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Les éditions EDMC, association socio-cullturelle, loi 1901 à but non lucratif pour
la promotion et le développement international de l'art et de la muséologie.

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Muséologie ▼ Muséologie du Présent 2017

■ LES NOUVELLES DIMENSIONS DE LA MUSEOLOGIE ET DE LA CONSERVATION DU PATRIMOINE. (EDMC)


1- Restauration de vestiges antiques

1- Restauration de vestiges antiques

2 Protection des milieux naturels et des sites

2 Protection des milieux naturels et des sites

3 Tripode monumental. Pékin

3 Tripode monumental. Pékin

4 Saint-Tropez - Eglise restaurée centre ville

4 Saint-Tropez - Eglise restaurée centre ville

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Rédaction: Antoine Antolini, (autres ouvrages cf. VIAF)

Rédaction: Antoine Antolini, (autres ouvrages cf. VIAF)

6 Réféction de peinture murale (Cité Interdite PEKIN Chine)

6 Réféction de peinture murale (Cité Interdite PEKIN Chine)

7 Conférence d'Antoine Antolini sur la Muséologie à l'Université de l'HEBBEI en Chine - Vue de l'auditoire

7 Conférence d'Antoine Antolini sur la Muséologie à l'Université de l'HEBBEI en Chine - Vue de l'auditoire

Antoine Antolini, autres ouvrages cf. Bibliothèque Nationale de France

Antoine Antolini, autres ouvrages cf. Bibliothèque Nationale de France

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Définition Muséologie: Définition du terme On peut identifier une première origine de l'appellation de musée, provenant du grec mouséïon, qui était le Temple des Muses à Athènes, sanctuaire des déesses des arts. La notion évolua, caractérisant un lieu défini, de présentation de collections, aussi bien des arts, des sciences que des lettres. Le concept de conservation s'associant étroitement à l'expression du muséum, puis du musée. Aujourd'hui la muséologie, que l'on peut définir comme une science de l'organisation des musées, de l 'exposition des œuvres et objets d'art et culture, de présentation de collections au public, véhicule la mission de conservation du patrimoine, de médiation culturelle et éducative. Le musée étant un des moyens de cette mission. Définition de la muséographie selon l'auteur Antoine Antolini: On peut définir à l'intérieur de la muséologie, la muséographie, comme une spécificité matérielle, communicante et médiatisante, en statut de véritable science muséale, pour la mise en valeur, l'aménagement et la mise en regard des objets du musée, du patrimoine, étroitement associée à l'inventaire et à l'historique de celui-ci. Pour la muséographie le terme de branche n'est pas utilisé dans cette définition, afin de favoriser pour cette science toute l'homogénéité souhaitable avec la muséologie à laquelle elle appartient. Comme dans d'autres cas par ailleurs au sein de la recherche dans les sciences sociales ainsi que dans les Beaux-Arts ou encore l'Esthétique, les cloisonnements par branches n'apparaissent pas toujours nécessaires pour le meilleur développement de certaines sciences intégrées. Ceci dit il s'agit ici dans cet article de deux grands domaines culturels d'activités que sont la muséologie et la conservation du patrimoine, qui font l'objet d'une analyse au niveau de leurs fonctionnalités respectives. Ainsi muséologie et conservation du patrimoine, tendent aujourd'hui, encore plus que par le passé, à se compléter, voire à se superposer. Les activités de conservation du patrimoine peuvent s'étendre aux sites et monuments classés, aux espaces naturels, mais également aux domaines des progrès scientifiques et techniques, à tout ce qui peut constituer la mémoire collective de la société. La notion de muséologie est sortie hors de l'enceinte du musée traditionnel et empirique, pour suivre cette extension de la notion de conservation, s'y adapter, créer d'autres approches de ce que peut effectivement être un lieu muséal. Une muséologie, permettant à la société la vision concrète de son identité, au travers de sa mémoire, enfouie profondément dans le passé ou contemporaine, de son historiographie, de sa culture.(Tripode monumental à Pékin.) La muséologie et la conservation du patrimoine sont en mesure d'offrir aux spectateurs, aux citoyens, en effet miroir la connaissance de leur passé et l'actualité de leur existant artistique et culturel, scientifique, technique. Dans un contexte de mondialisation, patrimoine et muséologie, sont donc plus que jamais au goût du jour, notamment dans la sphère internationale, pour rendre au travers de l'identification de lieux remarquables, de grands sites classés, de périmètres urbains à sauvegarder, d'œuvres d'art à restaurer et protéger, une reconnaissance d'un patrimoine culturel commun pour l'humanité. Avec l'action d'institutions internationales, de l'Unesco, du Conseil de l'Europe, notamment. (rédactionnel: Antoine Antolini).

 

■ Évolution de la conservation du patrimoine et de la muséologie.
Conservation et muséologie; évolution du champ d'action.


9 reconstitution de Vase Conserv. Patrim. Musée Tianjin Chine

9 reconstitution de Vase Conserv. Patrim. Musée Tianjin Chine

10 restauration achevée centre ville -Gênes

10 restauration achevée centre ville -Gênes

11 Abstraction de André Bielen

11 Abstraction de André Bielen

12 Baux-de-Provence.

12 Baux-de-Provence.

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L'idée de conservation patrimoniale collective est apparue des 1789, lorsque les biens de l'Eglise furent mis sous l'égide de l'Assemblée Constituante. C'est en 1792, que l'Assemblée législative décidera de voter pour la conservation des « chefs-d'œuvre des arts », pour les protéger des paroxysmes révolutionnaires. Toutefois il faudra attendre 1830, pour assister à la naissance d'une politique du Patrimoine avec, notamment, en 1837, la mise en place de la Commission supérieure des Monuments Historiques et en 1840, voir apparaître le premier inventaire des monuments protégés. La muséologie en tant que science a évolué avec la destinées des musées et l'on peut dire que celle-ci prendra réellement son élan avec la création de l'École du Louvre à Paris en 1882, créée pour former des personnels compétents pour l'administration des musées. On peut souvent avoir tendance à différencier de manière inappropriée conservation du patrimoine et muséologie sur des critères matériels et physiques, d'une conservation de biens qui seraient essentiellement immobiliers pour le patrimoine (espaces, sites naturels, sites historiques, monuments classés) et qui seraient par ailleurs essentiellement mobiliers pour la muséologie (oeuvres-d'arts, peintures, sculptures, céramiques...). Cette distinction on le perçoit bien n'a pas lieu d'être. La conservation du patrimoine ou bien la muséologie doivent être compris comme des vecteurs d'une action interdépendante, qui se rejoint, d' une mission globale commune qui porte sur l'ensemble de tout ce qui constitue le potentiel culturel d'un pays, au sens le plus large. Un tout qui est héritage et existant. Un ensemble d' atouts patrimoniaux ancestraux, ou plus contemporains, issus du présent, allant de vastes sites naturels à protéger, (Protection des milieux naturels.) jusqu'au tableau d'art abstrait... Avec de nouvelles approches de conservation du patrimoine, comme avec la loi du 2 mai 1930, mettant en exergue en France, déjà à cette époque la protection des sites naturels, légendaires, pittoresques, au delà des monuments classés à caractère historique... La notion de patrimoine dit naturel, un progrès en soi, a évolué de nos jours avec les prises de consciences sur l'environnement, l'importance de la conservation du patrimoine naturel est passée au premier plan des préoccupations, en lien avec la protection de la planète, de l'environnement. Le patrimoine naturel devenant un bien commun essentiel à protéger et transmettre, le plus intact possible, dans l'intérêt général des sociétés et des générations futures. Aussi tout est fait aujourd'hui, pour que chacun puisse se sentir concerné par la protection de la faune et de la flore, des milieux naturels, maritimes ou terrestres, mais aussi par la protection et la sauvegarde des lieux et biens historiques, artistiques, de périmètres urbains, susceptibles d'être en péril. De spectateur de l'œuvre-d'art , de l'ouvrage d'art - bien collectif - la responsabilisation du citoyen, en tant qu'acteur possible de cette protection et de cette sauvegarde du patrimoine, par ses initiatives, son rôle actif, ses actions associatives, partenariales, à fait faire un bond en avant aux deux concepts de la conservation et de la muséologie. On peut approcher ceux-ci respectivement sous l'angle d'éthique patrimoniale ou de science muséologique. La protection de l'environnement, la sauvegarde des milieux naturels, terrestres et marins, de leur contenu est une éthique, et au-delà cela tend à devenir une science, dont chaque génération à des degrés divers apprends peu à peu le contenu et la portée.

