abstraite, dérivée du signe comme d’une architecture cunéiforme. On pourra tout autant apprécier les toiles en termes de sobriété tonale, de colorismes codifiés, ou encore en ressentir la cohérence d'esprit dans l'expression des formes, des équilibres, des rythmes régulier... Mais on pourra tout autant regarder et voguer, dans des plans seconds et plus lointains qui étayent l'acte pictural , vers les évocations, les allusions, les allégories, de paysages antiques, aux multiples rappels d’architectures complexes, de ruines de temples, de sanctuaires, d'acropoles, dont l'artiste sait faire naitre la vision fugace. Nul ne peut rester indifférents aux touches et tracés qui nous disent en noir et blanc, en rouge, en ocre et or, tous les fragments de plans et coupes, de citadelles antiques, portiques mystérieux, escaliers perdus dans le passé, "traces" de ces civilisations enfouies au plus profond de notre inconscient... L'artiste pose ses touches, comme autant d'indices à suivre, les trame, les écrit, pour nous y faire cheminer entre, en une projection objective. Au-delà de tout anamorphismes, de colonnades en bas-reliefs, au milieu de décors hiéroglyphés, le spectateur peut pour aller et venir d’arcatures en gradins, et sillonner les espaces construits, les formes symboliques ou les vestiges. On en arrive enfin à se questionner face à une silhouette anthropozoomorphe, aux allures de sphinx ou de divinité ailée ...
Un univers entre rêve et réalité, entre matérialité et spiritualité.
Une fresque imagière et projective posée sur la toile dans un colorisme austère, qui convoque les strates les plus profondes de nos civilisations, de leurs mythes et canons, pour en produire un message contemporain en art abstrait.C’est cette exceptionnelle alchimie que nous livre le talent de Jacqueline Morandini.
("Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc. - "Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.-"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical )

III - Les couleurs et l’acte pictural - Un style dans lequel le colorisme porte message

III - 1 - le cinq états de couleur d’un langage intérieur :

Le peintre a construit une palette dans une convention de couleurs avec son ressenti intime. Cette éventail restreint et étudié de tonalités, porteuses de sens donne une "expression - langage" à sa sensibilité. Ce colorisme traduit les différents états de sa sensibilité intérieure, dans rapport au monde extérieur. Ce "langage-couleur" participe en osmose esthétique, à la construction communicante du message de Morandini . Le peintre à élaboré une grammaire colorique abstraite et allégorique en osmose pigmentaire avec les couleurs du monde. Sa palette est archétype et rejoint le message conceptuel. Elle intègre ses intentions de messages dans leur rapport de couleurs au monde, (le feu, l' l'eau, la terre, la mer, les minéraux)... Ces couleurs peuvent exprimer le ressenti intérieur de l’artiste, ses réactions face au monde, ou traduire et interpréter les sentiments de l’être humain dans son environnement, traduire pareillement toutes ses thématiques de message sur la base de cette convention de couleurs dont elle seule a fixé les résonances.
On peut distinguer dans son œuvre cinq type de toiles, chacune avec des dominantes coloriques spécifiques. Chacune correspondant à l’expression de sentiments et de sensations éprouvées face au monde. On peut inventorier, globalement, cinq états de couleurs dans l’expression de l'œuvre de Morandini ;
Ainsi les toiles :

a) - en noirs et blancs :
Traitent et évoquent le niveau de la spiritualité, l'esprit, la relation de l’être avec un ailleurs, l'ouverture, le passé et l' au-delà, le rêve et le flottement entre deux mondes . Dimensions du symbolisme voire du sacré, les langages, la connaissance, l'intelligence, mais aussi la réminiscence de notre début protohistorique, l'idée des passés réptiliens, la remontée générique à l'aube des temps des premières ères... La représentation picturale de l'être et de la civilisation, dans une symbolique de colonne, sera colonne vertébrale, axe essentiel de l'être vivant. Colonnes ou colonnades qui seront elles, symboliques, vertébrantes et référentes des civilisations passées, des architectures , des temples... Colonnes éléments d'identification culturels, ioniques, doriques ...
"Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc.
"Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc.
"Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical
Voir aussi: "Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge
"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.
"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or

b) - noirs, blancs, rouges : Traduisent le cœur et les passions, la compassion,et l' humanisme. La période noir-blanc ou noir-blanc rouge marque le côté émotionnel, les noirs-blancs-or, les éléments forts de la planète, la dégénérescence , le carbonisé
"Objectif passion" 2009 - ( 50x50cm) fond noir, blanc, rouge.
"Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge.
"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge

c) - les noirs , blancs, oranges, jaunes orangés : alerter sur l’ environnement, les incendies, la sauvegarde des forêts et de la planète, l'environnement sociétal, le consumérisme - "Burning Earth" 2008 - (50x50cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
""Incendie" 2009 (50x50cm) fond blanc, noir, jaune, orange.
"Incandescence" 2009 - (60x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
"Hot Line"2009 (30x30cm) fond orange,jaune, noir, blanc.
"Fire" 2008 - (30x30cm) fond noir, blanc, orange, jaune.

d) - les ocres,cuivres,or, argent : évoquent racines ,origines, profondeurs, minéraux, Les profondeurs aussi bien ancestrales, des origines depuis les grottes paléolithiques, que la terre mère-nourricière, la planète et ses ressources des sols et sous-sols, des richesses minérales à préserver dans un souci de développement de la civilisation dans le temps...
"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or
"Au cœur de la Terre" 2008 - (140x40cm) fond noir, blanc, orange, jaune.
e) - les bleus : enfin les bleu-turquoises évocation des mers, les bleus azur évoqueront les littoraux, la proximité du milieux marin, le ciel et la préservation contre la pollution...

III- 2 - L’ acte pictural : rencontre du théorique et du technique chez Morandini

- Conceptuellement ; Jacqueline Morandini sait nous proposer deux lectures; L'une faite de signes et une autre faite de sens. Elle sait réaliser pour l'œil du spectateur la dualité du monde sur la toile, en plans et contre-plans, en vide et pleins, en noir et blanc, le bien et le mal, le plus et le moins, le pour et le contre, le oui et le non, mais aussi plus subtilement comment être ou exister, vivre ou survivre. L'artiste pose le dilemme de l'être et des sociétés, passer ou durer, les allusions aux leçons de ces civilisations enfouies dans les décombres de leurs certitudes. L'artiste peint le conceptuel, l'intellectualité d'un message incontournable d'une planète à sauvegarder. Elle sait produire ce message pour l'esprit et le cœur, le spectateur, la société, le monde...
- Techniquement l'artiste a réussi à capturer tout les effets picturaux du gestuel sur la toile, provoquer des incidences de poses de matière, maintenir des apparitions de clair-obscurs, laisser les états de lumières induites, sauvegarder des anamorphismes ou es conduire, renforcer son discours avec des couleurs intégrales et puissantes. Gérer et orienter tous ces effets pour les définir, leur donner sens, en gardant leur formulation spontanée, expressives et abstraite.
Des techniques mixtes, des couleurs acryliques directes aux séchages rapides, sont utilisées, ainsi que des applications de couleurs à l'huile. Parfois des empruntes digitales sont faites par l'artiste et personnalisent l'intervention picturale, rendent plus d'intimité à la toile en abstraction. Gels et mélanges de pigments employés donnent à leur tour les forces tonales aux couleurs. L'artiste sait scénographier les silhouettages, intensifie le s caractéristiques des formes, les pose et les compose. En forçant les traits, les superposant rigoureusement parfois en signes, le peintre à tracé profond le sillon d'une grammaire de style très originale et innovante. En modulant ses surlignages épais, architecturant ses signes en touches régulées, le peintre à réussi à agencer un tout esthétique et surtout l'ériger en discours. Ces effets incidents, induits, ces artefacts de l’acte pictural initial sont délicatement canalisés, sans être dénaturés de leur force première, pour être associés parfois en complémentarité, ou interactivité, avec des constructions plus formelles, intentionnelles, symboliques.
C'est un résultat exceptionnel de savoir-faire, de sensibilité extrême, d'intelligence picturale, qui est enfin proposé au spectateur avec un potentiel optimal de projectif et de suggestion.
("Rêve éveillé" 2009 - (60x60cm) fond noir, blanc. "Emotion" 2009 (60x30cm) fond noir, blanc, rouge. -"Souffle de l'émotion" 2008 (30x30cm) Fond noir, blanc, rouge - "Beauté intérieure "2009 -(30x30cm) fond noir, blanc."Zen Attitude" 2008 - (160x40cm ) fond noir, blanc. en vertical -"Dans les profondeurs de la Terre " 2009 - (40x40cm) cuivre, argent, or-)
III - 3 - Des titrages de ressentis intérieurs comme autant d' incitations au voyage

Les titrages de Morandini sont des invitations, des incitations au voyage dans ses toiles. Le spectateur peut s'y projeter avec sa propre histoire. Il peut emmener les sentiments de son vécu avec lui, son passé, tout le lot de son inconscient, sa capacité à la prise de conscience d'un présent, d'un avenir. Il y a des réponses dans les œuvres de Morandini. C'est au spectateur à les découvrir. La rencontre avec le message de l'œuvre se fera ou pas, cela dépendra de la réceptivité de celui qui regarde, de son imaginaire, de ses attentes, de son amour de l'art. Le titre est là pour donner une piste, ouvrir un chemin possible afin que le spectateur puisse s'y promener sans que rien ne lui soit imposé ou opposé. Les titres sont des sensations premières, des évocations subtiles posées comme un voile léger sur le tableau, c'est à l'amateur d'art de le soulever, pour en entrevoir tous les secrets. Dans cet univers il pourra aller au bout d'un voyage de cœur, d'un voyage de rêve, d'un voyage de passion, qui à l'arrivée éclairera sa raison.

IV - Conclusion muséologie :
Un art archétype culturellement innovant

Un apport nouveau en peinture contemporaine :
Le travail de Morandini redéfinit le concept même de la communication, repoussant encore plus loin les limites du signe et de l’image. L’art de Morandini, promène le spectateur, devant et derrière le miroir, d’une esthétique de signes à une esthétique de sens-images. Les signes premier sont véhicules d’un ailleurs.
Morandini est allée en art au-delà des formes habituelles de l'abstraction et à découvert le moyen d’ utiliser comme langage tout le potentiel des artefacts et leur puissance d'évocation.. Elle sait en gérer les impacts visuels et cognitifs, et en faire message.
L'artiste dans une sémiotique codifiée de couleurs a élaboré une palette intelligente, élément pour peindre le monde en un langage personnel, à la fois universel. En effet la logique que le peintre a assignée aux couleurs, en les conservant dans leur vérité et authenticité pigmentaires, en adéquation au monde, comme couleurs du monde, rend le colorisme abstrait de Morandini archétype.
Dans sa stylistique, l’artiste à maitrisé l’art du geste, de la touche pour en discipliner l'expression et créer ainsi son propre univers artistique. Elle propose ainsi au public une œuvre aboutie, originale construite et homogène.
Cela fait de l’art de Morandini une travail rare. Tant au niveau de l’élaboration de sa démarche intellectuelle, que de son expression plastique. L'artiste permet au spectateur de réfléchir sur sa propre histoire, sur la civilisation, de se projeter, dans une dimension d’art abstrait, dans des mondes qu’il pourra plus ou moins s'approprier selon l’intensité de ses ressentis.
Dans son acte pictural, l'artiste à su concevoir et élaborer une œuvre originale, cohérente et homogène; En ériger sa maîtrise en une logique à la fois personnelle et universelle.
En créant une iconographie abstraite spécifique signe-sens, une palette archétype, l’artiste a généré une grammaire esthétique, qui fonde une nouvelle forme de peinture contemporaine dans l'art international.

Editions EDMC, Antoine Antolini, 2009

Exposition "Talents des arts d’aujourd’hui" EDMC 2009
Catalogue du peintre Jacqueline Morandini - titre "Le sens et le signe en un nouveau langage" s/titre " Du geste pictural au message"
Texte: Antoine Antolini - Direction rédactionnelle -
Editions EDMC - 2009
e-mail : editions_edmc @ yahoo.fr Tel : 06 10 99 90 98
© Editions des musées et de la culture EDMC 2009

 

 

 

 

André Bielen, peintre de synthèse du paysagisme abstrait et d’un nouveau symbolisme contemporain


Entre deux mondes

Entre deux mondes

L'Esprit du Basilic

L'Esprit du Basilic

Le Bucher des vanités

Le Bucher des vanités

Supréma lex

Supréma lex

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TEXTE INTEGRAL© éditions edmc
Voir également autres photos Bielen en page galerie du site

André BIELEN, peintre
Analyse esthétique de l’œuvre. « La stylistique de A. Bielen » par Antoine Antolini

« ... Bielen, peintre de synthèse du paysagisme abstrait et d’un nouveau symbolisme contemporain... »

Exposition du 15 Juin au 06 juillet 2009 - Prolongée jusqu’au 11 juillet 2009
Thématique picturale de 2005 à 2009 Œuvres référantes exposées :
« Le bûcher des vanités » 2008 - huile sur toile ( hst) . 73x60cm (-avec cadre noir 110x120 cm)
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)
« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm)
« Parques » 2009 triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm)
« Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm
Après avoir pris connaissance des travaux du peintre, un panel représentatif de son travail a été sélectionné et exposé. C’est sur la base de celui-ci que l’analyse esthétique à été réalisée. Les oeuvres les plus référantes ont été présentées au public et sont signalées dans le texte ; De plus l’analyse esthétique du contenu a été établie en tenant compte des entretiens préalables réalisés avec le peintre. André Bielen a exposé ses œuvres sur le Pôle artistique des Editions des musées et de la culture (EDMC) organisme privé - à Toulon (Var) - Exposition du 15 Juin au 06 juillet 2009 - Prolongée jusqu’au 11 juillet 2009 .
Autres peintures de Bielen (non-exhaustif) : « Terres-brûlées » - « Le monde » - « Noir-Océan » - « Sous le volcan » - « Genèse » - « Nébuleuse » - « Abysse » - « Spirit » - « Légende » - « Le Maître-des-eaux » - « Les Forges-de-Vulcain » -« Sortilèges » - « Balkys.reine de Sabba » - « Eternel combat » - également un « Hommage à Léonard-de-Vinci »

Introduction

André Bielen nous entraîne dans un univers dont lui seul détient les clés. Chaque oeuvre offre une « vision-choc », une facette puissante et toujours différente, de l’ univers de Bielen. Le peintre fait partie de la nouvelle génération du paysage abstrait.
Sa peinture aujourd’hui est le fruit d’un travail opiniâtre et quotidien, d’années de réflexion sur les possibles de l’abstraction, sur les expressions les plus adéquates à ses ressentis profonds. Pour avoir passé tous les filtres des expérimentations picturales, ce créateur, né en 1956, est arrivé aujourd’hui à maturité en restant sur la bonne trajectoire de sa stylistique. Une évolution dynamique, une persévérance personnelle, et un résultat qui situe aujourd’hui ce peintre parmi les meilleurs dans la famille des artistes du paysage « abstractisé » avec son propre langage, dans le contexte de l’art européen.