 

 

■ Muséologie et conservation du patrimoine : De nouvelles finalités en osmose.


13 Parc Naturel de l'Aiguille A-M -Site protegé

13 Parc Naturel de l'Aiguille A-M -Site protegé

14 Parc Naturel de l'Aiguille Alpes-Maritimes -Site protegé

14 Parc Naturel de l'Aiguille Alpes-Maritimes -Site protegé

15 Panneau site protégé Presqu'Île de Giens

15 Panneau site protégé Presqu'Île de Giens

16 Château de Dolce Aqua - Italie du Nord

16 Château de Dolce Aqua - Italie du Nord

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17 Accueil Jardins du Rayol Canadel

17 Accueil Jardins du Rayol Canadel

18 Panneau site protégé du Rayol

18 Panneau site protégé du Rayol

19  Jardin Remarquable

19 Jardin Remarquable

20 Parc Naturel de l'Aiguille Alpes-Maritimes - Site protegé

20 Parc Naturel de l'Aiguille Alpes-Maritimes - Site protegé

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Le registre qui paraitrait, de prime abord, le plus distancié de la muséologie traditionnelle, à savoir la conservation du patrimoine des sites et milieux naturels; Parcs naturels régionaux, espaces littoraux semblent emmener la muséologie bien loin du mouséïon grec... Non-point pourtant, puisque la portée fonctionnelle de la muséologie va s'appliquer à ces nouveaux espaces, qui sont en fait, eux aussi, « sanctuarisés » ou « sanctuarisable » dans l'acception laïque du terme... Périmètres protégés, c'est une nouvelle relation au public, aux usagers, qu'il a fallu comprendre et construire, pour évoluer vers une communication, une éducation à la pratique de ces sites, prenant en compte de nouveaux paramètres muséaux. A la fois sur les sujets de la nature en rappel des muséums, ou de la vie sociale, en faisant prendre conscience de ces nouveaux espaces d'intérêt général. Il a ainsi fallu générer de nouvelles médiations culturelles, une pédagogie sociale d'un nouveau type, pour apprendre de nouvelles pratique de lieux. On peut aujourd'hui admettre que la notion du muséologique ne peut plus être cantonnée au lieu, le mouséïon, le muséum, le musée, le conservatoire... La muséologie est bien science et méthode, outil pour transmettre l'acte conservatoire, une science actrice et médiatrice de la conservation dans la société. La muséologie pouvant présenter maintenant un multiformisme d'objets ou de biens patrimoniaux, mais aussi des démarches innovantes et expérimentales, hors du cadre du musée traditionnel affecté à un lieu. Nous vivons au cœur de nouvelles conceptions et transformation muséales, avec de nouvelles relations a mettre en place pour l'accueil des publics, y compris avec l'appui des nouvelles technologies de la communication et du numérique.

 

■ Un paysage public et privé pluriel, pour des espace muséaux spécialisés.


21 Rayol Canadel Protection des milieux naturels et des sites

21 Rayol Canadel Protection des milieux naturels et des sites

22 Château Musée de Mouans-Sartoux

22 Château Musée de Mouans-Sartoux

24 - Pôle d'Exposition Sud Côte-d'Azur - Espace d'exposition et de recherche en art (Toulon centre)

24 - Pôle d'Exposition Sud Côte-d'Azur - Espace d'exposition et de recherche en art (Toulon centre)

25 Eco-Musée Verrerie Fabrique en direct de Biot

25 Eco-Musée Verrerie Fabrique en direct de Biot

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Conservation du patrimoine et muséologie sont aujourd'hui plus que jamais indissociables sur tout le champ de leurs applications; qu'il s'agisse de sites naturels, de biens culturels patrimoniaux immobiliers ou mobiliers; de musées public ou privés, de biens culturels patrimoniaux publics ou appartenant à des personnes privées. Diverses régions, aux dominantes de mer ou de montagne, lacustres, aux aspects géographiques ou climatiques originaux ou particuliers, ont voulu exprimer leurs spécificités par la démarche muséale. Certains ministères, de la Marine, des Armées, de nombreuses institutions publiques et privées, du Cabinet des Médailles de la Bibliothèque de France, un des plus anciens musées de France, existant depuis le Moyen-Age, jusqu'aux musées d'art contemporain, ou au musée de l'Air et de l'Espace, la muséologie, la muséographie, portent la conservation. Les collectivités territoriales, universités, mais aussi les centres de recherche créent des lieux muséaux, ainsi à Toulon (Var) l'espace muséal du Centre privé de recherche en art et conservation du patrimoine est situé en centre-ville à l'intérieur d'une Galerie marchande. Espace muséal d'exposition et de recherche en art. Des écoles et hauts lieux de l'enseignement, créent fréquemment leurs propres musées. Certains sont plus historiques et scientifiques à la fois, tels le musée d'histoire de la médecine à l'Université de Paris V, spécifiques, avec les muséums pour la zoologie, l'ornithologie, la paléontologie, la botanique, ou traitent un passé plus ou moins lointain, musées pour l'archéologie, les arts et traditions... Dans le secteur privé, de nombreux musées se retrouvent au sein d' entreprises, fabriques et usines, des centres d'artisanat, des établissements commerciaux, des fondations et associations; de grands collectionneurs créent des lieux muséaux aux thématiques diverses, pour la sauvegarde de leur mémoire et collections participant ainsi au vaste mouvement muséologique international. Du muséum explicatif de la paléontologie, à l'espace culturel présentant des innovations d'art abstrait, du pôle d'exposition, de la galerie d'art avant-gardiste, jusqu'au Musée des Beaux-Arts , le contenu des espaces de conservation et de présentation de collections ou d'objets au public, sont très variés dans leurs thématiques. Des styles multiples aussi pour la sculpture, la peinture , du classicisme académique à l'abstraction novatrice. Abstraction de André Bielen. Des finalités culturelles ou pédagogiques, éducatives pour le grand public ou pour un public plus restreint, voient l'aboutissement des méthodes muséographiques les plus modernes, faisant appel aussi bien à l'informatique sur grand écran, qu'à l'audiovisuel ou au numérique... Il nous appartient de vivre l'évolution de la société, du progrès des sciences et techniques dans un nouveau savoir et un  nouveau  « voir » contemporains. La naissance des musées virtuels et de nouvelles approches muséographiques avec internet redéploient la muséologie sur de nouveaux territoires immatériels de communication et de médiation. Ainsi ce que l'on peut appeler la « conservation du patrimoine » a grandement mué. De la mise en valeur du patrimoine naturel ou historique, à la promotion du patrimoine culturel comme moyen de l'évolution économique, la conservation du patrimoine et ses objectifs - identification, études, formation et enseignement, protection, préservation, sauvegarde, restauration, mise en valeur, promotion - peuvent utilement recourir en convergence et connexion pour leur évolution la meilleure, à l'appui explicite de la science muséologique. C'est le rôle objectif de cette science de comprendre et faire comprendre au public le patrimoine, en s'attachant à la mise en œuvre dans le temps de tous les aspects de conservation, et de présentation au public des biens patrimoniaux culturels.

 

■ Évolution économique de la mise en valeur du patrimoine - promotion du patrimoine culturel et touristique : les enjeux du muséal.


26 Eco musée galerie d'art

26 Eco musée galerie d'art

27 Art et verre

27 Art et verre

28 Audiovisuel durant exposition  Matisse à Aix-en-Provence

28 Audiovisuel durant exposition Matisse à Aix-en-Provence

29 Mise en relief de la création contemporaine Remise de Prix au Palais des Congrès à Cannes Marina Picasso, Guy Weil, Antoine Antolini

29 Mise en relief de la création contemporaine Remise de Prix au Palais des Congrès à Cannes Marina Picasso, Guy Weil, Antoine Antolini

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30 Site musée du Tauroentum à Saint-Cyr-sur-mer