I ère partie - Approches des significations profondes de l’œuvre de Bielen
Contenu sémantique de l’œuvre ;

1° - La confrontation entre Univers-Matière et Nature

Dans le territoire de l’abstraction Bielen s’inscrit aujourd’hui, avec ses cosmogonies paysagistes, à la pointe de la lignée de la grande tradition paysagiste européenne. Il a réussi le pontage du paysagisme abstrait avec l’expression d’un néo-symbolisme.
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm Nous mettrons en relief en particulier, au fil de cette analyse esthétique de son œuvre, le processus qui à amené le peintre Bielen à cette avancée dans l’art. Avec une interprétation picturale inédite du paysage, Bielen traite aussi bien la distorsion du signe, de la forme ou de la couleur. Il explore l’expression schématisée, analytique, des éléments du végétal, pour mettre en scène une formulation de la Nature, en contraste avec un ailleurs cosmique. Le peintre à défini une nouvelle cohérence et apporte du sens pour d’autres visions des paysages abstraits. Bielen dans son traitement moderniste et avant-gardiste du paysage reste pionnier d’une nouvelle rencontre avec la Nature. Dans une démarche originale il a su unir, allier, les éléments
végétaliens les plus proches de nous et les dimensions cosmiques les plus lointaines pour les mettre en relation, en dialogue, en contradictions de sens et signe, avec l’idée d’aborder le sens profond de l’origine d’une part et de la « finitude » d’autre part. Il balise les extrêmes du cursus créatif du paysage. Ainsi on peut voir sur un même tableau une micro-vision et une macro-vision de la Nature, quand la gerbe florale entre en contraste, en convergences mouvementées, avec l’énergie colorique du feu astral en tumulte. Tracés finement peints devenant parfois lignes graphiques, à-plats, mise en jeux de distances et de perspectives, Bielen nous transporte au cœur d’une narration qui « transfigure » le réel pour l’abstraire.

2° Aux pôles extrêmes de la Nature le geste paysagiste de Bielen est devenu abstrait.

Bielen nous aide à voir mais aussi a comprendre ce que l’on ne sait voir, que l’on ne peut voir, et qui pourtant construit les fondements lointains de notre passé de conscience. Son œuvre est plus qu’un acte pictural qui aurait du recul sur l’espace ou le temps. Il revisite notre présent. Son acte pictural saisi, attrape, conquiert, domine, les formes et les impressions de la Nature des confins, pour venir nous la présenter, en une vision esthétisée. Des motifs harmonieusement géométrisés foisonnent, en sens de gerbes élancées, en ajourés schématisés, en fines linéarités, en tiges. Des tracés nervurés, des formes en feuilles, simplifiées, fractionnées, regroupées en assemblages, animent les premiers plans du tableau et font motif. Méticuleusement à la fois construites et déconstruites, telles des ambiguïtés posées en premières proximités, ces feuillées sont un aboutissement du terrestre, limites ultimes d’une évolution naturaliste en paradoxe des plans profonds cosmologiques du tableau.
C’est dans ce dialogue entre proximité et éloignement de signe et de sens, entre fusion générique du magma initial et finitions le plus fragiles de la Nature, que Bielen nous livre sa recherche. Son champ créatif investigue ce dualisme des limites absolues de l’existant du paysage, les met en résonances tonales, en thèses et antithèses narratives pour produire un tout abstrait. Il s’exhale alors de sa peinture, de ces ambivalences, tous les ressentis, tous les questionnement les plus antérieurs de notre humanité, l’on y voit poindre le mystère immémorial, se dégager une force symboliste, une spiritualité. « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm -« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)- « D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm) -

I - 1- L’abstraction paysagiste de Bielen . Intuition de la Nature, poétique et spiritualité.

1° - Peindre les remous et la synergie de l’univers-matière en état de paysage.

Fusion permanente et colorée de la matière dans ses états originels, jusqu'à la forme la plus aboutie des chaînons de la Nature, le peintre nous questionne, par l’évocation allégorique d’éléments morcelés du règne floral. En exprimés des contrastes de sens, contrastes de signes, contrastes d’ères, mais continuum, depuis la nuit des temps, Bielen peint le sillon intemporel de l’évolution en fusion, en combustion, jusqu'à la Nature aboutie, trempée des lueurs foisonnantes chaudes et froides des origines du monde.
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm) -« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm)
Son abstraction profondément européenne atteint le paysage dans une osmose entre « cosmicité » et spiritualité en une traduction positive. Le peintre a matérialisé une formulation d’alpha et d’oméga, de genèse en fusion de l’univers-matière jusqu'à une nature végétale à nos pieds, sous notre regard d’hommes. Les tableaux de Bielen prennent alors date et acte, dans le système de l’évolution technique du pictural. Ils positionnent le travail de Bielen dans les parcours concurrents d’écoles paysagistes abstraites d’autres continents, tels l’Asie ou les Etats-Unis. Les constructions sémantiques et sémiotiques des œuvres de Bielen, le placent au bout d’une diachronique dont il révèle aujourd’hui l’actualité.

2° - Le territoire animé et coloré de Bielen.

Celui-ci s’appréhende par les sensations et les impacts émotionnels. En réussissant à nous faire admettre une nouvelle terra incognita , issue de son intuition , Bielen à généré et balisé l’innovante cartographie signe-sens-couleur d’un territoire différent. Céleste, minéral, végétal, cosmique, de hautes fusions et de lumière. Chaque tableau nous apporte la proposition d’un ensemble équilibré, ou les émulsions de techniques coloriques convoquent une puissante grammaire de signes-couleurs....Arc-en-ciel, spectres de la visions, astral et sidéral, tournent et se convulsent dans les scénographies du lumineux spatial. Hors de toutes modes et de tout temps, les tableaux de Bielen prennent statut de mémoire du présent, de mémoire du vivant . Il matérialise ainsi des œuvres à la fois archéologiques et avant-gardistes, au cœur de notre société de progrès, de technologies, dont un des socles essentiel de la spiritualité reste la non-cognition de l’avenir...
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm
A leur tour les tracés et graphes délicats, de gerbes et ramures, d’entrelacs libres, traits, lignes, se superposent animés, comme des signaux de Nature terrestre, en formes végétales géométrisées, faisant parfois sens allégoriques d’autres morphismes. Nature construite et déconstruite, puis élaborée en faisceaux de tiges rayonnantes et aménagées, en groupements de formes fugitives et furtives. Bielen marque le temps fort d’un présent, d’un « ici-même » devant nos yeux pour nous donner l’espoir, la vision ultime de tous les débuts et de toutes les fins, avec un nouveau regard.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

I - 2 - Bielen peint le ressenti générique du mystère cosmique en un nouveau symbolisme.

1° - Nouveau symbolisme contemporain

Par son travail qui nous emmène vers les sensations d’un mystère caché de la Nature, au travers de nouveaux territoires aux logiques cosmogoniques, Bielen ouvre un champ supplémentaire de recherche au symbolisme.
André Bielen détient intérieurement le ressenti, la conscience, l’intuition d’un mystère transcendant, profondément enfoui en lui, dont l’expression cosmique semble venir depuis la nuit des temps. Il en exprime une résurgence dans ses tableaux. Convaincu de la juste direction de sa voie, il chemine dans un ailleurs pour nous inconnu, mais familier pour lui. Il a su déchiffrer les codes du sensible et les énigmes du visible. Il offre dans ses œuvres diverses facettes de cette perception quasiment chamanique qui lui appartient. Son esthétisme s’exprime depuis les profondeurs historiques de l’art de notre continent européen, en un regard tendu vers les ultimes limites, en osmose avec le « sublime », avec la « spiritualité», avec l’ « intemporalité » comme s’il s’agissait de notions originellement inscrites dans son acte de peindre, dans sa destinée de peindre. Bielen « amalgame » alors dans un sens « alchimique » l’antériorité et le futur, l’existant et le non-être, le bien et le mal, la légèreté et la force, l’énergie et le néant, pour confronter l’intemporel magma et l’éphémère végétal en une coexistence antinomique, qui exprime tous les aléas de l’humanité. Perpétuelle tourmente symbolique des feux originels, orgueils et humilités des rameaux de feuilles de tous les sacrés.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm
On ne peut rester insensible, neutre, dubitatif, face au travail de Bielen, on est logiquement conduit a adhérer au fait artistique qu’il produit. Fait esthétique d’osmose de Nature et de spiritualité, de paysage abstrait et de symbolisme . La peinture de Bielen n’a point besoin de s’imposer car elle est là, omniprésente par elle-même. Celle-ci dépasse les à-priori, les goûts ou les modes. Cette peinture devient culture : « fait culturel ». Démarche innovante dans ses intentionnalités, devenue définitivement incontournable aujourd’hui dans l’art contemporain. L’œuvre de l’artiste, est une logique perceptive posée sur la toile, pour aller plus loin dévoiler, toucher par son pinceau le mystère invisible, l’ essence impalpable de la Nature, pour venir nous révéler par ses tableaux que paysagisme abstrait et symbolisme peuvent se rejoindre dans le même discours. Que leur langage supérieur en est une fusion poétique.

2°- De l’existant à l’être, de la matière à l’esprit.

Cet imaginaire anecdotique et colorique, aux frontières d’une vision fantastique, demeure une démarche d’abstraction, une représentation sensible qui remonte du plus profond inconscient de l’artiste. Une abstraction encore plus forte qu’une interprétation du réel, car c’est ici l’expression-vision, l’expression-image, du ressenti d’un réel générique, issu des substrats anthologiques de notre mémoire d’humanité. Peintre avant tout, Bielen, a su se mettre en phasage avec les techniques fondamentales de la peinture. Ceci pour nous dévoiler les secrets de l’expression authentique et pure du geste parfait sur la toile. Il se pose en prolongement de la grande tradition de l’exercice pictural, afin de porter aujourd’hui une nouvelle expression, la synthèse du paysagisme , de l’abstraction et d’un symbolisme classique.
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm

I - 3 Sens de l’œuvre de Bielen dans son interface sociale.

1° - Réalité culturelle de l'œuvre et valeur de référence dans la société.

Raison-image issue de la passion, de la raison-vérité qui s’exhale à partir de l’amour de l’art. Tableaux, toiles de raison-équilibre, issues d’une « véracité » esthétique incontournable, qui est démontrée au travers d’une réalité picturale, stylistique. Non seulement les œuvres d’art sont existantes dans la réalité d’un homme, le peintre Bielen, mais sa peinture s’impose de fait comme réalité esthétique et culturelle. Réalité de l'œuvre d’art qui nait dans la société et devient élément référent de cette société. On peut admettre la valeur européenne et internationale de ce type de démarche artistique, dans le contexte de notre patrimoine culturel européen, afin de positiver et faire progresser l’art du paysage abstrait. Le peintre met la société face à un existant esthétique, il met en relief un réel culturel par son acte de peindre. Le spectateur à son tour, doit savoir discerner dans cette peinture, quant à lui, ses propres références, celles qui appartiennent aussi à notre berceau culturel européen en terme de paysage abstrait. Les tableaux de Bielen marquent une progression, l’expression de nouveaux critères de définition artistique paysagiste.
« Parques » triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm)
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)

2°- Le spectateur face à la portée théorique de l’œuvre de Bielen. L’individu, la société.

Du premier plan mystérieux jusqu’aux infinitudes rougeoyantes dans lesquelles Bielen nous invite en interprétations de flux et de ressacs d’énergies troublantes, les spectateurs peuvent voir surgir autant de craintes, de peurs, d’angoisses, vite évincées au bénéfice d’un émerveillement qui rassure. Le colorisme de Bielen transmet alors une dynamique et une énergie vitalisantes au regard qui comprend. La peinture à l’huile , dans sa force et sa sensualité permet à Bielen, un langage et le moyen de retransmettre au grand jour les ressentis les plus intériorisés dans les tréfonds de l’inconscient du peintre. Inconscient du peintre-médium qui exprime les ressentis de l’inconscient collectif. Il en produit des images, tout autant pour re-situer la place du spectateur, comme individu seul face à l’infini. que pour faire ressentir à la société et la civilisation leurs véritables contextes. Une civilisation contemporaine qui se trouve confrontée au travers des messages de Bielen, à sa propre histoire, à son devenir, aux générations en miroir avec la question d’un futur, du sens de la vie.
« Parques » 2009 triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm)
« Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

II ème partie - Approche sémiologique.
Contenu de l’œuvre en termes de signes et de messages.

II - 1 - Aspects techniques vers réalisation esthétique de l’œuvre
Le style de Bielen

1° - Le choix de la peinture à l’huile sur toile (HST)

Les huiles sur toiles de Bielen nous emmènent par le travail de l’artiste en superpositions progressives de glacis, à une finesse et une sensualité, qui viennent servir directement les intentions du peintre. La beauté cosmique, la transparence des nuances, de ce qui est cet ailleurs lointain, donnent un possible au regard. Le regard glisse et flotte pour être accueilli dans des « sfumati », des dégradés, des camaïeux de rouges, oranges, jaunes, pour transmettre au cœur et à l’esprit, au sensible et à la raison l’évocation, la manifestation de l’étrangeté cosmique, genèse de vie. Bielen prouve bien dans son travail comment la vie à pu naître du chaos structuré, d’un néant plein d‘existant... Bielen a su orienter et perfectionner sa technique au service de ses intentions picturales.
Dans son avant-gardisme, la technique picturale d’application, les choix pigmentaires coloriques, les intuitions de Bielen pour traduire une cosmologie, renouent avec les paramètres de l’alchimie pigmentaire, les notions de transformation-transmutation, la vision du céleste et du monde inconnu des maîtres anciens.
Une technique orientée vers l’authenticité tonale, épurée avec les couleurs primaires, éprouvée dans son atelier plusieurs années permet aujourd’hui à Bielen l’obtention de lueurs, qui par le moyen de la peinture à l’huile deviennent des incandescences à vocation perpétuelles. Lueurs, intensités, luminosités, posées pour notre regard et qui ne devraient jamais s’éteindre, en adéquation avec l’expression même du cosmos abstractisé, du paysage sidéral interprété par Bielen. Convergence inouïe de ce que permet la peinture à l’huile et de ce qu’ose le peintre. Il a réussi, en modalités d’applications pigmentaires, à se servir de la matière picturale pour exprimer la matière sidérale, le minéral en fusion. Bielen rétablit ici les fondamentaux les plus nobles de la peinture à l’huile, créée, initialement, pour représenter le monde qui nous environne, à partir de parcelles-pigments de ce monde même.
Bielen nous rappelle ainsi les origines mimétiques et spirituelles de l’art, la raison d’être de la peinture à l’huile. A la fois moyen fidèle de reflets du monde, mais aussi dans la modernité moyen incomparable d’expression des sensations les plus subtiles, des émotions les plus éthérées, au-delà du réel.
Bielen à eu l’intuition de produire de la profondeur par diverses couches successives qui constituent la surface, par l’aseptisation des tracés, pour réaliser une imagerie encore plus nette de son imaginaire-réalité. Sa peinture en application rigoureuse sur la toile devient alors support de sa fiction-vérité. il traite une abstraction de ce qui existe par essence , hors du visible humain, au-delà de ce qui existe par présence.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