30 Site musée du Tauroentum à Saint-Cyr-sur-mer

31 Renoir à Cagnes-sur-mer

31 Renoir à Cagnes-sur-mer

32 Christophe Colomb à Gènes

32 Christophe Colomb à Gènes

33 Musée Fernand Léger à Biot

33 Musée Fernand Léger à Biot

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On ne peut plus imaginer le développement économique et commercial, le développement de l'emploi, la promotion des villes et des cultures à travers le monde actuellement, sans envisager la mise en valeur de leurs atouts naturels, de leurs sites, de leur passé immémorial le plus lointain, ancestral, de leur préhistoire et de leur histoire,( EMPLACEMENT IMAGE - Légende: Chine - Chantier de restauration de toiture.) des événements marquants qui les distinguent, de l'image des grands hommes ou des célébrités de tous domaines qui y habitèrent, y vécurent, y naquirent, ou tout simplement y séjournèrent, et dont la connaissance vont attirer des flux de visiteurs, de curieux, de touristes, les tours-opérateurs, excursionnistes, devenant étapes culturelles, escales portuaires. Dans de nombreuses localités la réfection d'un site ancien, d'un vieux castel, d'une villa historique, l'ouverture d'un musée, la présentation d'objets rares du patrimoine, les grandes expositions, peuvent faire très facilement décupler le nombre de visiteurs, attirer les foules, et dès-lors améliorer, très rapidement, la situation économique dudit lieu. Village, quartier ou ville, station balnéaire ou touristique. Relançant l'hôtellerie, la restauration, mais induisant aussi une communication porteuse pour l'identité du lieu avec à terme, une augmentation des emplois à la clé, du fait de la publicité auprès des entreprises, dont certaines ne manqueront pas de venir s'installer. Cette « promotion muséologique », vient ainsi mettre en œuvre les modalités traditionnelles de la communication et du marketing, additionné de la portée culturelle du patrimoine pour une médiation plus riche et propice en direction de différents publics. La création et la communication autour de lieux muséaux ouverts au public, s'étoffent de promotion touristique et de médiations muséales plus performantes, agrémentées d'évènementiels historiographiques sur le culturel local, d'exposition et spectacles, de rencontres et congrès, d'itinéraires locaux sur le patrimoine artistique, culturel, historique, d'une gestion qualitative du public, d'accueil d'un nouveau tourisme muséal, avec des guides et conférenciers publics et privés. C'est cette mise en place qui fonde un muséologie moderne, plus en prise avec l'économie. En faisant appel aux nouvelles techniques de présentation au public, audio-phonie, audiovisuel, CD-DVD, la notion d'évolution économique s'associe étroitement aux nouveaux enjeux de la communication numérique. La promotion touristique et donc économique, passe inévitablement désormais, par la mise en valeur du patrimoine, architectural, muséal, ou des sites naturels; La muséologie s'est généralisée dans ces dimensions communicantes, rejoignant les préoccupations et perspectives du développement des secteurs économiques, restant une interface d'attractivité pour le monde des entreprises, les commerces, l'artisanat , les professions libérales, en rehaussant et améliorant la qualité du territoire dans la compétition pour l'accueil et les implantations des structures porteuses d'emploi.

 

■ La muséologie du XXI ème siècle, une science transdisciplinaire. La muséologie, science de sauvegarde de la mémoire de la société - Muséologie : une nouvelle définition.


35 Boutique de musée au Forum Grimaldi à Monaco

35 Boutique de musée au Forum Grimaldi à Monaco

36 Espace muséal d'exposition et de recherche en art

36 Espace muséal d'exposition et de recherche en art

37 Outil agricole ancien

37 Outil agricole ancien

39 Musée du Tauroentum à Saint-Cyr-sur-mer

39 Musée du Tauroentum à Saint-Cyr-sur-mer

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40 Musée du Tauroentum à Saint-Cyr-sur-mer

40 Musée du Tauroentum à Saint-Cyr-sur-mer

41 Sculpture de Tiennouch

41 Sculpture de Tiennouch

42 Musée du santon Baux-de-Provence

42 Musée du santon Baux-de-Provence

43 Affiche annonce sur chantier de construction du Musée Cocteau à Menton

43 Affiche annonce sur chantier de construction du Musée Cocteau à Menton

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Évolution générale – interdisciplinarité – transdisciplinarité – interculturalité.

La muséologie est considérée comme une science de la conception, de l'organisation, de la réalisation et de la mise en œuvre des musées. De l'étude et de la conservation, de la présentation au public des objets qu'ils possèdent. La muséologie comporte la muséographie qui est la connaissance des éléments essentiels permettant la présentation pratique au public. C'est l'interface plus technique, qui porte également sur les méthode d'organisation, de répertoriage, de gestion des collections d'œuvres du musée, pour une meilleure proposition en direction du public. La muséologie est une science complète, qui fait appel à une pluridisciplinarité et aurait tendance, aujourd'hui, a se fusionner avec la sociologie de l'art. La muséologie travaillant sur les notions de mémoire sociétale, au sens large, est en osmose avec la sociologie, l'ethnologie, l'archéologie. A noter concernant la sociologie, qu'il convient dans son rapport à la muséologie, de bien mettre en relief la discipline de la psychologie sociale ou psycho-sociologie, qui groupera les approches de tous les éléments constitutifs dans la muséologie, de ce qui touche à la mémoire collective enfouie qu'il convient de reconstituer et comprendre; Mémoire représentée au travers des objets d'art mais aussi liée aux représentations matérielles les plus diverses de la vie sociétale et du mode de vie des individus, de leurs mythes et traditions. Si la muséologie est devenue si importante aujourd'hui, c'est bien parce qu'elle est devenue une nouvelle science de synthèse. Ceci en réalisant la contraction de plusieurs disciplines provenant de deux branches spécialisées, les sciences sociales et humaines, pour les mettre en synthèse avec les Beaux-Arts. En particulier les disciplines des sciences sociales (sociologie de l'art, ethnologie, archéologie et communication sociale) et des sciences humaines (linguistique, sémantique et sémiologie, psychologie, psycho-sociologie,) tendent à être mises aujourd'hui en synthèse par la muséologie, avec le domaine des Beaux-Arts (non-exhaustivement, Esthétique, peinture, sculpture, céramique, architecture). En relevant que le monde de l'art à déjà bien intégré la sémiologie dans sa pratique au travers du signe, beaucoup moins pour l'instant sa théorie. La muséologie assure ainsi un pontage avec ces sciences, en les condensant pour les utiliser de façon comparée, autour d'un même sujet en modalité interdisciplinaire, ou bien de façon systémique, synthétique et décloisonnées, en modalité transdisciplinaire. Ceci en une nouvelle dimension de recherche appliquée. Mettant si besoin en résonances les éléments spécifiques de diverses cultures dans les mêmes modalités, interculturelles ou transculturelles. Un nouvel outil et une approche de travail, une méthodologie, pour en faire bénéficier, les mettre en disposition d'utilisation pratique, pour les nouveaux et nombreux objectifs de la conservation du patrimoine au sens large du terme. (Patrimoine des biens culturels, des sites naturels et monuments historiques classés et ouvrages d'art, de leur sauvegarde, de leur promotion, tout comme celles des biens mobiliers culturels, des œuvres d'art ou objets de collections). La conservation du patrimoine ne pouvant plus s'entendre aujourd'hui hors du cadre de la muséologie, que ce soit dans les approches théoriques ou pratiques. Non seulement parce que la muséologie et le moyen d'intégration institutionnelle de la conservation patrimoniale avec l'organisation du musée, et sa relation au public, mais aussi parce que dans notre modernité, l'évolution de la muséologie définit et met de nouveaux atouts conceptuels et analytiques, des méthodologie éprouvées de médiation en direction du public, au service de la conservation du patrimoine et de sa promotion. Ceci-dit on pourra conclure en précisant que la conservation du patrimoine missionne la science muséologique pour que la mémoire de la société soit restituée au regard du public. Muséologie et conservation du patrimoine effectuent donc ainsi une évolution couplée, voire fusionnelle, dans la société contemporaine. (EMPLACEMENT IMAGE - Légende photo: Restauration patrimoniale en contexte historique.)

 

■ Vie sociale et muséologie.


44 Outil agricole ancien

44 Outil agricole ancien

45 Espace muséal au Jardin Hanbury

45 Espace muséal au Jardin Hanbury

46 Salon des outils ancien -Une ruche mobile

46 Salon des outils ancien -Une ruche mobile

47 instrument agricole ancien

47 instrument agricole ancien

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48 Villa Ephrussi de Rothschild - Saint-Jean-Cap-Ferrat

48 Villa Ephrussi de Rothschild - Saint-Jean-Cap-Ferrat

49 Restauration  patrimoniale en contexte historique

49 Restauration patrimoniale en contexte historique

50 Chine -Chantier de restauration de toiture

50 Chine -Chantier de restauration de toiture

51 Souffleur Verrier à Biot

51 Souffleur Verrier à Biot

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On assiste à une prolifération de lieux muséaux qui accueillent des conservations de collections les plus diverses et inattendues. Collections de notre mémoire de ruralité et de savoir-faire, objets agricoles, d'outils agraires anciens en voie de disparitions sont très recherchés. Plus institutionnellement le secteur public ou privé développe, regroupe, redéploie ses collections, spécialise les thématiques. L'offre culturelle publique et privée s'entrecroise. Musées de peintures, sculptures, céramiques, de l'aviation, navals, du tissus, du costume, de la poupée, musées thématiques, historiques, autour d'un homme ou d'un événement, de l'histoire d'un lieu, musées de sciences ou de techniques, peuplent les missions publiques du pays et des villes, emplissent par centaines le champ des initiatives privées, de mécènes, d'entreprises, ou de passionnés... Conservation et muséologie sont devenues un phénomène de société. Phénomène sociologique, psycho-sociologique, de mémoire collective, mais aussi phénomène économique, voire commercial. Tout devenant trésor de mémoire avec le temps qui passe, devenant rareté, dès-lors la société contemporaine s'empare de tout ce qu'elle génère, ou a pu générer dans le temps, de l'artistique au sens large, de l'artisanal au technique et au technologique, en passant par l'architectural privé restauré, pour reverser ce vécu matériel, dans un nouvel espace du muséal, comme si l'accélération de notre époque donnait au monde une peur de perdre sa mémoire... Crainte salvatrice, pour tout ce qui peut être mémoire de civilisation. De nombreux salons, se sont spécialisés dans la présentation et la vente d'objets devenus « objets de collections » et qui peuvent être acquis sur place souvent, fort cher, voire ensuite revendus dans des salles de ventes, lors de ventes aux enchères. Des experts peuvent être sur place, dans ces salons d'antiquités, de meubles, ou plus centrés sur des objets précis, bijoux, pierres rares, horlogerie, pour authentifier les objets si besoin. Du salon du jouet anciens ou aux armes anciennes, de l'artisanat de reliure, aux salons des vieux-papiers, regorgeant de paraphes surannés et de sceaux officiels, de riches enluminures, de parchemins, de cartes ou de plans anciens... Les objets les plus usuels finissent par se retrouver en salon, en statut de rareté. Les objets les plus anodins, bouchons et capsules de bouteilles, cartes téléphoniques, pin's, dès-à-coudre, sont recherchés, revendus, collectionnés, au titres de raretés avec autant de passion que des cartes postales anciennes ou des timbres, afin d' épouser le temps et devenir plus tard, encore plus précieux... Les moindres objets ou vêtements, de célébrités se retrouvent « muséalisés » et font le bonheur d'acquéreur en ventes aux enchères. La muséologie et la conservation du patrimoine, sont en osmose pour sauvegarder la mémoire des métiers disparus et de leurs outils, les savoirs-faire ancestraux. (EMPLACEMENT IMAGE -Légende photo: Outil agricole ancien.) Outils et pratiques de vieux-métiers disparus, qui revivent au cœur de villages, présentés au public dans des fermes-musées privées avec une qualité fidèle aux références techniques et pratiques de la muséologie. La conservation du patrimoine va de pair avec la mise en valeur de biens culturels qui sont porteurs de l'histoire et de la mémoire des lieux, et l'objectif sera bien là de faire basculer la dimension de conservation dans une dimension de muséologie fonctionnelle ; Palais privés restaurés, meublés, et institués en lieux muséaux, avec visites guidées, entrées payantes... Châteaux restaurés des villes et villages qui abriteront des salles d'expositions, de peintures et sculptures, mais aussi deviendront dans certains cas des prolongements d'espaces culturels publics pour la population, pour abriter des manifestations culturelles, des spectacles, concerts, expositions. D'importants musées publics ou privés, des espaces muséaux voient le jour et se font concurrence pour mettre en lumière les talents de la société et construire notre mémoire collective de demain, la « muséologie contemporaine » est née...

 

■ Interface économique de la conservation du patrimoine et de la muséologie: Retombées du muséologique dans l'économie pour les entreprises et l'emploi.


52 savoir-faire artisanal

52 savoir-faire artisanal

53 Luminaire en fer forgé

53 Luminaire en fer forgé

54 Boutique de vente au Musée Picasso à Antibes

54 Boutique de vente au Musée Picasso à Antibes

56 Sculpture, de Jarry-Lacombe

56 Sculpture, de Jarry-Lacombe

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La dimension du muséologique est devenue un atout de développement économique. Les grandes entreprises, mais autant les petites et moyennes entreprises et industries, les artisans, ont compris que leurs savoirs-faire méritaient d'être mis en exergue, afin qu' à la lumière de leur passé, au vu de leurs compétences ancestrales, elles puissent faire la différence avec leurs concurrents moins anciens. La mémoire d'entreprise est alors devenue attribut muséologique de leur force économique, dans la compétition commerciale, localement certes, mais autant, sinon plus, internationalement. Cette « muséologie économique », est devenue décisive, avant-même de penser toute promotion pour se lancer à la conquête de nouveaux marchés sur l'international, au regard d' acheteurs amoureux de l'histoire d'un lieu, d'une culture; Ce sera le meilleur argument et la plus sûre garantie de qualité. Les chefs d'entreprises l'on compris en officialisant avec des musées d'entreprises, leur image-qualité, ayant un moyen médiatique pour mieux vendre leurs productions industrielles et commerciales. Musées ouverts au public... avec commentaires, dégustations... L'ancienneté d'une marque de fabrique, n'existant véritablement que par ce qui en aura été sauvegardé, présenté et mis en visibilité du public, d'acheteurs en gros... Dans le secteurs haut de gamme des parfums et de la mode, les grands couturiers répertoriant quant à eux soigneusement leurs collections, avec le souci du muséologique, sans perdre dans le temps la vision de l'évolution des caractéristiques de leur style, le cataloguer, idem pour les grands parfumeurs, comme Fragonard à Grasse avec son musée du parfum. Apparition de nouveaux musées privés, pour mettre en relief une qualité de façonnage, une performance d'exécution technique, ou un style; Compétition commerciale et muséologie, mais aussi savoir-faire et faire-savoir et à présent surtout le besoin d'un nouveau « faire-voir »... Esthétiques mariées a une ingénierie, à un art. Chaque entreprise ayant le souci de l'exercice d'un savoir mais aussi d'un art... et d'une présentation muséale à la clientèle. Le souci économique et commercial du secteur privé n'est pas resté inconnu au secteur public. Actuellement de plus en plus de boutiques se développent dans des musées nationaux comme d'ailleurs privés, cela permettant un revenu budgétaire appréciable de produits dits accessoires ou dérivés, des créations d'emplois, ( livres et posters, biographies, catalogues, photos, cartes-postales, foulards, vaisselle, divers souvenirs et gadgets... ). D'une manière générale l'idée plus fondamentale d'une évolution des grands musées publics vers une gestion en autofinancement, se libérant peu à peu des financements publics est déjà bien engagée. Ceci devant ouvrir la voie, dans un avenir proche, pour les grands musées, à toutes les audaces d'un nouveau « marketing muséal »...

 

■ Patrimoine culturel vivant et muséologie, mémoire du présent.