2° - De la toile en liberté au tableau construit

De la toile comme élément privilégié de création, Bielen en fait le moyen dédié de son discours pictural. Dans la liberté des expressions multiformes, de sa palette bien fixée qui contorsionne le motif dans un colorisme convaincu, le peintre a ouvert ainsi son chemin vers la réalisation de son œuvre en tableaux. Par des « exprimés » construit en ensembles finis, portant chacun un tout narratif. Le peintre convoque la grande tradition de la figuration classique pour la poser en questionnement et la dépasser, sur les dimensions de l’interprétation abstraite. Il pose ainsi le dilemme d’un autre sujet, d’un autre cadrage, qui vont constituer l’ambivalence de ce qui est et n’est pas.
Le peintre à voulu son art en mode d’œuvre-tableau, en tant que tout construit, comme ensemble de plénitude artistique, capable de définir et porter son message, au-delà du titre de l’œuvre, à savoir en tant qu’ esthétique fondamentale d’un paysagisme abstrait symboliste.
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm) « Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm

- Modalités : La méthodologie nous conduit d’une façon assez habituelle chez le peintre, à partir d’un premier plan qui peut nous donner la représentation finement et délicatement tracée, ou géométrisée de la manifestation de la nature végétale. Herbacées, feuillages, et entrelacs végétaliens, sont conduits par l’artiste avec une véritable méticulosité constructrice, pour constituer des constantes dans l’acte pictural. Ces premiers plans lyriques et significatifs de Nature sont là et servent de passerelle pour aller au-delà vers la profondeur, la dimension du lointain. Bielen sait jouer ainsi, des présentations d’ états de perspectives pour faire basculer la vision vers l’ infinitude, qu’il ponctue d’une ouverture de lumière. La modalité est référante dans la réalisation de l'œuvre. Cosmologie et Nature deviennent éléments-messages de construction. Les œuvres restent dans une force lyrique, poétique, et spirituelle qui font échapper la démarche de Bielen à la technique de la composition. Chaque œuvre détient la diversité, la complétude, l’originalité d’une nouvelle vision spécifique.
- Titrage : L’artiste s’exprime au travers de titres judicieusement choisis qui investiguent, différencient, identifient, le monde qui l’environne, pour redeployer sans directivité, un véritable concept de paysages étranges et abstraits. On y comprends expressément sa personnalité, ses propensions universelles, à la fois naturalistes et immatérielles, spirituelles, symbolistes. Ses titres participent ainsi à cette définition.Ils proposent également une animation scénographique des tableaux. Ils traduisent son message esthétique en termes d’intentions et produisent d’autres images abstraites à partir de judicieuses extrapolations. Bielen à su briser par ses titres les limites du sens et du signe et redéfinit le potentiel évocatoire de l’acte paysagiste abstrait.
« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm) « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm - « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm

II - 2 - Dans ses toiles Bielen est parvenu à faire du paradoxe une force d’architecture.

La confrontation de motifs de la Nature et de l’ espace cosmique , de plans construits et de mouvements de couleurs, produisent des cosmogonies naturalistes dont Bielen maîtrise les rythmes.

1° - Architectures d’une œuvre qui interroge la dimension, la distance.

Dimension de l’espace-perspective, de l’espace cosmique le plus lointain, au plan le plus rapproché du motif végétalien ; Ce questionnement de la distance est à la fois chez le peintre une recherche de signe et de sens entre proximité et éloignement.
- Premiers plans et motifs en forme de graphisme pictural, géométrisé. Sur une logique de composition de l’œuvre, on voit tout d’abord dans la proximité ; là en premiers plans, l’artiste exprimer des formes très construites, très graphiques, élancées. Rameaux, feuillages, notre imaginaire est interpellé de manière allusive, presque allégorique. Ces formes travaillées dans leur état parfois partiel ou aménagé, mais bien regroupées vont en jets contrôlés pour tendre vers un ailleurs lointain ou la partie la plus centrale en intensités. Formes, motifs, qui marquent bien le moment de vie, et le message de lieu. Formes construites posées sur la toile en immédiateté visuelle, élaborations morcelées, mais comprises en un tout florilège de premiers plans narratifs, faisant sens de motifs végétaux.
- couleurs, formes et profondeurs . Les deuxièmes plans, des couleurs en jeux d’intensités ou de dégradés, nous emmènent aussitôt dans le champ profond du tableau, fréquemment vers une partie centrale de l’œuvre, où culmine l’intensité la plus forte Le regard entre en projection dans les confins cosmiques avec le plus de force, par des contrastes de sens et de couleurs qui nous dirigent vers les pus fortes intensités lumineuses, au cœur des constructions. La technique du contre-plan est maîtrisée et l’on bascule facilement et rapidement à partir de motifs, géométrisés et tracés, aux confins de la toile. Les lignes de fuites coloriques et lumineuses, convergent pour rendre une perspective d’éloignement.
- Clairs-obscurs et ombres : clairs-obscurs et ombres rehaussent les intensités lumineuses des parties centrales. Des couleurs sombres et des dégradés plus obscurs, sont posés sur le pourtour, ou entrent dans la construction d’ensemble, pour mettre en valeur, en force d’intensité, les couleurs les plus vives. Des contrastes puissants, de fins clairs-obscurs, favorisent l’animation, le mouvement complexe, torsadé, spiralé, de champs plus lumineux.
- Intensités de lumières. Une forte intensité lumineuse marque généralement une partie centrale, principale, de l’œuvre. Un espace le plus intense en couleur-lumière appelle les convergences signes- sens et exprime le plus lointain visible. Un Au-delà dans l’œuvre apparaît par les plus fortes intensités de lumière,en dominantes blanches, au cœur de la scénographie. D’autres lignes de fuites, toujours dans ces animations de mouvements, de remous, de flux, de spirales colorées, se retrouvent autour, à l’intérieur même, du traitement d’un espace cosmique.

2° - La palette de feu de Bielen ; Par un colorisme travaillé sur la force de la lumière, Bielen dans son abstraction paysagiste s’est rendu maître de la scénographie des ultimes limites.