57 Vue entrée du Forum Grimaldi - Polyvalent Muséal Création 2008

57 Vue entrée du Forum Grimaldi - Polyvalent Muséal Création 2008

58 Vue entrée du Forum Grimaldi - Polyvalent Muséal Création 2008

58 Vue entrée du Forum Grimaldi - Polyvalent Muséal Création 2008

59 patrimoine commun de l'humanité

59 patrimoine commun de l'humanité

60 Paysages abstraits du peintre Gérard Suissia

60 Paysages abstraits du peintre Gérard Suissia

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L'expression du muséal et de la muséologie dans leurs dimensions de mémoire profonde et historique, ne peuvent en fait exclure l'actualité et la vie contemporaine. L'art et les innovations esthétiques, les créations de structures muséales, le développement du concept de l' « espace muséal »  privé, sont aussi éléments constitutifs d'une mémoire vivante, d'une archéologie du présent, dans une société qui aujourd'hui avance à grande vitesse, cherchant ses repères, parfois sans prendre le temps du discernement de ses propres valeurs culturelles vivantes, des atouts de son existant contemporain. La muséologie moderne à compris qu'elle doit fonctionner en temps réel, au moment M, pour identifier, faire le reportage, conserver la trace, sauvegarder l'acte, promouvoir le talent, authentifier en une expertise attentive, les émergences novatrices dans les domaines des arts, des sciences et des lettres. Le Centre privé de recherche en art et conservation du patrimoine à Toulon, va dans ce sens avec la création d'un label « Talents des arts d'aujourd'hui », afin de contribuer efficacement à une meilleure prise de conscience de la création en temps réel, à la mise en relief de créations d' artistes du présent, tel les innovations du peintre Gérard Suissia, qui dans l'Art significatif, invente de nouveaux paysages abstraits. (EMPLACEMENT IMAGE - Légende photo : Paysages abstraits du peintre Gérard Suissia.) Un bien du patrimoine culturel, une valeur culturelle littéraire ou artistique qui existent là, aujourd'hui, peuvent n' apparaître que pour un temps, puis disparaître à jamais de notre culture, être anéantis définitivement par l'éphémère, si l'on est pas suffisamment vigilant, ouvert, en attente, s'il n'y a pas au moment voulu intervention du muséologique, répertoriage, reconnaissance de l'évidence, dans l'espace et le temps. Au-delà de ce qui peut être fait en temps réel, par exemple par la Bibliothèque Nationale de France, pour la référence et la conservation de l'écrit contemporain ou des Centres d'Art Contemporain tel le Centre Georges-Pompidou à Paris, pour la mise en valeur nationale et internationale des arts contemporains, il est utile que la muséologie développe sa  fonction sentinelle, de regard éclairé et d'identification des arts, des lettres, des innovations, de ce qui constitue la réalité du substrat sociologique vivant dans la cité, le pays, le continent, tout comme au niveau international. Mission contemporaine au service de la société et de la civilisation, pour aider à la conservation et à la densification de notre berceau culturel, à la mise en valeur des créations humaines, patrimoniales de l'humanité, tout comme les merveilles naturelles de notre planète. L'art et la culture sont universels, tout en concernant chacune et chacun d'entre-nous, resteront par destination, intemporels et ouvertures sur le monde.

 

■ Sommaire textes sur les nouvelles dimensions de la muséologie et de la conservation du patrimoine.


 

Évolution de la conservation du patrimoine et de la muséologie.

Conservation et muséologie; évolution du champ d'action.

De nouvelles finalités en osmose.

Un paysage public et privé pluriel, pour des espace muséaux spécialisés.

Evolution économique de la mise en valeur du patrimoine - promotion du patrimoine culturel et touristique : les enjeux du muséal.

La muséologie, science de sauvegarde de la mémoire de la société

La muséologie du XXI ème siècle, une science transdisciplinaire.

Vie sociale et muséologie.

Interface économique de la conservation du patrimoine et de la muséologie.

Retombées du muséologique dans l'économie pour les entreprises et l'emploi.

Patrimoine culturel vivant et muséologie, mémoire du présent.

 

 © rédactionnel Texte et photos, Antoine Antolini – publication spécialisée mulitmédia EDMC 2012

© Editions des musées et de la culture EDMC 2012

Le texte et photos © auteur Antoine Antolini peuvent être utilisés librement en extraits par tout utilisateur, écrivains, étudiants,journalistes,galeries,audio-visuel,en citant titre,auteur,sources de publication

TOUS DROITS RESERVÉS POUR TOUS PAYS - LOI DU 11 MARS 1957 -

 

■ Conférences sur le patrimoine et la muséologie


"Aux sources des arts" - Pompéi 1 (c) Edmc 2011

"Aux sources des arts" - Pompéi 2 (c) Edmc 2011

"Aux sources des arts" - Pompéi 3 (c) Edmc 2011

"Aux sources des arts" - Pompéi 4 (c) Edmc 2011

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"Aux sources des arts" - Pompéi 5 (c) Edmc 2011

"Aux sources des arts" - Pompéi 6 (c) Edmc 2011

"Aux sources des arts" - Pompéi 7 (c) Edmc 2011

"Aux sources des arts" - Pompéi 8 (c) Edmc 2011

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RECHERCHE EN ART CONTEMPORAIN ET MUSEOLOGIE

DES THEORIES DE L’ABSTRACTION :

 

- « DE LA SYSTEMIQUE APPLIQUEE A L’ESTHETIQUE » - par Antoine Antolini

 

- Sommaire -

I - Propos introductifs - Art, esthétique et réalité. II - Muséologie et historiographie - Lorsque l’histoire de l’art évolue d’un besoin de références à des « cultes de la personnalité ». III - Rapports entre oeuvre d’art et histoire de l’art. IV - L’abstrait, un art à dynamique évolutive . Comparaison entre l’évolution de l’art figuratif et de l’art abstrait. V - Relativité et limites des sciences classificatoires en esthétique. Perspectives nouvelles offertes par la systémique. VI - Les raisons qui font que muséologie et sciences classificatoires ne peuvent limiter l’ art. VII - L’art contemporain en tant qu’ « objet » de l’approche systémique - VIII - L’art contemporain en tant que « produit » d’une systémique esthétique -

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I - Propos introductifs - systémique, art, esthétique et réalité -

 

- Définition - « La systémique » : C’est une notion scientifique qui relève de la sociologie. C’est avant tout une approche théorique d’analyse qui appartient au domaine des sciences humaines et sociales. Elle a connu ces dernières années un regain d’utilisation avec des applications dans le domaine du social. La « systémique » fait référence à la notion de « système », et tente d’analyser une situation donnée, un état de fait, à la lumière d’un ensemble de causes. Des facteurs directs, indirects, proches, plus lointains, ont pu influencer l’élément analysé, s’articuler autour. Ils sont pris en considération et leur degré d’importance est évalué et étudié dans la causalité. Des paramètres semblant lointains, ou apparaissant « subjectifs », peuvent entrer dans la causalité d’un état de fait et s’avérer en réalité déterminants. La nécessité d’application de la systémique à l’art apparait comporter une interface intégrée indissociable qui est le besoin d’une approche interdisciplinaire générale ou portant sur des composantes particulières de l’art, telles l’esthétique, l’histoire, avec l’ historiographie et la muséologie. La sociologie, la psychosociologie, mais aussi l’ethnologie ou l’archéologie sont, en outre, pour moi, autant de moyens essentiels qui doivent être regroupés dans les méthodes d’analyse afin de permettre d’appréhender et de comprendre l’esthétique dans toute son essence.

 

- L’art abstrait, un art illimité en soi - L’art abstrait comporte parmi les diverses formes de l’art moderne, la particularité de la non-référence au réel. De ce fait, il véhicule une transcendance d’une manière endogène. On ne peut, par conséquent, lui assigner ni limite, ni fin. Il en est de même de l’esthétique. Celle-ci ne comporte pas une référence au réel dans le sens d’un réel absolu et référent qui s’impose toujours et partout. L’esthétique varie en fonction de paramètres subjectifs qui n’appartiennent pas à une réalité absolue et intemporelle (ex : la terre tourne) mais créent une réalité relative et limitée (ex : la beauté féminine). L’esthétique procède ainsi d’une « réalité-consensus ». Les particularités de l’esthétique comme spécifiquement de l’art abstrait sont que le consensus apparaîtra toujours après la création artistique. L’oeuvre d’art produit une réalité autonome et intrinsèque qui précède forcément le consensus. L’art génère ainsi une « réalité » paradoxalement « subjective » qui s’imposera socialement d’une façon plus ou moins marquée. On parlera alors de « reconnaissance ». Une certaine mode a consisté à prétendre que les toiles monochromes de la fin du XX ème siècle, marquaient l’ultime étape de l’abstraction en termes de limites picturales. Les tenants de ces thèses succombent, semble-t-il, aux tendances inhérentes à la nature humaine à vouloir fréquemment assigner aux idées une naissance et une mort comme en une retransposition des cycles de la nature. En art, l’esthétique est création, en ce sens elle ne peut connaître de limites, ni dans les formes de son expression, ni dans le temps .

 

II - Muséologie et historiographie - Lorsque l’histoire de l’art évolue d’un besoin de références à des « cultes de la personnalité ».

 

Définitions : La muséologie est une science qui tend à conserver un patrimoine culturel en un lieu donné et à en étudier le contenu. L’historiographie est une science qui établi une chronologie et en développe les aspects documentaires. L’histoire de l’art moderne, particulièrement à partir de la rupture d’avec les académismes du XIXème siècle, est peuplée de chaînons manquants remplacés par des soudures chronologiques plus ou moins heureuses. On a pris l’habitude de raisonner selon des courants dits « marquants » ou d’écoles qui parfois ne sont que des « chapelles ». Ainsi en résumé, on a pu bondir entre autres, des «académistes» aux impressionnistes, des fauves aux cubistes, surréalistes, abstraits en pensant que l’on embrasserait ainsi tout l’art, en groupant et étiquetant consciencieusement les artistes. Mais l’attitude méthodologique, de type historiographique,ou a plus petite échelle, muséologique, qui pouvait valoir pour un XIX ème siècle essentiellement figuratif ne pouvait valoir pareillement pour le XX ème siècle qui faisait entrer tout à coup l’art et l’esthétique dans une phase conceptuelle tout à fait différente avec la période de modernité que l’on sait. Je pense qu’ une modalité d’identification « classique » - historiographique et muséologique - qui peut être certes utile, d’un point de vue classificatoire, reste pour moi insatisfaisante pour appréhender véritablement l’esthétique. En effet il faut pour cela une relation avec l’ historicité profonde de l’art, afin de cerner sa vérité et les modalités de son évolution. La causalité et le fondement de la classification muséologique apparaissent « déconnectées » dans de nombreuses approches par trop  cartésiennes  voire  pragmatiques . Ce serait en effet plus la vocation de l’historiographie d’être « connectée » à l’universel, tout en admettant que la muséologie peut souvent positivement cerner l’intrinsèque d’un moment de l’art, de l’esthétique qui s’y rapporte. La muséologie prise en tant qu’apport dans l’historiographie ne présente pas toutes les garanties d’objectivité dans le sens ou l’analyse d’œuvres ou de collections opérées par tels ou tels conservateurs, ou commissaires d’expositions tendront fatalement à une « sublimation ». Pour un ensemble de raisons de mise en valeur du patrimoine culturel. Le « sur-étayement » anecdotique des commentaires de telles ou telles oeuvres ou courant, de telles ou telles collections, en viennent à créer une confusion des sciences muséologiques et historiographiques - Celles-ci se mélangeant, s’amalgamant, se chevauchant, se supplantant - Toutefois on ne peut contester la liberté et la validité de la muséologie qui doit garder son indépendance face à l’historiographie qui quant à elle, pour sa part, ne peut avoir le « monopole » de l’indication des références artistiques dans l’histoire de l’art. Il s’avère néanmoins que la muséologie est trop fréquemment sollicitée au-delà de la proposition fonctionnelle qu’elle offre. Il convient, de relativiser les muséologies portant sur le siècle écoulé et les dernières décennies de même que leur utilisation par l’historiographie dans le champ de l’évaluation historique des oeuvres d’art. (cf. infra V et VI).

 

- Quand l’art porte en lui l’esthétique - Durant le XX ème siècle la sociologie aurait du jouer un rôle majeur dans l’histoire de l’art pour permettre un nouvel entendement de l’esthétique. Non seulement pour la compréhension, mais aussi pour la construction historique. Aujourd’hui, apparaissent diverses chronologies de l’art, très individualisées et émaillées autour de noms qui se veulent autant de « phares d’étapes ». Paradoxalement ces chronologies sont jalonnées de talents importants souvent reconnus postérieurement à leur propre époque, et replacés, tant bien que mal, dans le cursus d’une sorte de  « linéarité consensuelle » autour de laquelle se composerait et s’ organiserait, avec une certaine légitimité esthétique, empirique voire « doctrinale », l’évolution de l’histoire de l’art. L’on se trouve ainsi de ce fait, dès lors, en face d’une « reconstitution historique de l’esthétique » produite par les muséologies et l’historiographie générale. Ceci, de façon empirique, finit par déterminer un ensemble de « critères-postulats » à partir de telles ou telles oeuvres. Comme si art contemporain, et les sciences et recherche qui y affèrent, étaient un jeu de cubes empilables. L’histoire de l’art a une autre fonction, bien plus large, que de se fonder sur un édifice de données « clés en main » - muséologiques et historiographique - sans remise en cause ni approfondissement des méthodologies d’élaboration de celles-ci. L’histoire de l’art, de plus, ne peut être en aucun cas un simple « outil de validation » d’une stratification des données esthétiques. Elle constitue un tout patrimonial universel et son intégration de données artistiques et esthétiques doit être la plus large possible, sans exclusive. Tel est, me semble-t-il, son rôle de gardienne de la mémoire collective pour tous les artistes et sa responsabilité culturelle face à la société et aux civilisations.

 

III - Rapports entre oeuvre d’art et histoire de l’art -

 

Je pense que la mise en relief de la réalité et de la vérité dans l’histoire de l’art procède d’une approche analytique voire dialectique qui doit porter beaucoup plus sur l’étude de l’esprit créatif que sur l’étude à caractère ethnologique ou ethnographique de la « trace identifiée » c’est à dire de l’œuvre d’art .En effet je considère que la compréhension de la création artistique se situe plus au niveau du rapport psychosocial qu’il peut y avoir entre  l’œuvre d’art et une  esthétique latente dans l’inconscient collectif, (au sens jungien du terme), qu’au niveau de l’inscription d’une œuvre d’art stricto sensu dans un cursus esthétique donné. Cela parce que je pense que l’esthétique comme l’œuvre d’art est et restera toujours avant tout « subjective » et non « objective » même une fois admise socialement . Si l’œuvre d’art existe et peut permettre le repérage de la « démarche esthétique » au sens large dans le temps - chronologique - , sa « pluralité expressive », relève du domaine intellectuel et diachronique - hors du temps - L’oeuvre peut être considérée comme un « certain degré d’expressivité » et « de concordance » entre la recherche, la volonté de l’esprit de l’artiste et la « matérialisation » finale . L’œuvre d’art - et c’est sa réelle dimension et sa portée universaliste - permet l’analyse transversale des différentes « périodes esthétiques » non seulement d’un artiste en tant que tel, mais également d’un artiste en tant que vecteur d’une esthétique sociétale, pour la compréhension d’une civilisation. Plus ces analyses porteront sur des « périodes esthétiques » éloignées dans l’espace et dans le temps, plus l’histoire de l’art pourra être approfondie avec une vision spatio-temporelle..

 

IV - L’abstrait, un art à dynamique évolutive - Comparaison entre l’évolution de l’art  figuratif et de l’art abstrait -

 

L’abstrait évolue plus rapidement aussi bien dans le temps que dans sa nature, comparativement à l’art figuratif. Cela est observable tout au long de la seconde moitié du XX ème siècle. Certains voudraient considérer aujourd’hui que l’abstrait a été un courant parmi d’autres et qu’il a vécu son dernier épisode. Il en est rien, bien au contraire. Pour comprendre les raisons de la propension évolutive de l’abstraction, il faut avant tout admettre que l’abstrait est plus qu’un simple courant pictural . Il est le signe d’un développement intellectuel et culturel de nos sociétés. Si l’on regarde simplement et lucidement l’histoire de l’art contemporain que constatons-nous ? Le progrès de l’abstrait est plus rapide, moins « tâtonnant », que le progrès du figuratif. Au delà de bonds en avant contemporains formels, provenant du surréalisme, de l’hyperréalisme américain ou du pop art qui constituent une évolution « de surface », il y a eu une évolution plu lente et plus profonde de l’art figuratif au niveau de ses fondements. En fait si l’on examine les fondements conceptuels du figuratif, on peut établir qu’il évolue lui-même vers l’abstrait, et cela au travers, non seulement de la recherche coloriste sur des bases fauves, mais aussi par le développement de l’impressionnisme abstrait, qui a conduit et entraîné « la mutation du figuratif vers la figuration libre » de la toute nouvelle génération de peintres contemporains des décennies 1980 - 2000 - De nos jours de nombreux peintres de figuration libre se considèrent abstraits - L’abstrait quant à lui, se développe en de multiples modalités picturales nouvelles, rénovantes. Cela bien au-delà des trajectoires très riches de l’informel ou du tachisme voire des monochromies ou des diverses formes de l’expressionnisme abstrait américain. Il évolue avec, par exemple, le matiérisme, le minimal art, comme en ces nouvelles formes « d’art abstrait spatial » que nous donnent à voir nombre d’installations contemporaines s’appuyant sur les matériaux les plus variés. Au niveau de la conception intellectuelle s’attachant à l’art contemporain, on peut dire qu’aujourd’hui l’art abstrait a surpassé l’art figuratif dans l’expression esthétique du monde, voire dans l’esthétique du réel.

 

V - Relativité et limites des sciences classificatoires en esthétique -  Perspectives nouvelles offertes par la systémique .