Les tableaux de Bielen répondent à une logique maîtrisée. La palette de couleurs est bien arrêtée, dans les teintes chaudes, fréquemment dans les gammes des rouges, oranges, jaunes, parfois les couleurs froides des bleus et des verts interviennent aussi; Des tonalités blanches, peuvent fixer les plus fortes intensités. Les couleurs primaires travaillées, déclinées, donnent une grande variété tout en préservant une unité visuelle à l’ensemble de l’œuvre.
Une palette de feu et de rougeoiement, dans laquelle les jaunes et les orangés nous font vivre une version de bouleversement, de révolution sidérale, avec une puissance esthétique incomparable. La palette très compacte, donne une cohérence très personnelle au signal d’ensemble du tableau. On reconnaît aussitôt la peinture de Bielen. Des couleurs primaires déclinées en transparences, un visuel de sfumati translucides, ont pu naître de la technique des couleurs en glacis superposés de Bielen. De fines couches successives, très élaborée, avec plusieurs séchages consécutifs, produisent une grande finesse et une luminosité, support essentiel à ses abstractions.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)
Ses tonalités, fusionnées en mille incandescences , ses couleurs brûlantes nous enveloppent et nous emportent vers une transcendance. Quand parfois entrent en dialogue, un jaune, un rouge vif, en contraste d’ un bleu, d’un vert, émerge alors un champ de lueurs colorées, comme un long cri feutré, qui s’étend en échos dans toutes les profondeurs.
A partir de la forme éclatée, déconstruite, recomposée, du règne végétal Bielen nous propulse dans le confins de colorismes brûlants ou nuances et chaleurs s’entremêlent en nuances diffuses, en tons violents parfois, éclatants et dominants. Synthèse intégrée de tous les tâchismes, de tous les nuagismes, les énergies coloriques de Bielen tracent des anecdotes universelles dans lesquelles les vides et les pleins font harmonies, les néants et les existants se conjuguent pour nous dire d’autres spiritualités plus loin que le « connu ». Les spirales cosmogoniques de Bielen, confrontent les éléments et les couleurs, les formes et les énergies.
Bielen avec sa palette de luminosités puissantes et subtiles à construit un nouveau langage contemporain de poésie et de spiritualité.
« D’jinn » 2005 hst. 38x46cm (avec cadre noir 73x81cm)-« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm) - « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm
Mouvement des formes et mise en tension des couleurs - impact dans le visuel. Une grammaire dualiste sert le sens et l’intention. Bielen a su inventorier des formes, les fixer, les délimiter, les détourer soigneusement. Ses formulations lyriques, coloriques se jouent de l’informel pour rendre état de présence et de sens. Distorsions contrôlées des nuances et des couleurs, poussées au paroxysme d’un mouvement-émulsion, flux profonds et parfois vertigineux, produisent chez le spectateur une incontournable émotion. Bouleversement, questionnement de ses ressentis intérieurs, indicible interrogation entre réel et irréel, entraînent celui qui regarde vers les territoires d’une esthétique atypique. Un univers pictural qui nous révèle le beau, une fois les ambiguïtés et les non-dits dépassés. Mise face au spectateur, la beauté de la peinture de Bielen se conquiert par chacun selon un entendement intérieur.
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm) « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm - « L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm

II - 3 - L’abstraction de Bielen redeploye l’informel dans le cadre du cognitif.
1° - Un aboutissement en temps réel aujourd’hui de la tradition européenne du paysage. Avec une logique rigoureuse de l’abstraction paysagiste Bielen offre au spectateur les mystères dévoilés de la Nature. En échos lointains et intemporels des maîtres anciens, qui ont depuis la Renaissance, traité la Nature dans une conjugaison de savoir-faire européen, Bielen, dans le prolongement des paysagistes abstraits français, et des peintres de tradition française autour du paysage, se place en fer-de-lance, et occupe une des premières places dans la lignée des nouveaux paysagistes abstraits européens.
Une peinture qui véhicule tous les hymnes, les poèmes dédiés aux mystères intuitifs et secrets de la Nature. Il colore et conjugue les forces puissantes des énergies ultimes du paysage. Au- delà de toutes formulations d’impressionnismes abstractisés, le peintre est entré dans le champ des rencontres les plus fortes et les plus subtiles avec la Nature. Le paysage abstrait de Bielen, met en scène les forces et fragilités de la vie même, à travers la Nature, en propositions originales, coloriques et formelles. Il a su allier sobriété et beauté, élégance et énergie, pour produire un axiome définitif innovant, dans le substrat de l’art contemporain. Symphonie de couleurs où se jouent tous les symbolismes artistiques de toute époque. Il a enrichi le paysage abstrait d’une exceptionnelle modernité, et d’un phasage inédit avec notre génération, investissant cet art de nouvelles spiritualités symbolistes dédiées aux énergies inconnues, immergées dans des intuitions de la Nature, végétales et cosmiques.
« Sous l’aile du dragon » 2008 hst.40x80cm - « Parques » 2009 triptyque hst.100x20x3 (triptyque - avec cadre noir 120x150cm) - « Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)
« L’esprit du basilic » 2009 hst. 54x65cm- « Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm « Supréma Lex » 2008 hst.46x33cm (avec cadre noir 69x81cm)

2° - Synthèse de l’abstraction paysagiste et du symbolisme , Bielen peint un nouvel état abstrait de la Nature dans l’art actuel en Europe.
Bielen exprime la Nature aux pôles extrêmes de ses différents stades dans le cursus évolutif de la matière. Peinture qui nous conduit aux sources et aux aboutis d’un univers de matière en fusion, jusqu'à la Nature sur la Terre. L’artiste sait mettre en lice cosmogonique les éléments de son paysage et en produire état d’art. La spiritualité qui se dégage de ses oeuvres est le fruit de son langage pictural, qui crée un pontage entre le plan sensible et invisible. On est en présence avec Bielen, d’ une poétique paysagiste abstraite qui touche à l’universel et dont ce peintre à su se rendre maître.
Bielen à su s’approprier, les outils d’abstraction du paysage et la capacité d’expression les émotions complexes des spiritualités liées à la Nature.
« Entre-deux-mondes » 2008 hst 80x65cm
« Le bûcher des vanités » 2008 hst. 73x60cm (avec cadre noir 110x120 cm)

Conclusion :

Sa grammaire de confrontation de plans, de contrastes et d’oppositions sémantiques, sa capacité à moduler les degrés de lisibilité, les différentiels dans les sens possibles du visible, fondent une peinture de haut niveau dans les strates de l’art européen. Ceci pose aujourd’hui André Bielen, comme l’émergence indiscutable d’un talent innovant dans la vie contemporaine de l’art, dans la mémoire présente de notre existant culturel européen. Les travaux picturaux de Bielen peuvent être considérés appartenant à plein-titre à l’édifice en construction de la nouvelle peinture contemporaine. Leur personnalité les fait reconnaître actualité d’évolution de notre culture paysagiste, au regard de notre propre patrimoine européen, comme à l’égard des peintures d’autres continents, Asie, Etats-Unis, Afrique ...
Bielen est arrivé à maturité ni trop vite, ni trop lentement ; Il a su drainer progressivement les éléments composites et paradoxaux de son univers de langage, pour nous les offrir simultanément avec un talent homogène. Cela veut dire qu’ André Bielen, à su faire aboutir ses recherches et son travail en une maîtrise de haut niveau. L’on peut avoir des certitudes sur la validité et la qualité de sa peinture pour l’avenir, sur la stabilisation de son art et sur une évolution porteuse. Des réalistes, des impressionnistes aux symbolistes, en passant par les expressionnistes, au fil des décennies et des siècles les paysagistes ont fait le renom de notre continent européen. Bielen creuse un sillon profond actuel et avant-gardiste dans la peinture abstraite du paysage d’aujourd’hui. Sa recherche picturale existe concrètement avec le potentiel de devenir un modèle fort dans l’art international.

Editions EDMC, Antoine Antolini, 2009

Une présentation des œuvres de André Bielen au public a été faite en Juin et Juillet 2009, lors de l’exposition de ses tableaux, moyens et grands formats, au Pôle d’Exposition « Art et Culture » des Editions des musées et de la culture (EDMC) à Toulon (Var) qui s’est tenue du15 Juin au 11 Juillet 2009 .

Exposition à Toulon (var) Juin-Juillet 2009- « La Stylistique de Bielen », catalogue du peintre André Bielen © 2009 Editions EDMC

Texte : Antoine Antolini, Direction rédactionnelle des Editions des musées et de la culture EDMC - Association L. 1901 pour la promotion et le développement de la muséologie et des arts - Fondée en 1993 -

 

 

 

 

AUTRES TEXTES DE RECHERCHE EN ART

Travaux de recherche et publications

Cf. aussi Bibliothèque Nationale de France
http://data.bnf.fr/13088711/antoine_antolini/


EDITIONS EDMC

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Lien / BIBLIOTHEQUE NATIONALE DE FRANCE

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Travaux de Recherche :

 

liens Bibliothèque Nationale de France

http://data.bnf.fr/13088711/antoine_antolini/


Etude sur " les configurations artistiques " et leurs relations avec l'imaginaire collectif, (inconscient collectif, archétypes et signifiant des formes et des couleurs...) 1996-97 Antolini
v Publication " Les Dômes-espaces et leurs concepts - Des équipements urbains originaux " 1995 - Antolini-Etude sur l'esthétique urbaine - grand format - 41 pages - Désign urbain et théories (c) - EDMC -Dépôt Légal 1995 - Bibliothèque Nationale de France, Paris - et ADAGP-Paris - (cette étude a fait l'objet d'un mémoire de Diplôme en Arts et Arts Appliqués ).

Publication " Le Linéarisme - Principes et fondements - Un nouveau concept pictural dans l'art moderne " 1998 - Antolini - Etude - Synthèse de Travaux de Recherche (c) EDMC - Dépôt Légal 1998 - Bibliothèque Nationale de France, Paris

Publication " L'Art abstrait - Concepts pour une évolution des théories de l'abstraction " - 1999 - Antolini - Ed. EDMC Dépôt Légal 2ème Trim 1999 - Bibliothèque Nationale de France, Paris - Nouvelle Edition 1er Trim. 2000

Publication - " De la systémique appliquée à l'esthétique " - 2000 -Antolini Article de recherche - Ed. Antolini. - Dépôt Légal Paris -2000

Publication : " THEORIE ARTOMETRIQUE ET ABSTRACTOMETRIQUE " © Antoine ANTOLINI, peintre - Edition Antolini - Dépôt légal Paris Décembre 2000

Publications récentes:

- sur la muséologie :

Publication : "LES NOUVELLES DIMENSIONS DE LA MUSEOLOGIE ET DE LA CONSERVATION DU PATRIMOINE" Antoine Antolini 2011 Article de recherche.

 

 

EMISSIONS RADIOPHONIQUES :


Emissions " Recherche et Formation ", sur Radio " Arc-en-ciel", radio comportant des décrochages sur Radio Vatican, devenue à présent R.C.F.,"Radio Chrétienne de France"; Antoine Antolini a constitué les contenus rédactionnels et la présentation des émissions sur la peinture contemporaine (réalisateur Christian Coulomb, ancien Universitaire.)
Antoine Antolini à créé comme animateur principal le contenu et le commentaire d'une quarantaine d'émissions sur la peinture et l'art contemporain. Ses textes ont constitué l'essentiel théorique d'explication, pour des émissions radiophoniques sur l'art abstrait. Comme animateur principal, Antoine Antolini, a présenté, lors de ces émissions, diverses de ses recherches effectuées en art contemporain et notamment :

lors des émissions radiophoniques 1997

 
-" La Gestalt-Théorie ; théories de la forme et de la couleur appliquées à la peinture moderne "
-" Les révélations du cubisme : du cubisme analytique au cubisme
synthétique " I - " Le cubisme analytique " II - " Le cubisme synthétique "
-" La géométrique du trait et de la couleur chez Mondrian "
-" les techniques picturales du cubisme "
-" L'avant-garde de l'art contemporain aux Etats-Unis "

lors des émissions radiophoniques 1998

 
-" Evolution de la représentation du sujet fixe vers la peinture de l'action dans le cubisme "
-" La relation entre le cubisme et le trait "
-" Le concept de linéarité en peinture contemporaine ".
-" Linéarité et réalité dans la peinture chinoise ancienne "
-" Volumes, perspective et modernité picturale "
-" la relation entre les concepts artistiques et la matérialité chez Tapiès ".
-" Esthétique des formes et des couleurs -équilibres et contrastes chez Poliakoff "

 

 

I. TEXTE SUIVANT EXTRAIT DE : " De la systémique appliquée à l'esthétique " - 2000 -Antolini Article de recherche - Ed. Antolini. - Dépôt Légal Paris - 2000


" Si l'œuvre d'art existe et peut permettre le repérage de la " démarche esthétique " au sens large dans le temps - chronologique - , sa " pluralité expressive ", relève du domaine intellectuel et diachronique - hors du temps - L'oeuvre peut être considérée comme un " certain degré d'expressivité " et " de concordance " entre la recherche, la volonté de l'esprit de l'artiste et la " matérialisation " finale . L'œuvre d'art - et c'est sa réelle dimension et sa portée universaliste - permet l'analyse transversale des différentes " périodes esthétiques " non seulement d'un artiste en tant que tel, mais également d'un artiste en tant que vecteur d'une esthétique sociétale "…
… " Si l'on regarde simplement et lucidement l'histoire de l'art contemporain que constatons-nous ? Le progrès de l'abstrait est plus rapide, moins " tâtonnant ", que le progrès du figuratif. Au delà de bonds en avant contemporains formels, provenant du surréalisme, de l'hyperréalisme américain ou du pop art qui constituent une évolution " de surface ", il y a eu une évolution plu lente et plus profonde de l'art figuratif au niveau de ses fondements. En fait si l'on examine les fondements conceptuels du figuratif, on peut établir qu'il évolue lui-même vers l'abstrait, et cela au travers, non seulement de la recherche coloriste sur des bases fauves, mais aussi par le développement de l'impressionnisme abstrait, qui a conduit et entraîné " la mutation du figuratif vers la figuration libre " de la toute nouvelle génération de peintres contemporains des décennies 1980 - 2OOO - De nos jours de nombreux peintres de figuration libre se considèrent abstraits - L'abstrait quant à lui, se développe en de multiples modalités picturales nouvelles, rénovantes. Cela bien au-delà des trajectoires très riches de l'informel ou du tachisme voire des monochromies ou des diverses formes de l'expressionnisme abstrait américain. Il évolue avec, par exemple, le matiérisme, le minimal art, comme en ces nouvelles formes " d'art abstrait spatial " que nous donnent à voir nombre d'installations contemporaines s'appuyant sur les matériaux les plus variés. Au niveau de la conception intellectuelle s'attachant à l'art contemporain, on peut dire qu'aujourd'hui l'art abstrait a surpassé l'art figuratif dans l'expression esthétique du monde, voire dans l'esthétique du réel d'une civilisation. Plus ces analyses porteront sur des " périodes esthétiques " éloignées dans l'espace et dans le temps, plus l'histoire de l'art pourra être approfondie avec une vision spatio-temporelle. "....