 

Actuellement, le recul historique en art peut-il être un facteur d’analyse fiable de la réalité anthologique ? Je répondrais « oui », si l’on veut analyser cette réalité d’un point de vue essentiellement « classificatoire » , d’un point de vue de l’identification et de l’inventaire des « traces ». Mais l’on progressera simplement, de la muséologie à l’historiographie tout au plus. Les éléments pour une analyse fiable de la réalité anthologique de l’esthétique seront insuffisants et trop aléatoires (en termes de complétude et de signifiant) ; ils ne pourront fonder l’analyse.  Je répondrais « non », si l’on veut aller au-delà, c’est à dire effectuer l’analyse d’une œuvre, de la « trace » en relation profonde et plurielle avec l’époque concernée. Auquel cas il faudra préférer une approche neuve et différente , à savoir «une analyse systémique appliquée à l’art » © 2000 - La systémique - qui peut et doit inclure dans son cadre méthodologique et analytique la muséologie dans ses applications pour la recherche - permettra de cerner la réalité de l’esthétique pour la situer dans une vision historique. Pour une approche de l’esthétique du XX ème siècle par l’histoire de l’art, les limites analytiques tenant au caractère réducteur de l’approche muséologique ou historiographique apparaissent également en termes d’incomplétudes et d’insuffisances au niveau des méthodologies parfois restrictives voir simplistes appliquées lors de l’élaboration des catalogues raisonnés des artistes. D’autant que les méthodologies doivent souvent participer à l’insertion desdits artistes dans cette « linéarité consensuelle » de l’histoire de l’art, dont nous avons pu voir précédemment les aléas. ( sur le caractère réducteur de la muséologie cf. infra VI in fine ). La « nomenclature » des courants artistiques en Europe particulièrement, dans le courant du XX ème siècle correspond plus à un état de fait établi, dans un espace géographique limité, (Allemagne, Belgique, France, Hollande, Italie, essentiellement).  Le biais de ce type de « nomenclature » est la tendance à s’imposer, comme exhaustive et fondamentale dans l’histoire de l’art. Une forme de « canevas » de travail existe ainsi. Nombre de chercheurs ne tentent pas d’aller au-delà, ils échafaudent des théories sur ces fondements stéréotypés. Le renouvellement du travail théorique en matière d’histoire de l’art ne peut se faire que sur de nouvelles bases en reconsidérant l’historiographie artistique. Celle-ci doit être re-située dans l’analyse historique parallèlement à l’introduction de nouvelles sciences et méthodologies en « histoire de l’esthétique », telle la sociologie de l’esthétique », la « recherche interdisciplinaire et pluridisciplinaire en esthétique ». La sociologie historique au sens large, spécifique, n’étant pas assez utilisée, quant à elle, en art. La recherche théorique doit porter d’abord sur les fondements avant de vouloir réaliser de nouvelles constructions. Ce qui démontre l’intérêt, la nécessité incontournable de la « systémique », telle que je la conçoit ici, c’est-à-dire, appliquée à l’art et à l’esthétique. Il faut ainsi tenir compte dans une approche anthologique de l’art de l’incomplétude et des limites analytiques proposées par le recours aux muséologies ou à l’historiographie, et toujours forger l’analyse historique de l’art et de l’esthétique à la lumière d’une nouvelle exploration fondamentale - plurifactorielle, inter et transdisciplinaire - au moyen de la « systémique d’art » que je préconise. Avec une vision globale sans frontières géographiques.

 

VI - Les raisons qui font que muséologie et sciences classificatoires ne peuvent limiter l’ art .

 

Si des écoles, des chefs de file, ont pu marquer leur temps par une certaine vision de l’art moderne, si cela à pu être à bon droit établi dans une muséologie nécessaire pour tout ce que l’on pouvait et devait utilement compiler, classer, classifier, pour déterminer un « cursus évolutif » basic, il ne peut y avoir en aucun cas d’exclusive, ni de mythe entretenu quant au sens de l’histoire de l’art moderne, quant à la nature et aux formes de son évolution - même si des critères esthétiques peuvent être proclamés, ici ou là, par des critiques connus, historiographes ou philosophes de l’art - Toutefois, l’on doit reconnaître l’œuvre éminemment utile, indispensable , le talent et la qualité de tous ceux qui ont contribué dans le passé à nous offrir aujourd’hui une meilleure connaissance des sciences muséologiques ou historiographiques, enfin une histoire de l’art nationale et européenne voire internationale, qui est à la base de notre culture artistique et de notre esthétique. Ceci dit, tous ces chercheurs nous donnent par là les moyens scientifiques de poursuivre leur œuvre et de l’améliorer à notre tour. Il faut en quelques sortes reconstituer une forme initiale autour du squelette. Les remises en causes théoriques sont de la recherche fondamentale, et il ne peut exister de postulat définitivement figé pour dire l’art, le beau ou le laid. Ce qui est une garantie pour l’évolution culturelle. Face à l’extension actuelle, voire l’expansion sans bornage aucun des notions classificatoires liées au nouvelles technologies informatiques et de communication, aux constitutions de banques de données artistiques et esthétiques, il convient de rester prudent face aux « critères-postulats » et aux définitions esthétiques à venir au cours du XXI ème siècle telles que continueront à les produire muséologie et historiographie . Le besoin de toujours assigner à sa démarche de recherche l’approche systémique comme garantie tant de valeur du contenu que de validité des résultats est, selon moi, essentiel et apparaîtra de plus en plus indispensable. Le processus d’évolution de l’art moderne est philosophique et sociétal, les aspects muséologiques, historiographiques, servent d’outils, partiellement, pour la présentation, l’illustration, le documentaire  plus généralement , dudit processus linéaire du développement de l’art moderne et de l’esthétique. Ces aspects muséologiques et historiographiques ne sont pas le processus et ne peuvent être considéré comme tel.

 

VII - L’art contemporain en tant qu’ « objet » de l’approche systémique -  Ouvrir l’ art contemporain à l’analyse systémique ; 

 

Comme nous l’avons vu, on ne peut ériger la classification ou la documentation artistique comme étant elle-même le processus de l’évolution artistique. Cela serait une erreur. Il ne peut y avoir de compréhension complète d’une œuvre moderne, en dehors de l’approche philosophique et sociologique, mais le « champ contextuel » doit tout autant tenir compte par exemple de l’inconscient collectif ou de la représentation artistique primitive. C’est le dépassement même de la notion d’histoire de l’art qui doit permettre d’approcher la vérité de l’esthétique. Celle-ci n’appartient pas à l’histoire de l’art - elle la transcende - Cette application systémique peut valoir par exemple, bien au-delà du surréalisme, dans les mêmes termes, aussi bien pour l’impressionnisme, le fauvisme, l’art cinétique, l’optic’ art, mais aussi bien au-delà du cubisme analytique ou synthétique, pour l’art abstrait, la peinture automatique canadienne, l’ « action painting » américain, l’informel français et toutes formes d’expressionnisme abstrait que l’on connaît de nos jours. L’art contemporain, l’art dans son ensemble sont concernés par l’approche systémique pour contribuer utilement à la validation optimale des données constituant l’histoire de l’art. Le caractère de recherche interdisciplinaire doit s’appliquer à l’art contemporain. L’application d’une méthodologie élaborée dans ce cadre doit amener à une nouvelle analyse et compréhension de l’esthétique. Par conséquent à une autre vision de celle-ci. C’est le moyen de « re-visiter » et « d’investiguer » avec plus de justesse les courants artistiques à propos desquels on croyait avoir tout dit, tel le cubisme, bien sûr , mais également les manifestations les plus actuelles de l’expression artistique contemporaine au sens large. L’analyse systémique pourra fonder et établir, mais aussi compléter, assimiler, retransposer l’approche historique. Elle pourra traiter l’évolution de l’art contemporain en une nouvelle vision spatio-temporelle de l’esthétique.

 

VIII - L’art contemporain en tant que « produit » d’une systémique esthétique -

 

Cette analyse systémique pour la compréhension de l’ art contemporain peut se retrouver utile autant pour l’ expression créative de l’artiste que dans la démarche de recherche de l’historien de l’art.

D’une part, l’analyse systémique utilisée par l’artiste même, sera pour lui un moyen conceptuel et un résultat. Celle-ci revêtira dans ce cas le caractère « subjectif », et s’inscrira comme « productrice » directe, matérielle, d’esthétique au niveau de l’œuvre, au travers de cet artiste qui la réalisera. D’autre part, l’analyse systémique appliquée à l’esthétique, conduite par le chercheur, dans le cadre de l’histoire de l’art,dépassera la sociologie de l’art et produira également des résultats générateurs d’une nouvelle approche esthétique, d’une nouvelle connaissance esthétique et « produira » à son tour une esthétique. L’on voit bien ici comment création et recherche peuvent ce rejoindre.