2. TEXTE SUIVANT EXTRAIT DE : " L'Art abstrait - Concepts pour une évolution des théories de l'abstraction " - 1999 - Antolini - Ed. EDMC Dépôt Légal 2ème Trim 1999 - Bibliothèque Nationale de France, Paris - Nouvelle Edition 1er Trim. 2000... " b) D


Il est important de savoir comment l'on crée... où l'on va et comment l'on peut évoluer, dans la réalisation d'une œuvre d'art .... Ces travaux de recherche m'ont permis d'établir des concepts, qui favoriseront , je pense, peut être modestement mais sûrement, un phasage actualisé et une progression, de la création contemporaine abstraite, partout ou des créateurs abstraits s'interrogent sur le devenir de leur art dans la société d'aujourd'hui. Il a été trop souvent dit que tout avait été fait dans l'abstrait... la plupart du temps par ceux-là même qui n'avaient jamais rien réalisé en abstrait. Il est temps que les créateurs abstraits démythifient la soi-disant " atteinte des limites " qu'on leur attribue, de pseudo-limites en fait. L'art n'a pas de fin, l'art contemporain abstrait n'a pas de limites intellectuelles ou techniques puisqu'il est spécifiquement création...Il n'appartient à personne d'assigner des clôtures historiques à la création, ou la considérer anéantie...nul ne peut enfermer, cantonner, l'abstrait dans un champ balisé, gradué... L'abstrait est intemporel, et par conséquent immortel... Nous peintres abstraits, sculpteurs, créateurs abstraits, connaissons la suffisance de ceux qui croient avoir tout vu et qui , en réalité, n'ont encore rien vu ... et qui n'ont qu'une infime parcelle de connaissance de l'art abstrait. Puisse, en ce sens, également, le présent essai remettre un peu les pendules à l'heure... Les voies de l'abstrait

3. L' ABSTRACTION, PAR RAPPORT AUX MODALITES D'EXPRESSION DU POETIQUE ET DU REEL DANS L'ART CONTEMPORAIN EN GENERAL...


a) La nuance entre poétique, expression picturale contemporaine et abstraction... Il y a une place spécifiquement particulière du poétique dans la peinture contemporaine en général. En fait la question fondamentale, qui peut se poser avec la poésie exprimée dans la peinture contemporaine est l'art abstrait précisément est la suivante :
- " doit-on parler d'abstraction chaque fois que l'on parle de poésie, au prétexte que la poésie n'est pas le réel ? "....
Il y a, en effet, diverses approches bien différentes en art moderne traduisant le rêve et le réel. Diverses approches picturales existent pour situer l'expression dans un rapport entre le rêve, la poésie, et le figuratif, ou l'abstrait. Le rêve, dans son expression picturale plus traditionnellement " figurative " s'est abondamment exprimé au travers du " surréalisme "... La démarche d'expression du " poétique " existe aussi dans l'abstrait (l'abstrait poétique ou lyrique) . Toutefois, dans une certaine mesure cette forme d'expression du rêve, s'exprimera dans l'abstrait en une retransposition beaucoup plus complexe et donc beaucoup plus originale, mais peut être plus difficilement " lisible " me semble-t-il. Cette modalité particulière du poétique qui appartient à l'abstrait nous la découvrirons dans cette étude avec des éclairages nouveaux. Elle procède d'autres mécanismes psychologiques, d'un autre " entendement artistique " , distincts de ceux qui engendrent la démarche figurative ou surréaliste....

b) Le rôle de la thématique dans le poétique en général.
L'on pourrait aisément ressentir aux limites extrêmes de la peinture poétique dite figurative une certaine forme d'abstraction complexe, au niveau d'un sens original du traitement poétique primaire du réel sans que l'on puisse parler de surréalisme pictural... ( cas d'œuvres de Chagall par exemple, peintre non abstrait). En cette hypothèse l'approche de Chagall pourrait s'identifier, se lire, comme un traitement poétique pur du sujet ou du thème. Son approche ne pourrait échapper à une certaine " modalité d'abstraction " d'une certaine façon. Si ce n'est par rapport au figuratif en tant que tel - qui demeure pourtant à un niveau plus ou moins puissant - çà le sera au niveau thématique par rapport à la réalité, par rapport au normatif, " aux normes du cognitif dans l'expression d'un signifiant vrai "... Cette approche toutefois sait rester à distance du surréalisme avec cette merveilleuse manière de garder les pieds dans le figuratif. Néanmoins l'on voit dans ce cas comment le figuratif pictural poétique peut pénétrer dans le champ de l'abstraction, par le traitement intellectuel et technique de la thématique; Nous verrons qu'inversement le traitement initial en abstraction, pourra intégrer, retransposer du figuratif intellectuellement et techniquement également ; cas du " paysagisme abstrait urbain "....

6. LA POESIE EXISTE-T-ELLE EN TANT QUE TELLE DANS LA PEINTURE ?


La peinture sera poésie lorsqu'elle se voudra création poétique...
La peinture est poésie au sens général ou elle est création artistique, mais surtout parce qu'elle peut, comme la poésie, être une expression sublimée de la sémantique, du cognitif. En son expression abstraite, la peinture peut rester une expression sublimée, plus ou moins distanciée du conventionnel, de la sémantique, du figuratif, en un rapport original avec le poétique... La peinture en tant que telle, plus généralement, pourra être " poésie ", bonne ou mauvaise, plaisante ou déplaisante, belle et/ou dérangeante, lorsqu'elle recherche, traduit le monde intérieur du peintre, le monde extérieur tel que le voit le peintre. L'expression si elle n'est certes pas réalisée au moyen du verbe, n'en demeure pas moins efficiente au moyen préféré de la " forme " et de la " couleur " , telle la " phrase " et le " ton "... Si la peinture est faite par des poètes, elle sera le reflet de leur état d'âme dans certains cas ; mais elle exprimera aussi très souvent une certaine vision du monde à travers cette poésie.
...
En abstrait, plus l'union se fait entre des significations encore plus distantes les unes des autres, plus la peinture sera puissante en termes d'abstraction. Le signifiant en sera d'autant plus transcendé. Voila pourquoi je trouve intéressante la peinture abstraite primaire, brute, le non-figuratif .
En réalisant une œuvre abstraite, un créateur contemporain peut ressentir que la poésie le dépasse, le guide sur son chemin ; il ouvrira la voie d'une réponse à un besoin profond, artistique, abstrait, poétique, et vivra la réalisation de son oeuvre comme un poète écrit un poème, avec simplement des formes, des couleurs, à la place des mots...Son abstraction pourra avoir une relation plus conventionnelle avec le figuratif...à partir du moment ou le langage abstrait s'appuiera sur une sémantique, sur une convention cognitive "…


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