 

- Origine de la recherche sur « le concept d’application de la systémique à l’art » - Vers une « sociologie de l’esthétique » © -

 

L’art abstrait a une dualité expressive esthétique et intellectuelle : c’est sa garantie de pérennité. Cette nécessité systémique ou « de contexte » provient initialement de la démarche intellectuelle pour la compréhension critique de l’art abstrait. Dans l’art contemporain, l’art abstrait plus que tout autre, procède tout à la fois d’une lutte pour une nouvelle esthétique, de l’histoire de l’art, et de l’investissement voire de l’engagement intellectuels. L’abstrait doit être par nature, destination , « non-conforme » à l’existant, pour simplement pouvoir « être ». Ce qui entraînera un rejet, une incompréhension, par le plus grand nombre, du moins dans un premier temps. L’art abstrait avec la particularité de sa complexité, et de son besoin de « non-intégration » continuel, s’inscrit dans l’art moderne comme un mouvement créatif artistique au titre de phénomène de société. Sur un plan théorique, l’art abstrait est enfin assimilable au progrès scientifique car il procède d’ un progrès de l’esprit et de la pensée . Il crée une régénération conceptuelle et donc culturelle du vécu social. L’esthétique qu’il déploie nécessitait une recherche pour sa compréhension. La systémique y répondit, ce furent les origines de son application par extension à l’art tout d’abord, puis à l’esthétique ensuite. A présent l’on pourra mieux cerner tout l’intérêt d’une « sociologie - d’une psychosociologie - de l’esthétique ». Quant à l’art abstrait, aujourd’hui ce serait cantonner cet art à un rôle de non-expressivité, le priver sa force créative de ses fonctions sociales, philosophiques et humaines que de vouloir comprendre cette forme d’expression artistique comme essentiellement « esthétique ». L’art abstrait est, plus que toute autre forme d’expression artistique, un médium pluriel, entre les hommes, car il peut être perçu non seulement à divers niveau de sensibilité esthétique, mais il peut aussi être assimilé à divers degré d’une expression purement intellectuelle. L’art abstrait est un acte social. L’abstraction est une forme d’expression artistique qui conjugue le plus intimement esthétique et concepts intellectuels. Un artiste abstrait est un chercheur. Enfin, pour terminer cet article de recherche je tiens à souligner, à ce propos, que l’art abstrait porte en lui une dynamique de développement continu et intemporel, il est étroitement lié à la matérialisation d’une recherche esthétique, tant fondamentale, qu’expérimentale.

 

Antoine ANTOLINI

 

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Titre : « De la systémique appliquée à l’esthétique »

© Antoine ANTOLINI Editions EDMC multimédia - Nouvelle Edition multimédia 2014

Article de Recherche en art contemporain

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■ Muséologie du présent: Le patrimoine culturel local atout de développement économique, du tourisme et de l'emploi.


■ Chronique des arts (muséologie) - Le mouvement artistique "Art Significatif "

Alain Sirabella, peintre-plasticien. (Voir autres oeuvres de Alain Sirabella en rubrique Galerie du site)


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L’ « Art Significatif » se définit comme une démarche artistique qui associe les signe, le sens et l’Esthétique, pour une meilleure compréhension du langage de l’homme, et de l’évolution des sociétés...C’est un mouvement artistique, mais aussi une méthode, un outil de recherche dans le domaines des sciences humaines, sociales et les Beaux-Arts...Des expressions génériques des graphes pariétaux jusqu’au langage informatique... Le Mouvement « Art Signifficatif » qui existe depuis une douzaine d’année, est né à Toulon, s’est fait connaître dans le Sud de la France, sur la Côte-d’Azur, puis a franchi les frontières avec des conférences en Chine de son fondateur , le peintre Antolini, également grace au web il a été référencé en anglais sur plus de deux-cents moteurs de recherches internet américains et Canadien à partir des années 1999-2000. Plusieurs ouvrages et travaux de recherche sur l’ « Art Significatif » ont été pubiés et l’on peut voir des oeuvres de ce style en présentation sur le Pôle d’Exposition « Carrousel-Liberté » Toulon Centre-ville des Editions muséologiques EDMC.

 

 

Isabelle Tron, peintre


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Isabelle Tron est la plus récente artiste à avoir intégré le Mouvement « Art Significatif ». Le travail d’Isabelle Tron constitue une logique globale en terme de sens et de signec’est langage abstrait,qui comporte une grammaire bien spécifique dans laquelle l’artiqte se trouve à l’aise... Sa stylistique nous offre du lyrisme , de la poésie, tout en conservant un du sens développé dans un registre accessible, compréhensible bien qu’évoluant dans les sphères de l’abstraction. Sa palette est « significative » ,narrative d’une imagerie qui lui est propre et constiture un art contemporain en lien étroit avec notre berceau culturel européen . Dans son œuvre neuve , récente Isabelle Tron reste novatrice en maintenant le lien avec l’histoire de l’art de notre continent. Dans ses compositions planent de nombreuses références qui ont construit l’art moderne, depuis celles du Bateau-lavoir à l’Ecole de Paris, jusqu’aux concepts actuels du mouvement « Art Significatif » qui revisitent et redéfinissent la notion de signe....

 

 

L’œuvre du peintre Gérard Suissia


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C’est un des piliers du Mouvement « Art Significatif » auquel il participe depuis de nombreuses années. Gérard Suissia a su intégrer la portée théorique et les nouvelles approches novatrices « significatives » et a su innover des formulations suscéptibles de renouveller le paysage et introduire ainsi des nouveautés dans l’art contemporain. La définition de l’art paysagiste dans la logique picturale de Suissia est une porte ouverte sur l’avenir. Le positionnement nouveau du paysage en terme d’abstraction et de redéfinition théorique et structurelle de ce peintre est une innovation internationale. A charge pour les divers experts et critiques d’en avoir conscience dans le contexte de la culture, de leur propre capacité d’approche et d’analyse des images novatrices dans la peinture. Suissia dans un entendement de l’ « Art Significatif » a su positionner avec talent l’ écriture, par définition abstraite, dans une fonctionnalité paysagiste ouvrant ainsi une nouvelle dimension au paysagisme abstrait. Pour le Mouvement « Art Significatif » la tradition référentielle française du paysage depuis l’Ecole de Barbison, les impressionnistes, les travaux des peintres abstraits paysagistes des années 45-50, de Bazaine à Messagier, doit être maintenue en ligne, et pour les peintres « art significatif » il s’agit de prolonger mais aussi sauvegarder ce patrimoine pictural en évitant que celui-ci se dissolve dans les suranbondances stylistiques et matiéristes qui submergent l’art contemporain. Le peintre Suissia renouvelle le paysage abstrait, innove et prolonge dans le présent des années 2000 son contenu. Il participe a définir notre identité esthétique pertinante et avant-gardiste ici , face à toutes les avancées artistiques, sans être influencé par ce qui peut se faire ailleurs...

 

 

 

L’Art Significatif Monumental. Recherches en art pour peintures murales - Antoine Antolini


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Antoine Antolini, sociologue des arts, conférencier, a enseigné également en école d'Art pendant plus de dix ans, les arts et civilisations anciennes, l'analyse esthétique des oeuvres d'art; créateur-plasticien pluridisciplinaire il connait bien les diverses approches picturales du figuratif à l'abstrait pour les avoir pratiquées et enseignées. Il a étudié la statuaire publique en Chine lors de déplacement d'études sur l'esthétique chinoise et en tant que conférencier y a présentés différents peintres européens. L'Art Significatif est un mouvement esthétique qui regroupe des artistes de tous horizons et pratiques artistiques, fondé et développé par Antoine Antolini et plusieurs autres éminents artistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique des arts - Muséologie:

L’ART SIGNIFICATIF, UNE MOSAIQUE DE TALENTS...

 

L'Art Significatif produit une grande fresque culturelle novatrice qui part depuis les premiers signes originels de notre Préhistoire pour en arriver de nos jours à l’Art Abstrait; On peut y retrouver qui s’y côtoient des peintres et tous créateurs des arts visuels, qui voudront traduire une Esthétique plus approfondie où le "sens" et le "signe", pris dans leur sens "pluriel", entreront en dialogue pour que l’œuvre d’Art devienne intemporelle et donc universelle... Cette démarche est aussi "inter-active" et elle concerne en fait autant l’artiste créateur que le spectateur qui va intégrer visuellement et intellectuellement l’oeuvre... L’Art Significatif à dégagé sa spécificité et est devenu à présent une réalité originale, incontournable, un corpus de moyens supplémentaires qui nous sont donnés pour la compréhension générale de l’Esthétique, une expression fondée multiforme de l’Art...



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